Partager | 
 

 Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Maître du monde
Masculin
Ecrits: 351
Age irl: 85

Dragés surprises: 490

MessageSujet: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Sam 21 Jan - 10:53


Le Bal Clandestin
Intrigue n°I

Le claquement des talons aiguilles sur un parquet ciré, le doux froufrou des robes de soie et de satin glissant avec légèreté sur des corps parfumés, des mains qui s’effleurent, des ombres qui se mêlent et s’épousent sous les lumières tamisées d’une gigantesque salle mystérieusement redécorée pour l’occasion. Cette étrange nuit de Novembre, sera sexy et glamour, une aurore colorée, tout en strass et en paillettes, dans l’ambiance crépusculaire du vieux château ployant sous la tyrannie du nouveau régime. Comment refuser pareil cocktail de joie alors que partout à l’extérieur, un ténébreux hiver étouffe Poudlard, sous les anneaux corrupteurs, d’une souffrance pesante et lancinante ?

Venez nous rejoindre au septième étage. Apprêtez vous, faites vous beau. Gloss et dentelles, velours et noeuds papillon la nuit sera longue. Puisse l’alcool couler à flot et la musique emplir vos oreilles. Bienvenue dans ce délicieux rêve, cet instant onirique, du soir jusqu’à l’aube, où ne compteront plus qu’élégance et amusement.

La rumeur d’un bal clandestin, courrait à Poudlard depuis des semaines. D’abord indistincte et diffuse, juste des bruits de couloir. Puis de plus en plus précise. On a commencé à parler d’un lieu, d’une date, d’alcool versé dans des flûtes cristallines et de célèbres groupes de musique. Les plus septiques n’ont pas voulu y croire, comment un tel évenemment aurait il pu se dérouler au nez et à la barbe des Siffleurs si promptes à venir jouer les troubles fêtes et à sanctionner durement le moindre écart au règlement ? Mais voilà, cela s’est dit discrètement, entre deux portes, à peine des murmures, puis rapidement des promesses ; les chiens de gardes de la Grande Inquisitrice seraient aussi de la partie. Après tout, même les plus affreux partisans du Lord Noir, restent aussi des élèves, avides de s’amuser et de se distraire. Plus rien ne semblait désormais s’opposer à la concrétisation d’un tel projet qui à n’en point douter ferait date dans l’histoire de Poudlard.

Aussi etrange que cela puisse paraitre, dans toutes ces rumeurs, à aucun moment il n’a été possible pour tout les élèves conviés, d’identifier les commanditaires à l’origine de la mise en place de la grande soirée. Du coup tout les supputations restèrent possible : piège du corps professoral, initiative discrète de l’ordre du Phénix ou de l’Armée de Dumbledore, simple coup de folie d’étudiants neutre cherchant à se distraire...Mais peu importe finalement. Du moment que la fête se fait, personne ne crachera sur une nuit de folie. La danse, l’alcool, l’élégance, le flirt, justifient bien tout les risques, n’est ce pas ?

La date, l’heure exacte et le lieux furent connus officieusement. Des gens savaient, qui le dirent à d’autre personne, qui le dirent à d’autre personne. Simple bouche à oreille, qui avait le mérite de laisser le mystère de l’origine de l’invitation absolument impossible à éventer. Le 15 Novembre, à 22heures, septième étage dans la Salle sur Demande. A l’heure dites, alors que les professeurs confiant dans leur tyrannique couvre feu dormaient sur leurs deux oreilles, absolument sourds et aveugles au remue ménage en cours ; un flot d’élève endimanchés jaillit soudainement des salles communes des quatre Maisons, emplissant les couloirs déserts d’un concert de gloussements, de murmures étouffés et de petits rires, qui se dirigeaient tous dans la même direction : la Salle de Bal clandestine.

Encore une fois la magie de la Salle sur Demande avait fait des miracles. Ses dimensions improbable s’étaient étirées à l’infini jusqu’à atteindre les longueurs gigantesques de la Grande Salle de l’Ecole. Au sol ce n’étaient que moquettes élégantes et parquets cirés. Sur les murs d’etrange fenêtres à croisillon s’ouvraient sur des paysages étoilés improbable, encadrés de part et d’autre par d’épais rideaux de velours. A intervalle régulier on avait placé de petites tables rondes, aux nappes blanches aussi immaculées que pleines de franfreluches. Sur le plateau de ses dernières, mille gâteries, éclairées par la flamme dansante de petits chandeliers romantiques, offraient aux invités tout le charme de leurs saveurs sucrées et parfumées (et parfois alcoolisées). Un peu partout, parmi les premiers couples arrivés, des elfes de maison dociles et silencieux, se promenaient avec des plateaux d’argent chargé de verres et de coupes sur les bras. Enfin pour compléter le décor, une immense scène avait été dressée à une extrémité de la Salle, encore déserte, mais dont les quelques instruments déjà mis en place, paraissaient annoncer la venue très prochaine d’un fameux groupe mystère.

    Vous pouvez poster :) . Amusez vous bien.
    Ce sujet est ouvert à tous les élèves de l’Ecole


[Crédits images : Anfisea]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lapinou première année de rp
Féminin
Ecrits: 70
Age irl: 17

Dragés surprises: 611

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Dim 22 Jan - 0:18

L’eau ruisselle dans son dos. La douce chaleur détend ses muscles un à un. Absorbée par le coulis de l’eau autour d’elle, elle parvient même à occulter les coups répété que sa colocataire favorite frappe sur la porte de la douche, réclamant son tour. Caithlyn est loin, perdue dans la vapeur qui met de la buée sur les miroirs de la salle de bain. Elle déplore à la réflexion de ne pas avoir été préfète : pour l’avoir visité avec l’un d’eux de manière… intime elle connaît la différence entre celle des simples élèves et la leur. Il n’y a pas moment plus sacré que la douche. Chaude, froide. Bain ou jet d’eau. Piquer une tête toute habillée dans le lac ou passer trois heures consécutives à sentir l’eau effleurer sa peau. C’est là le meilleur de sa journée.

Elle finit par avoir pitié de l’autre et sort enveloppée dans une serviette blanche. Comme elle le supposait les miroirs sont entièrement recouverts de buée. Ignorant le regard glacial de son amie elle prend sa baguette qu’elle avait jusque-là posée sur son étagère personnelle. Celle-ci, plus longue que la moyenne fait trente-six centimètres ce qui ne l’empêche pas d’être extrêmement souple. Excellente pour les métamorphoses un petit chef d’œuvre d’un fabricant français. Un cheveu familial d’une de ces aïeules. D’un coup de baguette elle fait disparaître la buée. Caithlyn croise alors son propre regard dans la glace et sourit. Habituellement elle n’a que faire d’être belle. Mais ce soir… Ce soir c’est autre chose. Ce soir elle fait ce pour quoi elle a été conçue : ce soir elle sort. Ce soir elle danse. Ce soir elle boit. Ce soir est la soirée de tous les excès et il n’en manquera pas un.

Pendant que sa comparse rentre dans la douche d’un pas théâtral, visant toujours à la culpabiliser d’avoir pris tant de temps. En vain, elle n’en a cure. Elle peigne d’abord ces longs cheveux. Ils lui arrivent maintenant aux hanches. Leur blondeur égale celle de la lune et ils miroitent. Doux et souples. Dire que le sang de vélane qui coule dans ses veines a déjà été dilué par deux fois. Pendant que ces cheveux sèchent, elle enfile ses sous-vêtements et repasse dans la partie dortoir. Là, sous le regard réprobateur mais silencieux de la préfète en chef des Gryffondors, elle sort une robe en satin d’un rouge tirant sur le noir. Assez banale me direz-vous ? Simples mortels… Le rouge est sa couleur et pour des raisons qui dépassent les Maisons de Poudlard. Sensuelle et charmeuse, cette teinte ressort l’éclat pur de sa peau. Elle enfile le tissus et alors les deux Gryffondor présentent de la chambre restent sans voix. Elles ont eu l’occasion de s’habituer sa splendeur pourtant. Mais elle surprend toujours, il suffit qu’elle se soigne un peu pour dépasser toutes les filles de Poudlard réunies. Car son but aujourd’hui n’est pas d’être la beauté sauvage et inaccessible de tous les jours. Elle est sophistiquée. Elle repasse dans la salle de bain. Sa première amie est sortie de la douche et est en train de s’épiler les sourcils, presque collée au miroir. Elle ne remarque pas l’arrivée de Cait’ ou tout du moins reste moins béate que les autres. Caithlyn rassemble ses mèches principales et les rassemblent dans un chignon qui semblerait travaillé mais qu’elle achève en quelques instants à peine. Ses gestes sont nets et précis. Elle sait ce qu’elle fait comme toujours. Il faut croire encore une fois qu’elle est née pour cela.

Elle quitte définitivement cette fois la salle de bain. Elle a légèrement maquillé ses yeux mais pas d’autres artifices. Elle est bien assez belle comme ça. Sa robe ? Ah oui mis à part sa couleur et à quel point elle sied à celle qui la porte je ne l’ai point détaillé. Sa robe est longue comme elle se doit de l’être pour quelqu’un de son rang. Mais elle est aussi découverte comme elle se le doit de l’être pour quelqu’un de son âge. C’est-à-dire bras nu et avec un grand décolleté dans le dos. Elle descend jusqu’aux reins. Ses omoplates graciles sont comme un symbole de la pureté fragile qu’elle dégage. Quant à ce qu’il se passe de devant, le décolleté semble également très profond passant au-delà de sa poitrine mais elle n’est pas peau nue pour autant : une sombre dentelle qui créée des dessins féeriques sur sa peau la couvre. A tomber. A mourir.

L’autre Gryffondor à également achevé de se préparer. Une robe longue et bustier également de couleur noire. Assez classique mais elle fait ressortir la blancheur de sa peau rousse. Les deux souhaitent une bonne nuit à celles qui ont choisi de rester aux dortoirs. Elles arrivent dans la salle commune et ne sont pas surprise d’y trouver de nombreux cinquièmes et sixièmes années. Trois garçons de septième les attendent, l’air coquin. Pas eux et pas ce soir. De moins pas plus loin que pour prendre une coupe de champagne à un elfe. Elle se réserve pour mieux. Sinon elle serait restée en jean, elle n’a plus rien à leur prouver contrairement à d’autre.

Un des avantages d’être rouge et or est la position spatiale dans la tour. Caithlyn aurait détesté être dans les sous-sols, entourés de cachots humides et suintant l’ennui. L’un des nombreux avantages de la Tour en plus d’avoir une des meilleurs vu était d’être la plus proche de la Salle sur Demande. En tant que septième année elle avait eu de nombreuse fois l’usage de cette Salle et déplorait que tant de jeunes élèves apprennent sa connaissance aussi vite. C’en était vexant qu’ils n’aient rien à faire pour mériter ce secret. Enfin, qu’importe après tout. Caithlyn passa la porte de son pas gracile. Derrière elle, des voix et des murmures s’élèvent. Ahaha. Le dos nu fait son petit effet.

La musique est encore absente mais l’ambiance est au rendez-vous pourtant. Conversations animés, clins d’œil et interpellation. Des sortes de petits boudoirs sont installées sur les bords de la Salle. Une piste dégager avec du plancher entouré de moquette pour mieux démarquer les deux zones. Une estrade pour le mystérieux orchestre. Il y a eu beaucoup de racontars à ce sujet tout comme à propos du bal lui-même. Nul ne sait qui l’organise, si c’est un coup monté ou pas. Mais Cait’ arrive après les premiers instants ou les individus qui entrent se demandent si ils ne se sont pas jetés dans la gueule du loup. Elle est confiante. De son bras fin elle se saisit d’une flûte et rit à un mot d’esprit d’un de ses amis. Mais son regard bleu et acéré guette.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lapin mégalomane
Féminin
Ecrits: 244
Dragés surprises: 465

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Mer 25 Jan - 13:35

Madison était allongée sur son lit et rêvassait. Elle avait complètement oublié que le bal avait lieu ce soir, à vrai dire elle s'en fichait. Cela n'avait jamais été son truc. Elle fixait le plafond de son lit à baldaquin en pensant à diverses choses. Elle ne voyait pas en quoi danser, boire et faire des excès en tout genre allait arranger les choses. Elle n'en éprouvait ni l'envie, ni le besoin.

« Madi ! Tu ne t'es toujours pas habillée ! Mais enfin on va être en retard. »

Jin avait surgit dans le dortoir des Poufsouffle telle une furie et lui lançait désormais un regard glaçant. Elle a le don d'être convaincante, elle n'est pas terrorisante, loin de là mais elle atteint toujours les objectifs qu'elle se fixe.

« Jin je t'avais prévenue que je ne viendrai pas, les bals c'est ringard. »

Elle observait du coin de l'oeil Jin qui traversait à grands pas la chambre. Elle était vraiment époustouflante dans sa robe. Elle ouvrit l'un des tiroirs de la table de chevet et s'empara d'un vieux flacon poussiéreux. Elle jouait avec, le jetait en l'air avec agilité et le rattrapait du bout des doigts. D'un seul coup elle fit volte-face et fixa Madison droit dans les yeux. Elle lui montra la fiole.

« Oui, les bals c'est ringard, sauf quand on y va pas uniquement pour danser et boire. »

Madison n'avait pas besoin d'en savoir plus. Elle connaissait trop Jin et imaginait les milliers de choses auxquelles cela faisait allusion. Comme toujours, ça avait fonctionné, elle éprouvait désormais l'envie d'aller au bal. Elle se rua sans attendre dans la salle de bain, fit sortir deux filles qui se mettaient une énième couche de rouge à lèvre carmin. Elle passa de l'eau sur son visage. Quand elle releva sa tête, ses yeux brillaient. Elle brûlait d'impatience.

Ni une ni deux, cinq minutes plus tard, elle était prête. Elle avait enfilé une longue robe bustier rose pâle ornée de motif en dentelle. Elle avait fait en trente secondes à peine un chignon assez négligé mais cela lui allait à ravir. Un trait de liner dessiné finement sur ses paupières, une touche de rouge à lèvre et là voilà fin prête à rejoindre Jin et les autres dans la salle sur demande au septième étage.

Restait une dernière épreuve. Se rendre au bal. La maison des Poufsouffle se situait dans les cachots, trouver un moyen de rejoindre la salle sur demande n'était pas une mince affaire pour Madison, comme pour tous les jaune et or. Ce n'est pas comme si elle était discrète avec sa tenue de soirée. Elle était dans le hall des escaliers, une chance pour elle les chandeliers étaient tous éteints. Ce devait être prévu par les organisateurs. Elle n'eût qu'à gravir les sept étages, tout en subissant les caprices des escaliers qui voulaient pour on ne sait quelle raison toujours l'emmener ailleurs. Une fois au septième étage, elle croisa quelques élèves et pénétra dans la salle du bal. La musique n'avait toujours pas été mise mais l'ambiance et le décor laissaient présager beaucoup de choses.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Lapin Chasseur de Chasseur
Féminin
Ecrits: 97
Dragés surprises: 88

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Ven 3 Fév - 16:25

Comme à son habitude, la blondie était en retard. Elle avait mis un temps fou à se préparer. La cause étant qu’il s’agissait d’un grand soir. Elle avait pour objectif de récupérer son Andrew ou de lui trouver un remplaçant. Lyssa s’avait que tous les siffleurs seraient présents. Pour rien au monde, ils ne manqueraient une occasion telle que celle-ci : faire la fête, boire et draguer. C’est pourquoi, elle passa plusieurs minutes à choisir scrupuleusement sa tenue. Elle réfléchit quelque instant. La plupart des filles allaient sortir leur plus belle toilette. Lyssa devait se distinguer des autres. Elle opta alors pour un pantalon en cuire noire, un top couleur crème et un blaser noir. Afin de parfaire sa tenue, elle chaussa des talons cloutés et ajouta des accessoires dorés. Sa mère lui avait toujours dit qu’il valait mieux mettre un beau pantalon qui montrerait ses formes plutôt qu’une robe qui la boudinerait.

Après leur avoir choisit leur tenue dans sa propre garde robe, Lyssa avait ordonné à ses camarades de partir sans elle. Elle leur expliqua qu’elle avait quelque chose à faire seule mais qu’elle les rejoindrait une fois sa tâche réalisée. Ses copines n’étaient pas habituées à l’abandonner. Malgré cela, elles acceptèrent. Chacune d’entre elles savaient qu’il valait mieux ne pas contrarier les plans de la Skeeter. Pourtant, elles ne purent s’empêcher de se demander ce que Lyssa avait en tête. Était-elle entrain de préparer un mauvais tour ? De toute manière, elles savaient qu’elle n’en saurait jamais rien. En cette soirée d’automne, elle préférait rester quelque minute seule avant de se rendre à la soirée clandestine.

La soirée avait lieu dans la salle sur demande. Cette salle, Lyssa la connaissait bien pour s’y étant rendu à plusieurs reprises. Sa tante, lui avait conté que des élèves y avaient mis le feu quelque année auparavant. Bien entendu, le professeur Rogue l’avait réparé, ce qui lui permettait en cette soirée de passer cette grande porte en bois massif. Lyssa ouvrit grand ses yeux. Il y avaitles cinq, six et septième année étaient présent. C’était impressionnant, une grande majorité des filles était dénuées d’intelligence lorsque l’on parle mode. Il ne suffisait que d’observer la salle pour s’en rendre compte. Leur mère ne leur avait-elle jamais appris les règles de base ? Lyssa était horrifiée de voir la façon qu’avait certaine de ses camarades, pour se vêtir. Une Pouffsouffle avait osé mettre une robe courte à décolleter. L’enfer pour n’importe quel grand couturier. De l’autre côté de la salle, une rousse portait du rouge. C’était une vraie horreur pour les yeux. Lyssa avait l’impression qu’une tomate se dandinait sur la piste de danse et finalement, il y avait une sorte d’éléphant qui se pavanait dans une robe qui la boudinait.

Lyssa fut rassuré d’observer que d’autre ne manquait pas de classe, à l’image de son amie, Caithlyn. Elle au moins savait se vêtir correctement. Caith était splendide dans sa tenue qui en révélait suffisamment pour être attirante et en cachait suffisamment pour ne pas être vulgaire. Lyssa fit un petit signe de la main à son amie. La logique aurait voulu qu’elle aille la rejoindre. Les deux blondies aurait ainsi pu passer leur soirée ensemble. Mais Lyssa avait autre chance en tête. Pour l’instant, elle ne souhaitait pas danser. Elle avait rendez-vous. Elle analysa donc la salle pour trouver le bar. Lyssa était comme ça. Elle avait besoin de boire pour se sentir bien. En plus, elle avait donné rendez-vous à deux de ses camarades : Sea et Kaprice. Toutes trois étant des fêtardes, Lyssa aimait passer ses soirées avec ces dernières. Les deux serpy venaient en couple. Aux yeux de Lyssa, c’était à la fois étrange et attirant.

Elles n’étaient pas encore arrivées. Lyssa décida de s’asseoir tranquillement au bar pour commencer à boire. Elle venait de croiser les jambes et de faire signe au serveur lorqu’elle entendit une voix derrière elle. C’était Gabriel Malefoy, certainement le mec le plus sexy du collège avec Andrew. Sa voix n’avait rien n’en plus à lui envier. Ce garçon avait tout pour lui. Cependant, la blondie ne voulait pas lui montrer qu’elle était comme toutes les autres. C’est pour quoi, elle le laissa parler. Comme ça, Gabriel trouvait qu’elle brillait. N’importe quelle fille aurait eu les joues rougies par ce compliment. Pas Lyssa. Les compliments, elle y était habituée et n’appréciait guère montrer que cela la touchait. De plus, elle avait développé un petit jeu de séduction avec Gabriel. Son sourire la faisait fondre. C’est pourquoi, elle sourit à son tour. Elle lui lança un regard sulfureux et prit le verre de champagne dans sa main droite.

-Bonsoir Gabriel. Excellent choix de costume, il te va à merveille. Tu me ferais presque de l’ombre.

La blondie lança un clin d’œil et trinqua avec le garçon qui hantait ses rêves. La vision des lèvres de son ex-amant sur le verre lui donnait envie de l’embrasser. Quelque chose chez lui avait l’effet d’un aimant. Elle ferma les yeux et bu une gorgé de champagne afin de reprendre ses esprits. Fermer ses yeux n’était pas une bonne idée. Dans sa tête, les images de leur nuit d’amour se mirent à défiler. Elle rouvrit les yeux et regarda son interlocuteur dans les yeux.

-Alors Gabriel, qu’est-ce qui t’as poussé à venir faire un tour dans cette petite sauterie ? Certainement pas mes beaux yeux…



"Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lapin de compagnie de Voldy
Féminin
Ecrits: 375
Age irl: 23

Dragés surprises: 207

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Mer 8 Fév - 20:21

    Juliette avait longuement hésité avant de se décider à venir au bal. Elle ne voulait pas réellement s'amuser bien qu'elle en ait réellement besoin. Elle se sentait tendue ces derniers temps et profiter d'une soirée tranquille avec ses amis lui ferait le plus grand bien. Mais d'un autre côté, comment pouvait-on profiter d'un bal quand le seul cavalier que l'on désire, quand la seule personne qu'on voudrait à ses côtés est loin de nous, cela devient impossible, inconcevable. Bref, elle hésitait et elle doutait. Deux jours plus tôt, elle avait pris sa décision, elle resterait dans sa chambre et se lirait un livre plutôt que d'aller au bal. Elle ratait peut-être une bonne occasion de se divertir, de ne penser à rien et de rester insouciante mais pour une fois qu'elle prenait une sage décision, elle avait du y renoncer. La vieille, Jin et elle avait eu une discussion plutôt houleuse et comme à son habitude, Ju avait cédé. Et c'était ainsi que ce soir, elle se retrouvait face à son miroir à prendre soin de son apparence et à réfléchir au meilleur moyen de se mettre en avant.

    Ses cheveux humides pendaient sur ses épaules nues et ce fut le premier objectif qu'elle se fixa : les faire onduler, tomber en une parfaite cascade de boucles brunes, boucles qu'elle choisit de faire souple car le pire serait de ressembler à un caniche. Le résultat final était à la hauteur de ses espérances. La seconde étape : le maquillage. Du blush sur les joues pour avoir bonnes mines, du fard à paupières perlé et pétillant et un trait d'eye-liner pour couronner le tout. Son regard d'ordinaire déstabilisant devenait pénétrant, envoûtant. Elle appliqua ensuite un rouge à lèvre à la teinte rouge, évoquant ainsi la pomme dans laquelle croqua Ève, la tentation suprême. Elle s'observa et eut de la peine à se reconnaître, ses traits d'ordinaire si doux étaient durcis par le maquillage, la poupée innocente était devenue une poupée terriblement sensuelle et tentante.

    Pour terminer sa parure, elle mit de longues boules d'oreille en losange, un collier rétro composé de plusieurs chaînes au ras du cou et d'une longue pierre bleue et des chaussures hautes argentée sous lesquelles se trouvaient des chaussettes courtes satinées blanches. Passons maintenant à la robe d'un blanc cassé légèrement vieillot, le bas en tulle donnant un effet volant, le dessus était comme en satin avec un bord en dentelle. Le beige du haut était parsemé de "fausses tâches noires" et des boutons légers et dorés le traversaient de haut en bas. L'ensemble lui allait à merveille. Un dernier regard dans le miroir et elle quitta la chambre sans un regret. Si elle devait participer à cette fête, elle le ferait la tête haute et profiterait de toutes les occasions qui lui seraient fournies.

    Elle se dirige lentement vers la salle sur demande, légère. Elle arrive enfin dans le couloir du septième étage et reconnait la chevelure de son amie qui vient de passer la porte. Pourtant, Juliette ne se hâte pas, elle retrouvera bien Jin à l'intérieur de la salle. Elle passe finalement la porte et aperçoit sa meilleure amie mais au lieu de la rejoindre, elle se dirige vers le bar. Ju a besoin d'un verre pour calmer son stress, pour atténuer son anxiété. Andrew n'est pas encore là mais il ne devrait pas tarder à la rejoindre. Elle espère qu'il ne la collera pas trop et même qu'il l'oubliera. Elle aperçoit Lyssa et se dit que la demoiselle pourrait bien servir ses projets. Elle décide de jouer l'hypocrisie car elle sait que son fiancé ne tardera pas et que donc cette dernière n'osera rien tenter. Ju termine son verre, en prend un second et jubile d'avance de faire enrager celle à qui elle a volé Andrew car en plus, la jeune femme est en charmante compagnie et lui casser son coup semble une riche idée.


    - Salut Lyssa, je suis contente de te voir ici. Comment vas-tu? Sais-tu si Andrew est dans les parages ou s'il va seulement arriver?

    Sourire hypocrite, bise forcée et bien trop mielleuse pour être sincère, Ju la provoque et sait que Lyssa ne pourra que tomber dans son piège. Elle sait que dès que le Serpentard pénétrera dans la pièce, elle se ruera sur lui, espérant ainsi la faire enrager. La Serdaigle compte sur elle pour lui permettre de profiter de cette soirée librement.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Dim 12 Fév - 15:04

Un bal clandestin, quelle étrange idée. Un bal est là pour se montrer socialement, pour se présenter, pour se trouver un fiancé. L’idée même du bal clandestin lui échappé, il fallait l’avouer. Cependant elle n’avait pas le choix, elle devait y aller, sinon Andy allait encore tomber dans la déchéance, incapable de se comporter comme quelqu’un de son titre si elle n’était pas là pour le surveiller. Pourquoi est-ce qu’elle le surveiller ainsi ? On pourrait penser qu’elle est amoureuse, mais non, l’amour ce n’est pas pour elle. L’amour ce n’est qu’une belle illusion pour les pauvres qui n’ont rien et qui ont besoin de l’amour pour se raccrocher à quelque chose. Elle, elle a tout, alors elle n’avait pas besoin de cette illusion. Elle repousse une mèche rousse qui tombe sur son visage et attache à l’aide de la magie un loup noir. Ce soir, elle n’irait pas lui parler, elle ne danserait pas avec lui, elle se contentera de le surveiller, car il est un ami très proche. Simplement un ami proche rien d’autre et elle ne doit faire attention à ce que ses relations ne tombent pas socialement. Voilà la raison. Un rire nerveux s’échappe de ses lèvres. Alors pourquoi est-ce qu’elle est si nerveuse ? Elle ne voulait pas aller à se bal, elle s’en méfit. Elle se méfie de tout ce qui est clandestin, car elle sait que c’est interdit. Pourtant elle y va, elle y va pour lui, et cette idée la terrifie encore plus.

Il n’y avait plus personne dans le dortoir lorsqu’elle s’en alla. Elle avait le désire d’y aller incognito. Elle ne voulait pas que cet imbécile d’Andy pense qu’elle soit venue uniquement pour lui, même si c’était vrai. Malgré ses cheveux d’un roux flamboyant, Lady était méconnaissable. Elle n’était pas habillée de sa manière habituelle, pas de gants, ni d’ombrelle et encore moins d’une robe qui tombait jusqu’au sol. Elle était mal à l’aise dans cette robe noire. Beaucoup trop courte, beaucoup trop décolleté. Elle ne se reconnaissait pas dedans, ce n’était pas elle tout simplement . Non ce n’était pas elle, c’est amusant de voir à quel point une simple robe peut vous changer. Dans la salle commune personne ne la reconnue, ceux qui d’habitude la saluaient, se contenter d’un simple sourire lointain. Elle remercia silencieusement Ania de lui avoir prêtée cette robe avant sa fuite. La jolie blonde trouvait qu’elle était trop sérieuse et qu’elle devait s’habiller de manière plus frivole. Elle n’avait pas eut d’autres choix que d’embarquer cette robe qu’elle avait jusqu’à ce jour complètement oublier.

Discrètement, elle se dirigea vers la salle sur demande. Elle marchait de coin d’ombres en coin d’ombres, empruntant les passages secrets et se cachant au moindre bruit de pas. Son cœur battait la chamade, cela l’amusait, elle avait l’impression d’être une voleuse, une héroïne de ses romans qui vit dans l’illégalité. Cependant ce genre de vie n’était pas pour elle, elle n’aimait pas les combats, elle n’aimait pas le sang, ni la mort. Tout ceci était bien dans les romans, mais seulement dans les romans. Aussi rapidement le petit jeu cessa de lui plaire et commença simplement de l’ennuyer. Elle se contenta de faire attention que personne ne la repère, elle ne voulait pas que cela se sache que Lady allait à ce genre d’évènement. Cela n’était pas elle, son image en prendrait un coup. Même si personne ne devait la reconnaitre avec cette tenue, elle était nerveuse. Elle n’avait pas l’habitude d’avoir d’une robe si courte et ne cessait de tirer dessus dans une maladroite tentative de la rallonger.

Enfin elle arriva au bal. Cependant il n’était pas là. Il y avait bien quelques élèves qu’elle reconnaissait plus ou moins, mais aucun qui ne l’intéressait. Son regard se posa sur Juliette finalement, bien qu’elle semblait en pleine discussion avec sa peste de Lyssa, la demoiselle commença à se diriger vers elle avant de changer de trajectoire au dernier moment. Non, elle ne pouvait pas parler à Juliette. Elle devait rester incognito. Une simple ombre inconnue aux yeux de tous. Un soupir s’échappa de ses lèvres, la soirée allaient être passionnante si cela allait en être ainsi !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Dim 12 Fév - 17:52

    Le souffle court, Andy époussetait le costume qu'il allait porter pour l'occasion. L'occasion, ce superbe bal clandestin dont tout le monde parlait, sauf les représentants de l'autorité. Peut-être était-ce risqué, peut-être que très vite, le bal serait interrompu par une idiotie, une frivolité adolescente causée par une maturité à peine naissante chez certains de ses congénères. Il soupira avant de retirer du bout des doigts une plume qui s'était échouée sur le long col du costume noir. La Salle commune des Serpentards n'avait jamais été aussi calme. Sans doute étaient-ils tous en pleins préparatifs. Lui, avait pris une avance considérable. Costume prêt, il lui suffirait de l'enfiler au moment opportun. Douche prise, le plus neuf des souliers ne brillait pas autant que ses mèches brunes. Les rayons du soleil semblait lutter contre les lourds nuages gris de l'hiver, en vain. Andy s'en amusa un instant avant de rapidement porter à ses lèvres le petit verre. De taille ridicule, certes, mais son contenu était dévastateur. Il fixa le vide un court instant puis, dans un brusque mouvement, il se leva pour retourner dans son dortoir.

    Il retira délicatement la protection de son costume, les yeux brillants, les gestes rapides et précis. Il le posa avec soin sur son lit et pris soin de mettre au pied de ce dernier, une paire de chaussures de choix, vernis à la perfection. Un sourire de satisfaction fendit son visage. Lorsqu'il se rendit compte que le soleil ne jouait plus avec les nuages et que le drap sombre tacheté avait pris la place des nuages grisâtres, il commença à enfiler son costume. Avec les plus grandes précautions afin de ne pas froisser les plis, de ne pas salir les chaussures. Il règla les derniers détails minutieusement, reserra les noeuds et épousseta une dernière fois. Il commençait à entendre des portes s'ouvrir, devinant que chacun prenait toutes précautions afin de ne pas détruire le rêve avant même qu'il n'ait commencé. Le rêve, ou, le cauchemar.

    Il se perdit un instant dans ses pensées, songeant aux personnes qui pourraient se rendre à ce bal ; certainement pas Yseult. Yseult n'était pas du genre à venir à ce genre d'évènement, ce bal clandestin n'avait rien d'une réception mondaine organisée. Il était plus comparable à quelque chose de pas très saint. Yseult ne serait certainement pas présente dans la foule. De toute façon, c'était mieux comme ça. Qui sait ce qui pourrait se passer à ce bal étrange ? S'attirer des ennuis était une bien mauvaise idée, Yseult n'avait pas besoin de cela.

    Comme une ombre, il se glissait dans le château avec calme et souplesse. Un élève, dehors à cette heure-ci, dans cette tenue ? Il ne devait pas être trouvé. Il se demandait qui se rendrait au bal. Des vipères, des blaireaux, des lions et des aigles. Ils y seront tous, sur le même piedéstal : des hors-la-loi. Un rictus narquois au coin des lèvres, il tournait dans les couloirs, sans bruit, le plus posément possible. Son souffle était régulier, son coeur ne s'emballait point comme tous ces élèves qui semblaient être complètement déboussolés. Il se dépêcha de pénétrer dans la salle sur demande et posa son regard sur le décor en premier lieu.

    Tout n'était qu'émerveillement et raffinement. Ornements, sols décorés, fenêtres donnant sur des paysages invraisembleblement fabuleux. La Salle sur Demande restait sans doute le lieu pour lequel Andy avait une admiration notable. Elle avait encore surpassé toutes espérance. Cependant, les plus beaux ornements étaient sous ses yeux : jeunes filles aux robes tantôt princessoriales, tantôt provocantes. Son regard se porta tout de suite sur Juliette. Son sourire illumina entièrement son visage, le pas décidé, il approcha le petit groupe de discussion, tout en saluant Caithlyn d'un signe de tête. Il fit halte devant les jeunes filles, souleva un sourcil, gratifia Juliette d'un baise main et salua le plus simplement possible la jeune Skeeter. Cette fille était une imposture, une totale imposture. Fière d'on ne sait quoi, elle arborait sa petite cours avec fierté. Ridicule.

      « Tu es ravissante Juliette. Même Lyssa n'a pas su faire telle sensation ; la surprise est des plus agréables, jeune aiglonne. »


    Il gratifia Juliette d'un clin d'oeil avant de tourner son regard, afin de contempler la grandeur de la salle. Son regard s'attarda sur une silhouette grâcieuse, rendue attractive par une robe noire des plus agréable à contempler. Était-ce possible que ... Non, jamais Yseult ne se montrerait adns un tel endroit ainsi vêtue. Il se moqua de sa bêtise et se saisit d'une flûte de champagne qu'il commença à siroter tout en restant près de Lyssa et Juliette. La soirée allait s'annoncer mouvementée.


Dernière édition par Andy J. Prewett le Jeu 16 Fév - 17:22, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lapin de compagnie de Voldy
Féminin
Ecrits: 375
Age irl: 23

Dragés surprises: 207

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Mar 14 Fév - 20:59

    Juliette observait les gens qui arrivaient. Des nouvelles venues aux tenues excentriques avaient fait leur entrée. D'autres plus classiques arboraient des robes aux teintes diverses : rouge, blanche, verte, bleue,... bref un véritable arc-en-ciel de couleur. Ces robes aux tissus multiples étaient tantôt longues, tantôt courtes. Elle admira aussi les jeunes hommes dont les tenues d'un classique et d'une élégance suprême avait de quoi faire tourner la tête à bien des demoiselles en mal d'amour. Juliette sourit en s'imaginant ce que nombre d'entre elles donneraient pour passer une nuit mémorable au bras d'un garçon aux manières incertaines, au charme sûr. Une nouvelle venue attira de suite son regard, une ombre qui s'était brièvement dessinée devant son regard avant de disparaître en un éclair. Non Juliette avait du rêver car jamais Ys n'aurait pu venir à ce genre de soirée. Et puis la tenue que portait l'inconnue qu'elle avait brièvement entrevue ne correspondait pas du tout au style si particulier de son ami. La Serdaigle avait du faire erreur et puis si la Poufsouffle avait été ici, elle l'aurait sans aucune hésitation saluée.

    Ju secoua ses boucles brunes pour chasser cette idée saugrenue de son esprit. Elle se recentra sur la foule qui doucement inondait la pièce. Elle repéra alors une silhouette qu'elle ne connaissait que trop bien. Souvent, son regard avait observé ce garçon dont les mystères l'intriguaient pour une raison inconnue et pourtant, jamais encore, elle ne l'avait réellement fréquenté. Elle fit son regard s'attarder sur elle, un sourire illuminer son visage. Il lui sembla qu'il se dirigeait vers elle mais non cela ne pouvait être possible. Elle se retrouva sans voix quand il la salua d'un baise-main terriblement révérencieux. Le compliment sur sa petite personne la fit rosir de plaisir et elle lui fit un sourire timide, espiègle. Juliette jubilait à l'intérieur car Lyssa venait d'être ridiculisée par le jeune homme. La Serdaigle devinait la frustration qui habitait maintenant la Gryffone. Elle se doutait de la rage qui devait bouillonner en elle et elle remercia intérieurement Andy pour le plaisir qu'il venait de lui faire. Ce fut d'une voix gorgée de plaisir qu'elle lui rendit son salut.


    - Merci pour ce compliment fort agréable sur ma petite personne. Je dois avouer que ce soir, tu es d'une élégance fort appréciable. Tu as choisi ta tenue avec beaucoup de raffinement.

    Juliette prit une gorgée de délicieux nectar pétillant. La soirée s'annonçait sous les meilleures augures et cela la mit en joie. Peut-être le champagne y était-il aussi pour quelque chose car au fond, Ju ne touchait que rarement à l'alcool et cela lui montait rapidement à la tête. Elle aperçut une de ses compagnes de chambre et leur adressa un grand sourire et un petit signe de la main. Son regard se reporta sur le jeune homme et sur Lyssa qui la foudroya du regard. Elle se pencha alors vers Andy et lui murmura à l'oreille :

    - Lyssa enrage de ne pas être le centre de l'attention. Tu devrais faire attention car elle peut être très convaincante ou dangereuse quand elle veut... Mais je suis sûre que tu sais te défendre face à des filles de son espèce...

    Juliette ne manquait pas d'audace ce soir. Elle se sentait chanceuse car elle n'avait encore vu aucune d'Andrew et Jin ne l'avait même pas remarquée. La Serdaigle voulait se fondre dans la masse et papillonner de droite à gauche pour pouvoir profiter de cette agréable soirée. Elle se demandait à quel moment cette soirée éclaterait réellement car pour l'instant, les convives étaient encore assez calmes, trop peut-être. Le calme ne précède-t-il pas généralement la tempête?




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Sam 18 Fév - 9:20

« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble,
c’est pas leurs différences,
c’est leur connerie.
» *


    Doucement, le doigt effleura la photo immobile, une larme coula le long de sa joue satinée pour s'échouer au creux d'une fossette accentuée par un sourire enfantin. Perdue dans ses pensées, elle repassait, encore et encore le bout de son index sur le visage photographié. Avec la délicatesse d'une mère protégeant son enfant, elle déposa la photo dans une boîte en bois sculpté. Boîte qu'elle fit rendre invisible à l'aide d'un enchantement. Sûrement l'un des rares qu'elle savait encore prononcer sans écorcher les syllabes. Sa voix tremblait constamment, son regard fuyait les autres, ses yeux voyait gris. Lorsqu'elle se releva, elle s'approcha du miroir pour ajuster sa robe beige. Une robe bustier aux allures de tutu de par ses tissus volants au niveau des cuisses. Elle semblait pleine de joie, si ils savaient ce à quoi elle pensait en permanence. C'était la raison pour laquelle elle devait se rendre à ce bal : pour retrouver un peu de vivacité. Il fallait qu'elle soit dans une épique forme, pour pouvoir trouver sa princesse. Pour pouvoir trouver Ania. Elle balaya une larme du bout de son pouce avant d'attrapper sa baguette pour rendre son visage présentable.

    Petits gestes furtifs, elle enfila des chaussures plates, plus pratiques pour bouger. Elle enfila les lacets sur la galbe de ses mollets et trottina jusqu'à la sortie du dortoir. Un peu surprise de ne pas avoir aperçu Yseult à une heure aussi tardive, elle imagina les pires bêtises avant de laisser échapper un petit rire cristallin. Le pas léger, elle tenta de se faire extrêmement discrète dans l'ombre du grand château. Sa robe était un peu encombrante, elle appuyait sur les toiles et s'avançait maladroitement, posant ses pieds de travers. Lorsqu'elle fut enfin arrivée près de la salle sur demande, elle prit une grande inspiration et sourit à pleines dents. Son bustier laissait apparaître ses tatouages fantaisistes et, son sourire semblait irradier toute le pièce. Encore émerveillées par éclairages et ornements, elle gardait la tête penchée en arrière pour mieux admirer le plafond magnifiquement décoré. Elle se poussa sur le côté pour chercher des yeux Jin, attrappa une flûte de champagne qu'elle bu innocement et leva les yeux, interpellée par un bruit de talons cliquetant sur le parquet.

    Les yeux écarquillés elle regardait les deux Siffleuse qui venaient de faire leur entrée. Kaprice et Anfisea, au milieu de la salle. Elle s'efforça de garder son rire pour elle, le silence était trop présent, les chuchotis se faisaient entendre. Les deux Serpentardes étaient comme des reines au milieu des étudiants, Roxanne voulut un instant exploser de rire, se rouler par terre tellement elle trouvait cette situation ridiculement sérieuse. Elle siffla intérieurement puis replongea dans son verre de champagne qu'elle bu d'une traite puis reposa sur la table sculptée. Elle fuya le regard d'Andy lorsqu'il tourna la tête vers elle, les joues rosies par l'incapacité à se contrôler. Elle entrevit une jeune fille vêtue d'une robe fort courte. Une robe noire. Elle portait un loup. Elle avait déjà vu cette robe, elle connaissait cette robe ! Oui, cette robe, elle était dans la garde-robe d'Ania, avant, avant qu'elle parte. Elle y était, elle s'en souvient. Elle fixa la jeune fille, interpelée par cette étrange coïncidence ...

    Son regard se perdit dans le vide. Elle regarda ses ongles noirs, passa en revue les élèves qui se trouvaient là, autour des deux Siffleuse entrelacées. C'est bon, c'est fini, c'est pas un spectacle. Elle pensait à surgir au milieu de la foule pour leur dire de dégager le plancher. Parce que, tout le monde veut danser. Elles sont pas toutes seules. On s'en fiche d'elles. Mais elle peut pas. Parce qu'elle est aussi une Siffleuse. Même si elle détestait Anfisea, elle pouvait pas agir sur un coup de tête en présence de la foule alors, elle feinta un avancement plus poussé, s'approcha quand elle sentit une légère pression dans son dos ; on l'avait poussée. Un peu trop près du couple admiré, elle fit volte-face.

      « Ça va pas ou quoi ? Pourquoi tu m'as poussée ? »


    L'éclat des syllabes hurlées troubla les chuchotis pour attiser les regards interloqués. Son regard noir fixait le jeune garçon à peine plus jeune qu'elle. Bravo, il a réussi à gâcher le moment. C'était pas de sa faute. Le garçon tremblait un peu. Voilà ce que ça fait d'être Siffleuse : les gens ont peur de vous. Même si vous n'avez jamais tué une mouche, ils ont peur de vous. C'était la seule chose à laquelle Roxanne avait encore du mal à se faire mais, il le fallait. Il le fallait, pour Ania. Alors elle ferma les yeux et serra les poings. Les lèvres pincées elle fit mine de n'avoir rien fait et se retourna sereinement. Elle n'a pas peur, c'est pas une peureuse Roxanne. Alors elle sourit, ouvre de grands yeux et desserre les poings. *Pitié, oubliez-moi, oubliez-moi.*


(*citation provenant du filme Ensemble c'est tout.)
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Dim 19 Fév - 3:09

[Je reposte mon ancien poste, auquel j'ai rajouté une page dans la deuxième partie, parce que je trouvais, la fin du premier jet, bâclée et trop rapide ]

D’un langoureux battement de cils, le fantasme de Kaprice, franchit les quelques mètres de tapis émeraude la séparant du S souple et nerveux de la silhouette d’Anfisea, pour venir se lover tout contre le dos de la belle. Rien qu’une pensée, juste une pulsion soufflant comme une brise tiède dans le ventre de l’héritière Ashfield, et pourtant son regard ambré, soudainement affamé de volupté, se mit à scintiller ardemment dans l’ombre du baldaquin. Ses deux yeux prédateurs, enlacèrent d’un bras câlin les hanches délicates de la Succube dansant devant la glace. Ses doigts empressés, à peine un reflet languide sur une prunelle fendue et féline, commencèrent par jouer un temps avec le satin d’une poitrine affirmée, avant d’enfin se laisser sombrer lentement, sans opposer d’autre résistance que de longues griffures passionnées, vers de suaves mystères charnels dont les vénéneux parfums habitaient pour toujours les rêves les plus sauvages de la Sirène. Car Miss Black était la Tentation, ce doux sifflement du soir vous poussant à abandonner vos songes d’amour, et à vous laisser couler en petites perles tièdes dans une matrice d’envies corruptrices, dont seule l’aube pouvait alors vous délivrer bien plus tard, de l’emprise tentaculaire, ondulant et serpentine, d’un gouffre insatiable d’insatisfaction et de démence érotique.

Tant de pensées coupables, montaient et descendaient le long de l’échine étendue de la pianiste, en profonds frissons, autant caresses de feu que baisers de glace, mais toujours troublantes. Son corps nu, souple et fiévreux sous son simple peignoir blanc, tremblait imperceptiblement sur les draps de satin, froissés et défaits, de son grand baldaquin. On devinait Kaprice tendue, attentive à l’affut. Du nacre de ses orteils vernis, à l’écume de sa crinière brune, elle vibrait silencieusement et presque douloureusement, sur le rythme imposé par la danse hypnotique de l’habillement d’Anfisea. Cela faisait de longues minutes que la vipère jaillit dans un bouillonnement de vapeur des profondeurs de son bain, demeurait là, couchée, vautrée à paresser, sans avoir d’autre obsession que celle de dévorer des yeux l’afflux de poisons vénéneux et corrupteurs suintant de la tige épineuse mais mordue à pleine dent de la chair fantastique d’Anfisea.

Peut être était ce dut à ces derniers filaments, flottant en bouquet d’algues garances sur les flots apaisés de la marée descendante d’un verre de vodka presque vide, que Kaprice s’appliquait à lécher jusqu’à la dernière goutte, avec la même application lascive et gourmande qu’elle aurait mis à redécouvrir du bout de la langue les voluptés du charme de sa maîtresse. Mais les perceptions de la jeune femme gorgées jusqu’à outrance de sang de vampire, paraissaient s’être décuplées, multipliées, jusqu’à finalement en venir à occulter les quelques pensées sensées et prudentes qu’elle aurait encore put avoir, avant le grand bal clandestin de l’Ecole. A quoi bon se soucier de sujets aussi triviaux que la manière de s’habiller ou de réfléchir à la meilleure stratégie à adopter pour piéger les membres de l’AD conviés à la soirée, si la drogue euphorisante et aphrodisiaque courant dans vos veines, vous susurrait de ne vous occuper, que de déshabiller encore et toujours du regard votre amante la plus adorée ? Non la Sirène de Serpentard, familièrement défoncée depuis déjà une heure, nageait encore dans les remous de l’océan de ses fantasmes, détachée du monde mais plus attachée que jamais aux stimulis dictés à son corps par ses cinq sens déchaînés.

La main de Kaprice, pour l’instant mollement posée sur sa cuisse fuselée, étirait et contractait ses longs doigts fragiles, comme si, telle une exotique araignée halée, elle hésitait encore entre caresser la peau pour apaiser son désir affamé, ou au contraire à planter ses griffes dans ce même tendre et sensuel épiderme, afin de le déchirer, de le saccager, et d’avoir ainsi le soulagement de sentir s’écouler sur les draps, en même temps qu’un peu de sang et de souffrance, les longues tâches salvatrices d’un douloureux fantasme oublié. Finalement d’un geste brusque, absolument déraisonnable, la princesse de Serpentard, d’une gifle retentissante, envoya voler contre un mur son verre vide. Au bruit du récipient cristallin explosant en une pluie tranchante et translucide en percutant la muraille, des voix indignées s’élevèrent un peu partout dans le dortoir. Mais la jeune femme perdue dans l’enfer de ses envies contradictoires et de ses pulsions envahissante, demeura strictement imperméable à tout reproche. De toute manière sa décision quand à la conduite à apporter à sa soirée était prise. Entre plaisir et douleur, elle souhaitait d’abord le temps de quelques minutes s’offrir le luxe d’une plongé dans les abysses de la seconde, frayer avec un masochisme sentimental et spirituel, pour mieux ensuite, un bras autour de la taille de l’héritière Black, retrouver pour tout le reste du bal, les hauteurs rassurantes et enivrantes d’une extase charnelle.

Et en ces jours de larmes, la douleur avait un prénom et même un adorable sourire : Pride Ashfield. Le petit frère aimé, adoré et mortellement haï de la voluptueuse serpentarde. Entre les deux musiciens jadis si fusionnels, le plus noir des orages avait grondé. Frappée de plein fouet par les triples salves d’une impitoyable canonnade d’incompréhension, de terreur et de déni, l’imprenable forteresse de leur tendresse, s’était effritée ; et dans les larges brèches béantes de l’affection, un torrent de silence, de mépris et de dédain s’était soudainement engouffré, noyant désormais sous sa crue la relation corrompue du renard et de la Sirène. Mais même informulés et enfermés derrière la barrière de lèvres que Kaprice aurait voulu violer de baisers, les mots entre eux demeuraient, tranchant, glacés et accusateurs.

«Pétasse, salope, catin...» Enfin debout face à l’une des gigantesque glace en pied, du dortoir des narcissiques septième année de Serpentard, l’héritière à la marque musicale, un sourire artificiel sur les lèvres, et ses jolis yeux ambrés dilatés et rendus plus lumineux par la drogue, était en train de passer sur ses formes, une mini robe blanche dont la brièveté de la coupe était tellement outrancière et indécente, qu’elle en perdait tout élégance pour ne plus se résumer qu’à un apprêt d’une rare vulgarité. «Diablesse, putain, dévergondée...» Tout en s’y reprenant à deux fois pour nouer autour de son cou, l’unique lacet maintenant en place un vertigineux décolleté, doublé d’un dos nu s’arrêtant juste sous le tatouage à la clé de sol qu’elle portait au bas de sa colonne vertébrale, Kaprice ne pouvait s’empêcher d’entendre tourner et retourner dans son esprit, les insultes que Pride n’avait jamais eu la grossièreté de lui jeter au visage, mais que le masque éteint de son visage, lui avait renvoyé plus sûrement à la figure que n’importe quel rugissement de colère. «Garce, nympho, perverse...» Et la litanie assassine, tellement redoutée, se poursuivait, alors que penchée vers le sol qui n'en finissait plus de tanguer et de tourner, la Sirène s'escrimait à clipser sur sa cheville les brides vernies et colorées d'une splendide paire d'escarpin, d'un rouge éclatant, aussi glamour que tapageur.

En temps normal la précieuse aristocrate, toujours tout de blanc vêtue, n’aurait jamais eu le courage de se pavaner en public, sous une robe dont le terme lui recouvrait à peine les fesses, ne serait ce que pour préserver son image et la réputation de sa lignée. S’afficher pareillement apprêtée, revenait ni plus ni moins, qu’à souiller et diffamer son propre blason. Puisque Pride en la repoussant, en la laissant se traîner à ses pieds dans la boue de l’arène pour mieux ensuite la rejeter, avait jugé que la triste et belle brune, n’était pas digne de sa propre noblesse. Alors il ne lui restait plus qu’à se faire honte, à se rabaisser, pour mieux l’heurter et le choquer. Qu’un peu de son déshonneur rejaillisse enfin sur l’angélique pureté de son châton.

(...)

Salle sur Demande 7ème étage

En dépit de la crainte de représailles de la part du corps professoral, les étudiants du morose castel, paraissaient s'être déplacés en masse pour célébrer la venue de l'hiver. De la troisième à la septième année, partout où portaient les regards, sur les étendues lumineuses du grand parquet classique et ciré de la Salle Magique, on ne croisait que des silhouettes délicieusement vêtues, bichonnées et parfumées. De la plus humble tenue, aux robes les plus extravagantes, chacun avait fait un effort pour coller au plus près d'un idéal d'élégance ou de séduction, certes pas tout le temps atteint, mais toujours louablement recherché. Cette prolifération d'étoffe rares et précieuses, souvent doublées de diamant, de fil d'or ou de discrètes chaines d'argent, donnait l'impression de contempler un étrange océan humain. Une mer opaque encore à marée montante, dont les flots souriant, recouvert d'embruns parfumés, montaient et redescendaient lentement au rythme des nouvelles arrivées. Un à un, une fois le porche flamboyant franchi, les convives se retrouvaient avalés, absorbés, par l'écume de fête. Les vagues, souvent aux couleurs des quatre maison également représentées, roulaient sur le sol, et à peine les festivités ouvertes, formaient déjà des remous, des tourbillons gracieux, au milieu duquel, triste récifs recouvert d'un varech poisseux, erraient les pauvre elfe de maison de service. En ce début de bal, la météo était encore au beau fixe. Brise de sourire et d'hypocrisie sous la lune, mais nulle doute qu'à force de gagner à chaque claquement de chaussure de nouvelles gouttelettes, l'étendue calme et huileuse, allait bientôt pouvoir donner toute la force de ses alizés et vents contraires, siffleurs et rebelles, pour offrir à Poudlard le spectacle d'une tempête dantesque.

Inquiétantes et Baudelerienne rapaces de tourmente, Anfisea et Kaprice firent leur entrée dans la Salle sur Demande, sans aile translucides pour les accompagner, mais doublées et annoncées par le rythme féminin et martial de leurs deux paires de talons hauts frappant le parquet de danse, en cadence. Leurs deux ombres enlacées, prises dans le contre-jour des quelques torches crépitant dans le couloir du 7ème étage, ondulèrent suavement sur le sol, rampant vers les convives déjà présent, avant qu'enfin les deux splendides vipères, ne s'arrêtent au centre de la pièce. L'héritière Ashfield dont le doux visage, n'en finissait plus de s'illuminer sous la chaleur glacée de sourires délicieusement ironiques et provoquant, avait passé un bras câlin autour de la taille de sa cavalière attitrée, dans une posture aussi possessive que vibrante d'un désir et d'une affection presque palpable. Des querelles et tensions qui avaient jadis pu opposer les deux reines émeraude au sujet de l'appartenance d'Ania, il ne demeurait nulle trace. Au contraire, les deux jeunes femmes rayonnaient. Astres noirs, étoiles jumelles, prises dans leurs attraction gravitationnelle respectives, elles se tournaient autour, s'effleuraient, se caressaient, jamais loin l'une de l'autre, liées, soudées, par les chaînes d'un désir charnel et de passe temps sulfureux et charnels, dont les échos défrayaient régulièrement la rumeur Poudlarienne.

A l'indolence, lascive, exubérante d'une Kaprice encore sous les effets euphorisant de la drogue de vampire qu'elle avait ingurgité, s'opposait la fière retenue, altière et délicieusement imperméable de la splendide héritière Black. Un couple de contraire, s'opposant jusque dans le choix de leurs tenues, ou la vulgarité la plus criarde, trouvait son écho et sa réalité, dans une élégance recherchée, aussi richissime qu’impressionnante. Mais aux yeux de la plupart, en dépit de leurs contradictions, les deux Siffleuses incarnaient la gémellité noire de Serpentard. Les héritières spirituelles de la Maison Salazard dans ce qu'elle avait de plus morbide, de plus fanatique instable ou de tout simplement auto-destructeur. Violentes, décadentes, joueuses, manipulatrices, sadiques, méprisantes, névrosées passionnées, le long cortège de clichés assumés et revendiqués des vices et défauts partagés par les deux cavalières, les suivait en tout lieux et en tout temps. Elles n'avaient encore fait que quelques pas dans la Salle Magique, et pourtant déjà, la plupart des invités se mettaient à supputer qu'en la présence de ces deux turbulentes, la soirée allait vite prendre un tout autre tournant, de préférence fort désagréable pour tout ce qui avait le malheur de n'être ni pur, ni serpentard.

Tournant souplement sur la pointe de ses escarpins rouges, Kaprice se pressa un peu plus fort contre Anfisea, réduisant la distance entre elles, pour mieux pouvoir poser ses lèvres contre la gorge palpitante de sa cavalière. Son haleine tiède, un brin excitée, réchauffant le teint de porcelaine, elle laissa sa main libre, glisser suavement dans le dos de sa partenaire, le temps d'effleurer une chute de rein au galbe enivrant, puis de retrouver plus poliment, le perchoir de l'arrondi velouté d'une hanche raffinée. Tièdes baisers de plume, gouttant et mordillant légèrement, les lèvres charnues, nacrées de blanc, de la musicienne s’arrêtèrent à quelques millimètres, du lobe de l'oreille de l'héritière Black et murmurèrent dans un soupir :

-Chérie tu me pardonnera, mais je dois aller voir mon petit frère...Ne sois pas trop vilaine en mon absence.

Embrassant sa cavalière à la commissure des lèvres, Kaprice s'écarta soudainement, pour franchir le flot des invités à la rencontre du jeune Pride. Toute en ondulations, plus allumeuse que jamais et s'offrant le doux plaisir de jouer avec tout ce que sa courte tenue blanche, avait de plus dénudée et de plus ostentatoire, la belle brune se fraya un passage dans la foule d'élégant, saluant et reconnaissant au hasard de ses foulées, quelques éminentes personnalités de l'Ecole. D'abord Caithlyn et Lyssa, les deux lionnes de Gryffondor ; flammes brûlantes et sophistiquées, dont les éclats associés n'avaient rien à envier à la sulfureuse réputation, de l'infernal et rival, trio vipérin. Et si l'héritière Ashfield ignora la première, elle ne put s'empêcher d'effleurer du bout des doigts, l'adorable chevelure de Miss Skeeter sans pour autant chercher à interrompre son flirt. Le rictus dégoutté qui déchira ensuite le visage de la pianiste à la vu de l'adorable mais terriblement rebelle Madison, se transforma bien vite, un véritable sourire, lorsqu'elle croisa Juliette, son estimée et précieuse amie, visiblement elle aussi déjà en très bonne compagnie. Ni plus, ni moins, qu'avec le tellement sexy, mais si creux, Andy. Un condisciple méprisé et dédaigné de la Maison Salazarienne, que la Sirène s'était jurée d'humilier publiquement avant la fin de l'année. D'ailleurs ce dernier, en plus d'accaparer l'attention de la miss Lowett, paraissait concentrer sur lui toute la curiosité d'une mystérieuse convive, masquée et dont la petite robe noire ne passait pas inaperçue.

(...)

Au détour, d’une volée de quatrièmes années parfumées et poudrées comme une nichée d’oiselles exotiques, Kaprice découvrit son petit frère. Pride Ashfield, à sa solitaire habitude s’était glissé un peu à l’écart de la cohue superficielle. Un voluptueux rideaux de velours pour toile de fond à son ombre austère, il demeurait, figé, statufié, impeccable, comme déjà conscient de porter sur ses fragiles épaules, tout le poids de la lignée pure et centenaire dont il incarnait l’héritage et l’autorité. Les ombres du soir, dansaient sur son visage, rehaussant l’éclat de ses yeux fauves, et masquant la moue dédaigneuse de ses lèvres closes dans toute la noblesse de quelque statue de marbre antique, qui sous le ciseau d’un sculpteur de génie, aurait voulu représenter le soleil noir d’une aristocratie à l’élégance crépusculaire. Entre ses doigts fins, gantés de soie blanche, dansaient au son d’un archet mélancolique dont il était l’unique gardien les trois pointes acérées du triangle mouvant du passé, du présent et de l’avenir.

Plus que jamais, il représentait au regard de sa soeur, le vertigineux paradoxe d’arriver à mêler en toute innocence, l’orgueil de succèder à son père en tant que patriarche en puissance du clan, et de pourtant conserver toute la fraicheur, délicieusement charmante et tentatrice d’une candeur juvénile. Trois années pleines, d’été pluvieux et d’automnes venteux séparaient Pride de sa lunatique ainée. Pourtant cette dernière, ne pouvait s’empêcher de se sentir rabaissée, souillée et pathétiquement immature enfantine en sa présence. A dire vrai, sans le condamnable soutient de la drogue aphrodisiaque et euphorisante noyant ses veines, jamais la Siffleuse en dernier cycle, n’aurait eu le courage d’aborder l’étoile de ses nuits, pour se confronter à la honte de contempler dans l'implacable regard de l’enfant, son propre reflet, déshabillé et dénudé ; pour ne plus se résumer qu’à une sordide vérité digne du plus bas mépris.

[Hors jeu : La partie en spoiler s'adresse à Pride Ashfield. Du fait des propos énoncés elle pourrait peut être, choquer ou interloquer les âmes les plus sensibles. Ne pas la lire, ne change en rien le sens général du RP ]

Spoiler:
 



Dernière édition par Kaprice Ashfield le Sam 25 Fév - 21:07, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lapin en otage sur Silencio
Féminin
Ecrits: 283
Age irl: 16

Dragés surprises: 283

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Lun 20 Fév - 18:42

Jin jeta un regard à son reflet. Satisfaisant. Ses yeux maquillés de noirs et dorés semblaient plus grand que jamais et illuminaient sa peau si pâle. Une douce nuance de rose ornait sur ses lèvres et elle portait une touche de parfum derrière chaque oreille. Sa robe noire, asymétrique s’arrêtait un peu au-dessus du genou et mettait ses jolies et jambes et sa taille fine en valeur. Bon d’accord plus que satisfaisant. Pas mal. Jin s’accorda une petite minute de fierté féminine en se regardant sous toutes les coutures. Mais elle se reprit rapidement en se fustigeant intérieurement. Elle n’allait pas à ce bal pour la belle ou pour draguer ! Son but à elle était bien plus important. Elle roula ses yeux et d’un geste souple, rejeta ses cheveux en arrière et sortit de la salle de bain.

Rapidement elle s’approcha de sa commode et en sortit un lien de cuir accompagné d’un flacon. Elle attacha le lien de cuir autour de son poignet tout en laissant assez de mou pour pouvoir y glisser la fiole mais trop peu pour que cette dernière risquât de tomber,elle plaquât en dessous un petit paquet blanc. Jin rabattit sa manche par-dessus .Pas de plis, pas de marque. Parfait. Maintenant il était l’heure d’aller convaincre Madison de l’accompagner.

Elles arrivèrent devant la salle sur Demande bien trop vite au goût de la jeune fille ; son cœur battait si fort qu’elle était sûr que tous les convives pouvait l’entendre. Elle inspira bruyamment .Il était temps de se jeter dans la gueule du loup. Jin adressa un petit sourire à son amie, lui pressa la main et se mêla à la foule, sans oublier de faire apparaitre un sourire rayonnant sur son visage bien sûr. Jin se rendit immédiatement au bar pour prendre un verre de champagne. Pour se donner du courage se dit-elle. Elle se retourna ensuite d’un geste souple pour observer la foule, s’en était à pleurer. Soit les élèves dansaient et hurlaient comme si c’était leurs dernier jour de liberté, ce qui contenu des circonstances n’était peut-être pas tout à fait faux. Soit ils se tenaient très droits et échangeaient des mondanités comme s’ils se trouvaient à une grande réception. Décidément navrant.

Du coin de l’œil, elle aperçut Juliette discuter avec Lyssa, elle attendit qu’elle ait fini et allait se diriger vers elle lorsqu’elle vit Andy l’interpeller. Aussitôt, elle se stoppa, il valait mieux qu’elle ne se fasse pas remarquer. Cela dit leur conversation pouvait s’avérer intéressante, aussi Jin louvoya entre les danseurs, s’excusant de temps à autre en envoyant un grand sourire charmeur à ceux qu’elle bousculait, jusqu’a se retrouver juste derrière la jeune serdaigle. Bien évidemment, elle ne la salua pas,se contentant d’entamer la conversation avec un jeune gryffondor qu’elle ne connaissait pas tout en tendant l’oreille…Enfin jusqu’au moment ou entrèrent Kaprice et Anfisea les deux reines incontestées de Poudlard. Tous les regards les suivaient et le brouhaha avait encore monté d’un cran en les voyants…si court vêtues.

Un soupir agacé lui échappa, elles avaient gâchées toutes ses chances d’entendre quelque chose d’intéressant, cela dit le remue-ménage que provoquait leur arrivée permit à Jin de s’approcher en toute sécurité du bar. Personne ne lui prêta la moindre attention et cette sensation fut encore accrue lorsque Roxanne hurla littéralement sur un pauvre garçon qui l’avait bousculée. Levant les yeux Jin lui coula un regard reconnaissant avant de faire un signe discret à Madison.Il était plus que temps.

Elle se glissa derrière le bar et Madison se plaça légèrement devant elle, faisant mine de se servir un verre, la cachant des regards indiscrets. Puis d’un geste rapide, elle ouvrit la fiole et la versa dans les diverses bouteilles et les cocktails qui se trouvaient là. Sa tâche accomplie la jeune fille rabattit sa longue manche et retourna dans la foule. Maintenant il ne lui restait plus qu’a se débarrasser du flacon, elle frôla un garçon et glissa doucement la fiole dans sa poche en priant pour qu’il ne s’aperçoive pas de l’excédent de poids, quoique…vu son état il n’y avait sûrement pas besoin de prière, c’était à se demander comment il faisait pour tenir encore debout. Légèrement nerveuse, elle adressa un sourire radieux aux alentours. Après tout le plus dur restait à venir …




Double compte d'Eden I. Parkinson,Asling MacLochlainn & Isallys S. Emerald

Spoiler:
 


Dernière édition par Jin Chang le Sam 25 Fév - 10:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lapinou première année de rp
Masculin
Ecrits: 42
Age irl: 24

Dragés surprises: 47

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Jeu 23 Fév - 11:44

La descente des escaliers était un jeu auquel je me prêtais avec une vergogne sans pareille. Un défilé allant crescendo dans toute mon exactitude d'être, je m'abandonnais à ce masque porté sur un visage devenu depuis longtemps le miroir d'une insensibilité de mon âme. Enfant de quatorze ans, au statut plus violent que militaire, j'étais un prince autoproclamé, par moi, et par le murmure insistant de mon Père, un enfant qui avait cessé d'être enfant depuis l'instant où il s'était vu naitre ; pour endosser le rôle de petit adulte. Qu'étions nous, Kaprice ? Des enfants, des étudiants ? Ou des pions, qui malgré leurs formes et leurs couleurs respectives, avaient à jouer des rôles hors-normes ? Pions aux pouvoirs de rois et reines, nous étions dans le château ce qu'un serpent faisait au milieu des poussins. Nous étions orgueilleux, mais peut-être l'étais-je encore plus que toi, chère et tendre amie de mon cœur, car j'étais la fierté même d'une famille au pouvoir illusoire. Aussi illusoire qu'une neige de cendre sur un champs de bataille, floutant encore les dernières prémices du combat.
Mes doigts couraient sur la rambarde de marbre, tandis que se pressaient autour de moi des étudiants dont je dévisageais la silhouette, sans parvenir à me souvenir s'ils avaient existé pour moi dans mes pensées. Dans un passé si proche, mais qui me paraissait réfugié derrière un mur dans mon dos. Un mur que je ne pouvais dépasser, car j'avais mes yeux tournés vers un futur qui s'apparentait aux paumes kapricieuses. Mon costume, draperie sombre et sobre, réhaussé dans sa modernité par un col que j'avais négligemment refermé, mes cheveux laissés trop poussés, sans soin, venaient se perdre à nouveau dans des mèches trop longues. J'avais pour but de me les couper une fois le Bal achevé. Simple ritournelle d'un enfant gâté, capricieux, moqueur, et surtout résigné. Résigné et lassé par des événements qui allaient trop vite. J'étais las, et j'étudiais le monde d'un œil morne, me demandant simplement pourquoi l'univers s'entêtait à être aussi idiot. Aussi … banal. Colère, envie, désir, désillusion... Je secouais la main, espérant qu'un serviteur spectral viendrait changer la face du présent, mais je restais toujours sur place, à avoir l'impression de devoir courir trop vite, pour ne pas que le monde ne me dépasse. Made in Alice, indeed, avaient murmuré mes consciences essoufflées.
Qu'acceptais-je, en me rendant là bas, dans ce monde qui se voulait féérique ? De la magie, des rires, des chants et des danses. Ce Bal revêtait pour moi une montagne en plein milieu de mon chemin. Certains audacieux diraient qu'il fallait la franchir, je disais qu'il fallait la contourner, simplement. Un bal. Quelle idée ridicule, qui m'avait pourtant enchaîné à ses obligations. Je n'avais fait ni l'effort, ni cherché à le faire, de trouver une cavalière. Jeune fille intelligente, mignonne ou pimbêche de mon rang, moi le prince sur un trône au milieu des macchabées, je n'avais désiré m'accompagner d'aucune demoiselle. Elles ne m'étaient d'aucune utilité, ne l'avaient jamais été, et ne le seraient certainement jamais. Je ne songeais pas au mariage.

(…)

J'étais des premiers dans la salle. Mauvaise mise, je contemplais froidement les lieux, plissant mon regard ambré dans un éclat assassin. Je refermais autour de moi des murs capables de me piéger pour Kaprice. Quelle erreur. Glissant mes doigts gantés dans l'interstice de ma veste, allant contre les bretelles élastifiées, j'effleurais du doigt la baguette, posée contre mon cœur, principale raison du port des deux bandes élastiques, après la raison esthétique. Jouant une seconde avec la tension du tissus, me faisant petit Napoléon, je secouais mon visage dans un bref mouvement résigné, et passant par le bufet, décidais d'aller m'acheter une boisson. Aucune ne trouva satisfaction à mes yeux, et je m'en éloignais, tandis que la pièce se remplissait fébrilement, en masse. La Salle sur demande grouillait d'élèves en tout genre, et je commençais à fuir cette foule, cherchant à me rendre loin. Loin du troupeau, en solitaire, là où Kaprice savait qu'elle pourrait me retrouver. C'était une sorte de jeu ; étions nous en colère ? Oui, et cela me faisait rougir, terrible gêne qui prenait sur mes joues des allures de modestes humilités enfantines. Mais que savais-je réellement de la situation ? Que nous étions toujours frères et sœurs, et que je l'aimais, je continuais à l'aimer, terriblement, furieux et effrayé de sa colère, qui avait été imité dans ma poitrine. Je la craignais autant que je voulais la voir s'excuser. J'étais Pride. Elle était Kaprice. Nous avions nos masques, nos rôles, nos buts et nos règles. Elle ne pouvait pas changer cela.

(…)

Affrontant en silence le portait ancestral d'un Albus Dumbledore, vaincu décédé dans ses entreprises de libération envers Poudlard et Voldemort, j'étudiais dans le reflet des yeux bleus ce qui m'apparaissait comme l'unique lien entre la réalité et mon monde. Je n'en avais que faire, de toutes ces guerres. Je n'en avais que faire ; j'étais Ashfield, et ne comptais que pour moi l'Honneur. J'étais un cavalier, sur un échiquier, dont on doute de l'utilisation, quand le coup paraît fatal. Fallait-il me préserver ? Ou m'utiliser, jouir de ma puissance ? Je réchignais à ces besognes, me perdant dans mes rêveries, provoquées par la soutenance du regard du vieil homme.

« Mon petit cœur, tout beau, tout adorable dans son habit de bouderie. »

Une voix, éclatant au milieu de mes songes, et comme une main griffue, venue me happer hors de ma tête pour m'imposer à ces festivités locales qu'imposait cette soirée. Je détournais les yeux des prunelles bleues pour affronter le regard plus sauvage, plus foncé aussi de ma sœur, dévisageant sa face entretenue par la coulée de ses cheveux ambrés autour de ses mâchoires, de ses lèvres, sur sa nuque, et ses épaules. J'en oubliais presque de considérer sa tenue ; frappé par cette beauté qui avait fait d'elle l'héroïne de mes récits imaginaires. Pourquoi Kaprice ? Pourquoi te moquais-tu de cet habit, si élégant, que tu avais jeté sur mes épaules ? Je ne répondais rien, baissant les yeux sur le sien, d'habit, ne montrant aucunement à quel point sa tenue me scandalisait. Simple colère, enfantine, dont j'avais armé le masque de mon visage.

« Oh pardon, j'avais oublié que tu ne voulais plus me parler... Que tu avais honte de ta chère sœur... Mais je n'ai pas pu résister à l'envie de t'apprendre la dernière nouvelle... »

L'oxymore de sa phrase ne m'avait arraché ni sourire ni feulement. Je n'éprouvais rien : ne lui laissais rien voir de mon âme. Je ne voulais pas lui partager quoi que ce soit, en ce soir trop fébrile pour que je me permette de passer la situation en un cas intime. Qu'elle joue sa dame, je jouerais mon prince. Un prince arrogant, silencieux, qui ne fairait parler ni ses yeux ni sa bouche. Je serais observateur. Mais sans passion. Du moins je laisserais voir cela.
Car en dépit de mes défenses impassibles, la Salazarienne était parvenue à percer une brèche jamais réparée ; celle de ma curiosité. Elle avait ce don, dangereux, que de glisser son doigt dans les fentes obscures de mes réclusions, là où recroquevillé, j'essayais de me protéger, dans ma solitude. Et elle, chat se jouant de la souris, m'interpellais de l'extérieur, pour que je vienne voir. Je refusais de céder, je refusais de m'excuser, je voulais qu'elle s'incline d'abord. Rien que pour une fois. Une seule fois.
Et tout serait pardonné.
Le claquement du tissus sur ma gorge, éreintant soudain mon immobilisme, elle me fit son pantin, pour une seconde. La surprise passé, j'étudiais, rapproché de son corps, d'elle, dans une intimité qui ne pu que me plaire. Si elle cédait à ses désirs sur moi, devrais-je reconsidérer la sentinelle de ma vie que j'avais faite d'elle ? Jamais. Elle était ma sœur, mon amour, ma protection, et ma protégée. Mon arme, ma faiblesse. Mon caprice. Un caprice arrogant qui me souleva lentement, profitant de ma constitution encore fragile pour utiliser une violence délicate : mon visage près de ses mèches, proche du sien, je ne tournais pas les yeux de l'étendue de la salle, me faisant pleinement attentif d'un point de vue auditif. Mais je ne lui accordais pas la peine de la regarder. L'écouter suffisait. Et taire les battements de mon cœur constituait en une charge déjà importante. Le bout de sa langue, muscle trompeur et vil, vint tapoter sa réclamation d'écoute ; qu'importe, et quelle tromperie ; j'étais toute à mon attention, pour elle.

« Une lettre est arrivée, tout à l'heure, chaton. Klaus Ashfield n'est plus... On l'a retrouvé pendu dans sa cellule. Te voilà le nouveau patriarche de la dynastie. »

La laisse de Kaprice, entre ses doigts, n'aurait pu me briser le souffle d'une pareille violence. Le monde se mit à bourdonner, sourdement, tandis que je m'abandonnais à une fébrile réinterprétation de ces mots, dans une recherche illogique du sens de sa phrase. Mon âme divisée, scindée en deux, j'étais abandonné de toute raison, tandis que le monde cessait d'exister pour moi. Le corps pendu, de mon père, fruit de mon imagination, se mit à exercer dans ma tête le mouvement pendulaire des secondes perdues, et je fuyais le regard inquisiteur d'un visage osseux, qui tendait sur moi un index décharné au reproche lourd de sentence. Les doigts de Kaprice lâchèrent la tension de la cravate, et mon souffle me revint. Pas une seconde je n'avais bougé, pas une seconde je n'avais témoigné quoi que ce soit, si ce n'était la dilatation conventionnelle de mes pupille. Un manque de souffle...

« Il va falloir fêter cela, n'est-ce pas chéri ? N'hésite pas à m'inviter pour une première danse. Par respect pour la mémoire de notre défunt géniteur, je ne porte aucun sous-vêtement sous ma robe... il méritait bien pareil hommage. »

Enfant de marbre et d'épine, je posais sur elle un regard dépourvu de sentiments. Je la fixais ainsi, jusqu'à ce que la violence de ma volonté, irradiant dans ma poitrine, l'oblige à se détourner, avec ce même sourire magnifique sur ses lèvres esquissées. Elle disparue dans la foule, riante, comme une harpie sauvage et monstrueuse. Je restais debout, frappé par un enchantement calmant en moi tout besoin de foudroyer. J'étais, à la manière de ce curieux animal ; une éponge, gardant en elle toute la masse contenante. Les gens dansaient et riaient, bien que le bal n'eut commencé depuis peu. Il me semblait que l'on fêtait des réjouissances. Je baissais les yeux au sol, toujours immobile, ma cravate rejetée sur ma poitrine, dans la preuve de mon couronnement intempestif. Ma main, reposée contre ma hanche, se crispa dans un mouvement convulsif, et j'avalais le peu de salive qu'il me restait. Scintillement d'humeur, mes prunelles perdirent une seconde toute humanité, pour se faire dorées et animales, tandis que le renard, minuscule petit chat aux longs crocs, dans mon ventre, se mettait à labourer mes viscères. J'étais à la tête des Ashfield. J'étais à la tête des Ashfield. … Répétition infinie de cette vérité mensongère, j'inspirais profondément, refermant les yeux, ne parvenant pas à reprendre mon calme, puis brisais les défenses.
Mon feulement venimeux ne s'entendit pas dans le vacarme de la fête.

La cravate en main, ma gorge dévoilée, palpitante et libre à toute morsure inconsidérée, je franchissais la foule, redevenu ce visage impassible. Quoi que n'ayant pas réussi à retrouvé le marron noisette de mes yeux. Dans mes prunelles rutilaient l'éclat doré du fénec, un si petit renard. Un si petit, placé si haut. Ô bouleversement béni qui ne désirait que voir éclore sur mes lèvres un sourire de satisfaction. Enfin. Mais je résistais, par pur orgueil. Elle s'était assise, jambes croisées, un rire sur ses lèvre,s à discuter avec de bien tendres demoiselles. Mes doigts vinrent épouser le galbe de leurs cuisses, ces demoiselles : Sally, Anfiséa, toutes... je les écartais violemment, niant tous les semblants d'importances qu'elles purent avoir un jour à mes yeux. Ne comptait à mes yeux que la brune héritière de mon cœur.

« Ecartez vous, mesdemoiselles. » Intimais-je, en m'imposant dans leur discution, refusant plus longtemps de voir sur ses lèvres un sourire composé par la guimauve de leurs relations. Qu'étaient-elles, pour elle ? Rien. Je voulais qu'elles ne soient rien. Bref. Peu m'importait. Seulement Kaprice. La cravate s'étendit, et posant mon genou entre des cuisses que j'écartais sciemment, mais avec une subtilité complice à notre simple secret, je m'approchais d'elle, pour projeter son regard à la hauteur du mien. Il n'y avait plus rien qui m'empêchait, désormais. Mes doigts glissant la cravate dans sa nuque, soulevant les mèches pour les rejeter hors du nœud coulant, je laissais une intemporalité, bloquante, immobiliser son regard, puis je me redressais doucement, mes doigts refermés sur la laisse autour de son cou.

« Kaprice, tu danses ? »

Une laisse, un chien, un maitre. Mes lèvres tirées en un sourire poli, je lui ordonnais, pour la première fois, d'obéir à mes demandes.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lapinou première année de rp
Féminin
Ecrits: 59
Age irl: 13

Dragés surprises: 85

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Jeu 23 Fév - 12:09

Cristal s’admirait dans le miroir. C’était la troisième robe qu’elle essayait, et elle ne lui convenait pas non plus. La jeune fille soupira et s’affala sur son lit. Elle avait tant de robes, tant de choix ! Elle commençait même à se demander pourquoi elle allait au bal. Elle ne s’était pas posé la question depuis quelques jours. Elle réfléchit intensément sur ce qui l’obligeait à y aller… personne ne trouverait ça étrange qu’elle ne soit pas là. Tout le monde penserait qu’elle lisait ou qu’elle avait peur d’être renvoyée. Seulement, elle avait promis à Mélusine d’y être. Elle se releva et se mit à la recherche d’une autre tenue. Elle ne pouvait pas faire faux bond à une amie comme elle.

Elle choisit après plusieurs essais une longue robe améthyste, son col avait la forme d’un V et son corsage était plissé. A l’arrière, il n’y avait que les manches qui se croisaient, sinon le reste de son dos était nu. Elle se regarda longuement, ce n’était pas parfait, mais elle était assez joli. Elle ajouta une touche de rouge vif à ses lèvres. Elle maquilla très peu ses yeux d’un bleu marine qui passait presque inaperçu. Elle ajouta à cela un collier en faux diamants et des boucles d’oreilles qui lui arrivaient jusqu’au niveau du menton. Elle soupira en se regardant. Elle ne savait pas ce qu’elle pouvait bien faire de ses cheveux. Elle ne voulait pas les attacher en un chignon, ça ferait trop sévère et si elle les laissait lâché, elle aurait l’air trop décontractée. Elle se contenta de mettre sa mèche sur la côté et pour la faire tenir, elle prit une petite barrette qui avait la forme d’une coccinelle.

Ce n’était pas trop mal. Cristal se regarda une dernière fois en pensant qu’elle pourrait peut-être rester. Elle marchait lentement et ses pas lui semblaient lourds. Elle ne voulait pas se l’avouer, mais ce bal lui faisait un peu peur. Imaginons que son secret soit découvert ? Ce n’était pas parce que c’était un bal que les différences étaient oubliées. Loin de là, ils préparaient sûrement des pièges pour leurs adversaires. Elle sortit enfin de sa Salle Commune et se dirigea vers la Salle sur Demande. A ce moment, elle vit Mélusine, elle se dirigea vers elle sans se faire remarquer lui sourit discrètement.

Elles entrèrent ensemble et préférèrent partir chacune de son côté. Cristal se dirigea vers le centre de la pièce pour l’admirer. Seulement, elle finit par se placer dans un coin pour ne pas qu’on la voit. Elle serait là si on avait besoin d’elle. Elle regardait les gens arriver et souriait aux visages qui ne lui étaient pas inconnus. Lorsqu’elle vit son frère, elle détourna son regard. Cependant, il s’approcha d’elle avec son habituel air supérieur. La jeune fille le regarda se diriger vers elle, en priant pour qu’il vienne voir quelqu’un d’autre.

« Coucou sœurette, tu es finalement venu. J’aurais parié le contraire figure-toi. »
« Heureusement que tu ne l’as pas fait alors. »


Dorian se contenta de hausser les épaules. Il voulait continuer cette discussion, ne serait-ce que pour faire honte à sa sœur. Mais l’un de ses amis l’interpella et il fut obligé de s’en aller pour le plus grand plaisir de Cristal. La jeune fille passa sa main dans ses cheveux blonds. Elle posa sa tête sur l’un des murs. Elle se sentit un peu idiote, maintenant qu’elle était là elle n’allait pas rester les bras croisés. Elle marcha à la recherche d’une personne avec qui parler.

Elle vit Jin, mais elle se dit que les gens se poseraient des questions. Elle finit par s’assoir en faisant attention à toutes les personnes présentes. Elle n’attendait personne en particulier, mais elle préférait être sur ses gardes. Souvent, les gens reprochaient à Cristal d’être trop sérieuse, et bien ils avaient raison. En voici la preuve, alors que les élèves s’amusaient pendant le bal, elle se contentait de tous les surveiller.

Certaines personnes essayaient vainement de la rendre moins réservée et plus vivante. Seulement, leurs efforts ne servaient pas à grand-chose. Cristal faisait de plus en plus attention à son secret. Elle n’arrivait même plus à penser à autre chose. Pour elle, chaque minute qu’elle passait pouvait lui être fatale. Après quelques minutes de stress permanent, elle finit par se détendre petit à petit. Elle réussit à oublier toutes les choses qui la mettaient mal à l’aise.

Un bal clandestin…elle ne savait pas si on pouvait considérer ça comme une bonne idée. Le mot clandestin ne lui plaisait guère. Elle essaya de le remplacer par un mot plus accueillant. Elle abandonne finalement cette idée, se demandant comment elle pourrait passer le temps.



CRISTAL
ASTER

code by chocolat
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lapinou première année de rp
Féminin
Ecrits: 66
Age irl: 16

Dragés surprises: 28

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Jeu 23 Fév - 13:38

Enfilez vos bas noirs les gars,
Ajustez bien vos acroches-bas,
Vos porte-jartelles et vos corsets,
Allez venez ca va se corser, ♪

Gainsbourg

Le soupire de la ténébreuse brune ricocha contre les parois de porcelaine délicate de la salle de bain. Ses cils rendus lourd par l’eau battirent doucement tandis qu’elle observait les volutes blanchâtres qui s’échappaient de la surface de l’eau bien trop chaude pour la température ambiante. Le lait parfumé au lys satinait sa peau de bronze mais le rituel précieux qu’elle effectuait là ne lui plaisait pas. Belle, elle l’était, mais elle ne s’occupait que peu de son corps et passer du temps dans un bain brûlant l’importunait plus que la rendait heureuse. Ses mains se posèrent sur le rebord de la baignoire à pattes de chat et Etheldreda se releva lentement, laissant les gouttes d’eau au parfum léger dégringoler le long de ses courbes. La jeune fille traversa la salle de bain déserte sans se soucier de sa nudité et s’enroula dans une longue serviette d’un blanc pur.

Désormais plus humide, la gracieuse Lionne laissa tomber le morceau ouaté de tissus et s’approcha de sa robe de bal. Longtemps elle avait dû batailler avec les couturières elfes de sa famille pour obtenir la robe qu’elle désirait. Le corset de fils d’or enserrait délicatement sa taille fine et découvrait à la limite de la décence sa poitrine avant de se perdre dans les innombrables jupons de taffetas de la même couleur qui rehaussait sa haute taille et sa mince constitution. Etheldreda chaussa ses talons noirs qui ajoutaient une dizaine de centimètres à sa stature et se rapprocha du miroir baroque. Avec un sourire charmeur, la jeune femme repoussa sa crinière brune en arrière, piquant ça et là des boutons de roses peints d’or, puis surligna son regard d’un khôl brun qui exagérait théâtralement ses yeux de biche. Un rouge à lèvre vieux rose fut appliqué sur sa bouche et l’héritière Ashfield se détailla dans le miroir. Ce n’était plus elle, la combative rebelle mais une de ses nobles ancêtres.

« Ce soir, c’est le grand soir… De velours, nos rêves se parent… ♪ »

Etheldreda se rendit dans sa chambre où ses comparses se hâtait d’apporter les dernières touches à leurs tenues, dirigée par la grande Lyssa. Tandis que la longue fourrure polaire de son manteau se glissait sur ses épaules dénudées, la violente Lionne observa le profil de la populaire Skeeter. Avec un sourire cruel, elle arriva à la conclusion que si elle, elle portait l’héritage de plus de quatre cents ans de sorciers puissants et pur, la petite sang-mêlée n’était rien sans l’influence de sa mère, une simple pétasse sans avenir. Alors qu’elle-même… Ses paupières de la jeune femme se fermèrent avec délices, imaginant son chemin futur. Quel agréable songe… Sa main plongea dans sa poche et en ressortit un paquet de cigarettes noires, au goût infect de cerise. Pourtant, la talentueuse musicienne ne pouvait s’en passer. L’allumette crissa contre le mur de pierre avant de faire naître une petite flamme jaune et Etheldreda aspira avec contentement un morceau de tabac.

« On accourt pour un nouveau départ… ♪ »

Ses talons claquèrent contre le sol ciré alors qu’elle se hâtait dans les couloirs. Le corps professoral dormait, c’était le moment idéal pour frapper fort. Romantique, elle ne l’était sûrement pas, mais l’idée de faire scandale à minuit, l’heure du crime, l’excitait tout particulièrement. Ses doigts fins caressèrent sa baguette, rangée dans sa poche puis jetèrent la cigarette se consumant au loin. Plus besoin de drogue désormais… Etheldreda pénétra dans la salle de bal et sourit en repérant le couple incestueux que formaient ses cousins. Aucun doutes qu’ils allaient souffrir durant cette nuit. Ses yeux d’or trouvèrent un elfe qui portait un plateau d’argent couvert de coupe de champagne rosé et pétillant et elle retira d’un haussement d’épaule son manteau, frissonnant agréablement en sentant une fraîcheur lui caresser les épaules. L’héritière de la Clef de Sol traversa la foule comme un soupire, ne s’intéressant absolument pas aux regards qui étaient portés sur sa plastique, et se dirigea vers le comptoir où Madison et Jin étaient regroupée. Légèrement étonnée, Etheldreda vit la dernière se coller à un homme puis s’écarter vivement, un sourire angoissé sur les lèvres.

« Tssk, tssk… »

Attrapant une boisson issue d’une bouteille posée loin de ses deux dirigeantes, la jeune fille s’avança nonchalamment vers la Poufsouffle et lui passa son bras autour des épaules. Jetant un regard furtif à la salle où elle découvrit son cousin soumettre sa détestable cousine, elle attira Jin près de Madison.

« Bonsoir, cheffes… »

Ironique, elle l’était sans doute. Etheldreda but d’un coup sa vodka et reposa son verre sur le bar de cuivre ciré.

« Ne soyez pas si nerveuse… Rien ne peut nous arriver. Après tout nous sommes des lycéennes ordinaires ne cherchant qu’à s’amuser… »

La jeune femme leur adressa un clin d’œil. Si elle ne devait pas outrepasser la hiérarchie de l’Armée de Dumbledore, elle se permettait toute fois de sermonner gentiment ses supérieurs. Après tout, elles étaient dépendantes l’une de l’autre pour la réussite de leurs actions.

« Bien plus haut, bien plus beau… ♪ Bonne soirée, amusez vous bien. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Administratrice dangereusement folle.
Féminin
Ecrits: 278
Dragés surprises: 56

MessageSujet: Re: Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun    Jeu 23 Fév - 18:05

La soie blanche glissait lentement le long de son corps, épousant délicatement ses formes voluptueuses, comme si le tissu eut été fait pour elle seule. D’un doigt fin, Anfisea caressa le tissu qui ondulait sous sa main. Relevant son regard de glace, elle le posa sur l’imposante glace et s’observa, silencieusement. Sa robe lui avait été envoyée par Appolynarya, symbole d’une élégance que seule les Black pouvaient démontrer. De soie immaculée, elle formait un col en losange, ne dévoilant de sa peau de nacre seulement ce qu’il fallait pour la voir scintiller sous les rayons de jade de la lune éclairée par le sombre lac. Le ruban de satin qui ondoyait dans ses mains vint se glisser sous sa poitrine et former une boucle délicieuse. D’un pas, Anfisea fit voler la mousseline apposée sur la soie de ses jupes. Elle était satisfaite de cette représentation de la richesse immortelle des Black. Alors qu’elle se saisissait d’un collier de nacre, elle sentit une main se glisser autour de ses hanches galbées. Posant ses yeux sur la glace, Anfisea reste immobile, sans ne prononcer aucun mot, laissant simplement Kaprice la caresser à son envie. Elle ne disait rien, mais ses pensées, elles, volaient en tous sens. Droguée. Sa noble cavalière, sa sublime maîtresse, s’était droguée. A quelques minutes de leur arrivée au bal, Sea n’en décolorait pas. Et puis, elle soupira, simplement. Elle ne comprendrait au grand jamais l’attrait de chacun pour ce sang qu’était celui des Vampires. Mais elle ne se permettait pas de le dire à voix haute. Après tout, elle-même s’abreuvait de son propre sang. S’en passer lui était impossible.

Le tintement du verre contre le mur, les cris indignés de ces demoiselles. Anfisea laissa ses pensées derrière elle et se retourna vers Kaprice, un sourire aux lèvres, une tristesse dans les yeux. Ce qu’elle pouvait haïr Pride en ce moment-même. La belle Ashfield ne lui en avait jamais parlé, mais elle entendait son prénom mourir sur ses lèvres chaque nuit. Alors elle ne disait rien, mais sa présence auprès de sa belle avait été presque constante. Sea devait oublier Ania, devait oublier qu’elle avait révélé son adresse à Alec. Alors elle se perdait dans les bras de Kaprice. L’oubli dans le plaisir. Passant enfin son collier autour de son cou, le bracelet qui y était accordé, Sea s’observa une dernière fois. Critique envers son nom, elle l’était. Aucun faux pas d’élégance ne lui était accordé. Ses cheveux dorés, tombant souplement dans son dos, elle fit quelques pas sur ses escarpins tout aussi blancs que son immaculée robe. S’asseyant délicatement sur son lit, elle attendit patiemment que sa maîtresse fut enfin prête. Indécente. Voilà le seul mot qui lui venait à l’esprit envoyant K aprice. Indécemment belle. S’il n’y avait eu qu’elles, elle aurait oublié le bal. Mais elle se devait d’y être présente, en tant que Dirigeante. Elle ne voulait pas que Kaprice paraisse ainsi, telle une prostituée. Mais elle n’avait rien à dire. Alors elle se tut, comme elle le faisait depuis de nombreux jours.

Les ombres des couloirs semblaient vouloir les accompagner, se mouvaient en leurs compagnies. Anfisea percevait déjà la porte de la Salle sur Demande et acquiesça silencieusement. Leur travail avait été parfait, personne ne pourrait deviner ce qu’il se passerait lors de cette nuit décadente. Leur arrivée fut remarquée, mais elle ne s’en soucia aucunement. Seule comptait la sirène à ses bras. Se laissant entraîner parmi les danseurs, ignorant les regards, elle retomba dans la félicité que pouvait lui procurer leur bulle de désir. Les caresses sur son corps, les baisers dans sa nuque… Elle soupirait et frissonnait, alors que sa maîtresse la façonnait entre ses mains. Le baiser sur le coin de sa bouche, l’échappée de Kaprice. Anfisea ouvrit les yeux et la vit rejoindre Pride. Se glissant entre les danseurs, elle atteint le bar et s’y appuya gracieusement. Sally était déjà son post, à la fois délicate et vive dans ses gestes précieux. Souriant simplement, Sea se permit de l’observer. Entre sa Némésis et elle, tout était désormais si confus… Depuis cet après-midi de passion du Trio Infernal, la jeune Black ne savait plus où en était leurs relations. Alors qu’avant elles se détruisaient, maintenant elles ne se disaient plus un mot. Jusqu’à quand ce calme précaire durerait-il ? Ses pensées furent interrompues par un mouvement sur sa droite. Jin Chang et Madison Winklevoss semblaient bien affairées autour du bar. D’un geste de la main, Anfisea fit signe au second barman, un membre des Siffleurs, évidemment, d’aller jeter un œil une fois les deux Poufsouffles parties. La réponse ne se fit pas attendre, elles semblaient avoir glissé une drogue dans différentes boissons. La demoiselle blonde secoua la tête en souriant, amusée. Pensaient-elles vraiment qu’un tel bal clandestin se ferait sans l’aval des jeunes Pro-Voldemort ? Ils avaient organisé ce bal et Anfisea comptait bien le diriger d’une main de fer.

Kaprice les rejoignit alors. Elle semblait joueuse, pas malheureuse. Pourtant Anfisea n’abandonnait aucunement sa méfiance de Pride. La discussion s’amorça et les mots coulèrent, faux et vides. D’autres demoiselles s’étaient jointes au Trio et Sea ne supportait pas parler de leurs affaires devant ces insignifiantes décorations. La voix qui retentit alors la statufia et elle se retourna lentement vers l’importun. D’où provenait cette assurance que possédait Pride Ashfield ? D’où pensait-il se permettre de telles familiarités ? Elle le jaugea du regard, redevenue silencieuse. Il n’était rien, mais se croyait beaucoup. La scène qui se déroula alors la médusa au point qu’elle ne fit aucun geste, qu’elle ne bougea pas et se contenta d’observer. La cravate qui glissait autour du cou de sa maîtresse, l’ordre déguisé sous l’interrogation, les gestes repoussants du jeune Serpentard. Un maître et son chien. Anfisea les vit s’éloigner et se réveilla alors. Se décollant du bar, glissant entre les danseurs, elle les rejoignit, toujours silencieuse. Pourtant, une sourde colère l’éreintait, noircissant son regard. Pourquoi Kaprice ne réagissait-elle pas ? Comment Pride osait-elle la traiter ainsi ? Elle s’était tue durant les semaines passées, mais cela était assez. Rejoignant alors le frère et la sœur, Anfisea s’interposa. Posant sa main gauche sur celle de Pride qui tenait la laisse, elle le lui fit lâcher. Puis glissant la droite autour de la cravate, elle la décrocha habilement et la jeta au sol devant le jeune Ashfield. Kaprice est ma cavalière. Le jaugeant durement, son regard de glace transperçant les prunelles sombres, elle ne réveilla qu’une part de ses Ténèbres, mais ne céderait pas. Si tu veux danser, trouves-toi quelqu’un de ton âge.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Bal ou intrigue politique ? ♦ Sujet commun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» La politique post-révolution teintée d'Islam..
» BDE - RP COMMUN
» DEVOIR COMMUN [OBLIGATOIRE]
» Les Modules en commun de tous les Génie
» Intrigue #5 : Couple n°5
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Silencio :: Poudlard :: 
7e étage
 :: 
Salle sur Demande
-
Sauter vers: