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 Help me ♦ Sanders

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MessageSujet: Help me ♦ Sanders    Mer 18 Jan - 14:15

« - Alors t’attends quoi ? T’as ta baguette, un seul petit sortilège et voilà morte. Tu veux pas le rejoindre ? T’es pas cap ! »

Lucrezia prend sa baguette et l’imite en train de se jeter un sort. Tout le corps de Nirina tremble, des larmes coulent de plus en plus abondement. Elle essai de détourner le regard, mais la voix de Lucrezia la poursuit. Nasillarde, moqueuse, destructrice. Alors Nirina prend une nouvelle gorgé espérant faire tare Lucrezia. Boire, voilà la seule chose qu’elle a trouvé pour faire Lucrezia. Cela marche de moins en moins, elle s’abreuve de sa colère, sa peine, ses doutes pour prendre possession de ce corps qu’elles sont obligées de partager. Lucezia disparait, elle fait apparaitre des images, des souvenirs à la place. Elle revoit son visage. Il lui sourit, il rit. Elle avance les doigts maladroitement pour pouvoir sentir une nouvelle fois le contacte de sa peau, mais ses doigts ne se prennent que du verre froid. Alors elle crie. Elle donne un coup de poing dans le miroir. Sa main est en sang et son visage se reflète dans les éclats tombés sur le sol. Non, elle n’est pas folle, elle n’est pas devenue folle. La voix de Lucrezia résonne, elle lui dit de se flinguer, que de toute façon c’est la seule façon de le retrouver. Ses yeux vides se posent sur ses mains ensanglantés. Elle fout sa baguette dans un tiroir et le ferme à clé, quand elle sera trop saoule, quand elle sera prête à écouter Lucrezia, elle sera incapable d’ouvrir ce tiroir. Il est le dernier geste conscient qu’elle fait.

Il y a aussi cette lettre. Cette lettre pitoyable qu’elle a écrite à Sanders. Elle a peur de lui envoyer. En même temps il l’a vu dans des états les plus pitoyables qu’il soit. Elle amène à nouveau le goulot de la bouteille à sa bouche, la voix de Lucrezia lui dit qu’il ne viendra même pas, qu’il en a rien à faire d’elle. Elle appelle d’une voix embrumée l’alcool sa chouette. Une toute petite bestiole dont on peut douter de la race. La bestiole hésite, quand Nirina boit trop il lui arrive de balancer sa bouteille sur Piou. Le brune ne fait pas le moindre mouvement menaçant, alors elle se pose, levant la patte, attendant qu’on lui attache le message. Les doigts de Nirina s’emmêlent, elle s’énerve, elle jure. Lucrezia se moque de son incapacité, lui disant qu’elle est incapable de rien faire. Elle laisse tomber, la bestiole a l’habitude, ses griffent s’enfoncent dans le papier et elle s’en va. Elle sait où elle doit aller, ce n’est pas la première fois.

« - Ta gueule Lucrezia, j’en ais rien à foutre de ce que tu dis. »

Non, ce n’est pas vrai, les paroles de Lucrezia la touche malheureusement et elle le sait. Elle se laisse tomber sur le sol, ses doigts lâchent le cadavre de la bouteille qui n’a plus d’intérêt maintenant à ses yeux. Elle ferme les yeux, la tête lui tourne. Elle aurait dû faire comme on lui avait appris, agir en sang pur. Une sang pure ne boit jamais d’alcool. Elle a besoin de plus d’alcool, elle part à quatre pattes dans la pièce chercher une bouteille d’alcool. Une sang pure reste toujours digne quoi qu’il arrive. Cela fait des mois que personne n’est venu ici à part elle, elle considère ce QG comme une maison, si on peut appeler cela une maison véritablement. Une sang pure ne demande jamais de l’aide aux autres. Ses doigts ouvrent avec maladresse le placard et saisissent une bouteille au hasard. Elle ne se soucie même pas de ce que s’est, tout ce qu’elle veut, c’est que ce soit quelque chose qui lui permettent d’oublier, que ce soit somnifère, alcool, tranquillisant, elle s’en fout. Une sang pur ne montre jamais ses sentiments. Elle veut l’oublier. Est-ce trop demander ? Pourquoi est-ce qu’il l’a suivie l’idiot. Tout aurait été si simple, elle se serait vengé et serait revenu. Ils se seraient marier et tout est bon. Sauf que non, rien n’est bon, car il l’a suivit, il l’a suivit jusqu’ici et il s’est fait tuer. L’idiot. Rectification de la dernière règle, une sang pur ne doit pas avoir de sentiments. Elle le déteste.

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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Ven 20 Jan - 22:06

Si tu n'as pas de mots mieux que le silence alors tais-toi !


La rue est triste et froide sous mes pas. Elle résonne et le son de sa tristesse m'envahis perfidement. Je regarde le bitume sombre. Mes yeux semblent lui hurler d'arrêter mais il n'écoute pas. Personne n'écoute. Le monde s'égosille depuis un moment pour que sa souffrance ait un soin. Mais si peu l'entendent et encore moins l'écoutent vraiment. Il n'y a pas de passants dehors, alors qu'il ne fait pas si moche, et que la soirée n'est pas si avancée. Rien d'explicable. Même les moldus restent chez eux. Leur inconscient leur souffle qu'un danger les attends hors de chez eux et ils y courent se réfugier. Ils ne savent pas pourquoi et ne comprennent pas, mais ils obéissent à leurs instinct. Après tout ils n'ont que ça. Autant qu'ils s'y accrochent autant que possible, comme je m'accroche comme je peux à mes idées, pour me battre, encore et encore. J'ai la rage au coeur de voir ce monde à l'abandon. On dirait que tous sont morts alors qu'en fait ils se terrent. Même les moldus l'ont sentis, impossible de leur cacher. Je serres les dents. Le monde est plein d'une foutu merde en ce moment. Je regarde à droite et à gauche, pour traverser la rue, comme si une voiture allait débouler. Mais je garde espoir que le monde s'embrase à nouveau du souffle de la vie.

-" T'es juste un crétin optimiste..."

Oui ça m'arrive de me parler. Ca vous dérange ? Si il y a qui dise que c'est un signe probant de folie, d'autres rétorque qu'au contraire cela montre un génie incontesté. J'espère que pour moi la deuxième solution est valide. Je serre les mains dans mes poches. Mes doigts se referment inévitablement sur ce bout de papier ignoble et froissé. Je l'ai lu et relu et re relu avant d'arriver ici. J'ai eu envie de le déchiré. J'ai passé une main dans mes cheveux, mes yeux ont de nouveau parcouru ces lignes désespérée et je me suis résigné. Je l'ai froissé, mis dans ma poche sans aucune compassion. Elle se fout de moi non ? Je me mords les lèvres en y repensant. Je suis en chemin Nerina. Comme toujours, je suis en chemin. Je ne laisserais jamais tomber personne de ma propre volonté. Donc mon énervement n'est pas réel. Je suis plutôt inquiet. Je suis toujours inquiet. Les gens autour de moi ne peuvent me cacher leur sentiments. Rose était l'un des seules avec qui je parvenais à être vraiment calme, car je n'arrivais pas à lire en elle. Mon frère est également brouillé. Mais tout le monde ne peut pas être un mystère. J'approche doucement. Je sors une de mes mains de sa poche et agrippe fortement à mon sac. J'ai pris un sac, au cas où. Au cas où quoi ? Bah au cas où elle soit vraiment dans un mauvais état et que je doive passer la nuit, voir la nuit d'après avec elle. Et j'ai de quoi la soigner contre à peu prêt n'importe quoi. Sauf son chagrin. Il n'y a que le temps qui guéri d'une telle chose. Je crois que je suis bien placé pour le savoir.

Je rentre dans la maison. Les sentiments que je perçois m'énervent déjà. Ils sont brouillés, alcoolisés. Je fronce les sourcils. Nérina c'est pas vrai ! J'avance à petits pas accusateurs jusque dans la cuisine où je la trouve. Elle ne m'a pas vu. Elle sort une bouteille du placard. Une bouteille d'alcool. Je suis rarement méchant ou violent, mais avec elle, ce n'est pas pareil. Elle se met toujours dans des situations impossible ce qui fait que je suis obligé. J'avance à grand pas, attrape ses épaules et l'oblige brusquement à me faire face. Je suis en colère. Je suis en colère parce que j'aime pas qu'on joue à se flinguer la vie, y'a mieux à faire. J'attrape avec force la bouteille qui vient s'exploser contre le mur, éclaboussant les murs, les meubles et le sol. C'est pas grave, on peut nettoyer ça avec la magie sans problème. Je la regarde. Je sens son coeur dévasté et sa douleur affreuse. J'ai mal pour elle et ce n'est pas une métaphore. J'ai vraiment mal. Mais je m'en fou, on se bourre pas la gueule ! C'est mauvais pour la santé. Oui je suis docteur ça vous dérange ?

-" C'est jamais une solution."

J'adoucis mon visage et l'amène contre moi. Je la sers très fort. Par contre, elle sent vraiment fort l'alcool. Je ne peux m'empêcher de sentir. Ca pue horriblement. Elle n'a pas lésiné sur la dose. Ah j'aime pas ça, ça m'énerve. Les gens qui se bourre la gueule pensant que ça va résoudre leurs problèmes, qu'ils vont oublier, alors qu'ils ont tout faut. Oublier c'est renier le passer, c'est se renier et se perdre. Ca ne sert à rien. C'est pas une solution. Je lui montre mes doigts.

-" Combien ?"

J'observe ses yeux. La pupilles est complètement dilaté. Je soupire...


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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Mar 24 Jan - 17:02

Jamais une solution, elle est d’accord avec lui, cependant cela permet d’oublier pendant un moment et c’est tout ce qu’elle demande, oublier pendant un moment. Est-ce trop demander ? Elle se laisse blottir contre Sanders, elle a envie de dire qu’il fait chier, sauf qu’elle ne fait rien, elle fait simplement la gueule, car il a balancé sa bouteille contre le mur. Combien de fois s’est-elle blottit contre lui ? Elle ferme les yeux, ce n’est pas contre lui qu’elle veut se blottit, c’est contre Benvolio. La dernière fois qu’elle s’est blottit contre lui cela remonte à tellement longtemps. Elle se sent conne, car s’il est mort aujourd’hui c’est de sa faute, c’est elle qui l’a entrainé dans tout cela. Il ne voulait pas qu’elle aille en Angleterre, mais elle ne l’a pas écouté. Il devait bien être le seul à s’opposer à projet et à réponse. D’un geste malhabile, Nerina repousse la main de Sanders, non elle ne veut pas faire semblant, elle en a marre de devoir compter des doigts imaginaire. Toujours la même chose, elle en a marre, elle veut que tout ceci se termine.

« - Laisse tomber ton coup des doigts, tu veux pas qu’on baise ? »

Toujours la même question et toujours la même réponse. Beaucoup diraient oui, mais lui ce n’est pas de son genre, probablement est-ce pour cela qu’elle lui pose, car elle sait qu’il dira non. Elle a honte de ce qu’elle fait, elle en a marre d’être dans cet état, mais bon elle n’a pas le choix. Elle doit aller jusqu’au bout maintenant, sinon la mort de Benvolio n’aura même pas de sens et elle ne peut pas lui enlever ça. Lucrezia se fout d’elle, encore une fois. Elle lui dit que de toute façon la mort de Benvolio n’a jamais eut de sens, il est mort, comme ça, à cause d’elle et cela s’arrête là. Nerina voudrait bien dire à Lucrezia de la fermer, mais elle ne peut pas, Sanders l’a prendrait pour une folle. Elle n’a pas encore été capable de lui parler de Lucrezia, personne ne sait pour Lucrezia à vrai dire. Personne ne connait cette fille sombre, qui pourrait tout claquer d’un coup. Le genre de fille qui, si tu lui mets un flingue dans les mains, elle butte tout le monde, simplement parce que cela l’amuse. Cette fille, c’est une véritable tueuse en série, non c’est bien pire, elle est une cross killer. Elle pourrait butter son voisin, prendre une douche pour enlever le sang et aller faire les courses comme si rien n’était, mais tout en étant consciente de ce qu’elle a fait. Nerina déteste cette fille et cette fille déteste Nerina. Lucrezia n’aurait jamais dû voir le jour, c’est de leur faute à eux, à eux tous.

« - J’ai besoin d’une clope… »

Elle est nerveuse, elle n’aime pas quand Lucrezia essaie de prendre le dessus, celui lui fait peur. Elle sait de quoi elle est capable et elle sait qu’elle peut toujours faire pire qu’elle ne l’imaginait. Elle se détache de Sanders et ne fait plus attention à lui. Tout ce qui la préoccupe et de trouver un paquet de clopes à l’abandon. Elle ne les achète jamais, elle ne supporte jamais le regard du vendeur sur elle, alors elle les emprunte aux autres. Oh elle leur rendra bien un jour, mais ce jour n’est pas encore arrivé. Du bout des doigts elle attrape un paquet, ses doigts s’emmêlent, elle jure. Si elle fume ce n’est pas pour ce donner un genre ou pour se calmer elle. Non, c’est pour qu’elle se la ferme enfin, c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour faire taire Lucrezia. Toujours les mêmes gestes, elle prend un clope, la glisse entre ses lèvres, attrape un vieux briquet qui appartenait son sang pur de père et l’allume. Sauf que cette fois-ci le briquet s’ouvre dans le vide. Alors elle tourne un regard vitreux vers Sanders. Elle se souvient qu’il est là. Peut être qu’il lui a parlé plus tôt, peut être qu’il l’a même touché, mais tant qu’elle était en train de chercher ses cigarettes rien ne comptait à ses yeux. Elle pousse un soupir, cela ne sert à rien à lui demander, elle le sait très bien. Il est chiant Sanders. Alors elle jette la cigarette loin d’elle, elle a trop l’habitude des elfes de maison pour pouvoir faire attention à ce qu’elle laisse trainer derrière elle. Maintenant qu’elle n’a plus le tabac pour faire taire Lucrezia, elle se console avec Sanders. Quitte à ne pas la faire taire, au moins peut-elle ne pas l’écouter.

« - Tu fiches quoi ici déjà ? »

Elle a trop bu, alors elle a oublié qu’elle avait envoyé une lettre. Ce n’est pas la première fois qu’elle pose la question. Elle pose à chaque fois la question, se demandant ce qu’il fiche ici et comment il arrive toujours à la trouver. Elle continuera probablement à la poser, elle aime les habitudes, même si elle ne s’en rend pas compte. Un monde carré et répétitif, il n’y a rien de plus beau. Pas de changement trop brusques, juste l’habitude, c’est chiant à force, mais vaut mieux que les brusques changements. De toute façon, les seuls moments où elle a été heureuse, c’était dans les moments d’habitudes, ca fait peut être d’elle une fille un peu chiante…

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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Mer 25 Jan - 22:52

Welcome to my life.


Elle s'est blotti contre moi, comme toujours. J'ai resserré mes bras contre son corps un peu tremblant pendant un moment, avant de la lâcher. Comme toujours. Parfois je me demande ce que je fais encore là, et je me dis que c'est la dernière fois que je la laisse se bousiller ainsi, que je lui permette de recommencer. Et comme à chaque fois j'ai pas franchement le courage de l'engueuler. Je pourrais, je le fais, mais jamais comme si j'étais vraiment en colère. Parce que je garde ma colère en moi. Je sais ce que ça peut faire de comprendre que quelqu'un est en colère. Ca fait tellement mal au coeur. Je n'aime pas quand quelqu'un est en colère, parce qu'ainsi mon coeur bat la chamade, j'ai envie d'être méchant, et je souffre tellement au final. Je n'aime vraiment pas ça. Mais l'espèce de tristesse à moitié apathique que je ressens en Nerina... brrr, ça me fait plutôt frissonner. On dirait qu'elle n'est plus vraiment humaine lors de ces moments là. C'est comme... Comme si quelqu'un n'avait pas de sentiments. Ou du moins seulement une drôle d'indifférence. Même le Lord à des sentiments : de la violence, de la haine, sûrement de la souffrance aussi. Je ne l'ai heureusement pas encore approché d'assez prêt pour savoir vraiment.

-" Laisse tomber ton coup des doigts, tu veux pas qu’on baise ?"

Je ne suis pas surpris. Je secoue la tête gentiment. Nerina est complètement saoule, et ça fait une raison déjà de ne pas coucher avec elle. Je sais, je suis pas forcément toujours un mec drôle. J'essaye de me détendre vous savez, j'essaye de profiter de la vie. Mais sans Rose... Sans Rose, elle est moins belle. Et puis toute cette souffrance dans ce monde de fou ! Et puis jamais je ne pourrais profiter de quelqu'un bourré. C'est drôle, mais n'importe quel homme aurait sauté sur l'occasion. Nerina est une fille en or, gentille quand elle n'est pas triste et déchirée, et vraiment belle. Et aussi bien plus jeune que moi. Environ une dizaine d'année. Bon, ce n'est pas non plus comme si j'avais l'âge d'être son père. Mais quand même... Je soupire. J'ai l'impression que ses sentiments se défilent, comme s'ils ne voulaient pas s'exprimer. Je fronce les sourcils. Ce n'est jamais vraiment bon de garder ses émotions. Mais ce doit être l'alcool. L'alcool, ça rend tout un peu confus.

-" J’ai besoin d’une clope…"

Et elle se détourne de moi. J'ai envie de frapper dans un mur. Non, pire ! J'ai envie de la frapper. De la secouer, lui hurler dessus : réveille toi bordel Nerina ! Je serre les dents, je serre les poings. Comme d'hab. Elle ne m'a pas appelé pour que je sois moi même de mauvaise humeur. Je la regarde fouiller des yeux la pièce. Elle cherche sa drogue. En elle résonne une curieuse émotion que je nommerais comme manque. Je déteste ça. Alors je regarde ailleurs, je me détourne. Comme si sa vision me dérangeait. Comme si la voir comme ça... Je ferme les yeux. Ca n'a rien à voir. Ca me fait juste tellement mal de la voir ainsi. Quand je les rouvre, c'est pour tomber sur son regard absent. Absent, mais quémandeur. Mon regard se fait dur, les muscles de mon visage se crispent.

-" Tu fiches quoi ici déjà ?
- Je suis là parce que tu as besoin de moi..."

Je répond machinalement. Mais il va falloir que ça cesse tout ça. Je veux revoir un sourire sur son visage. Et un vrai. Pas un de ces trucs forcés et minable qu'elle me fait souvent, pensant que je ne la vois pas, que je ne vois pas ses yeux tristes. Mais Nerina ignore une chose, en plus d'être très observateur, ce qui me permet déjà de deviner, je suis empathe. Du coup je peux pas le louper, ça me prend à la gorge, ça lacère mon coeur avec une telle violence... Une larme se met à couler le long de mes yeux. Elle ne comprendra pas pourquoi. Je ne lui ai jamais dis que j'étais empathe. Peu le savent. Mon frère ne le sait pas... Rose le savait. Mais Rose est morte. Je l'essuie rageusement, cette larme. J'ai envie de me lâcher.

-" TU VEUX PAS ARRÊTER DE SOUFFRIR BORDEL ???"

Je m'énerve tout seul. En plus, je sais même pas pourquoi elle m'a appeler. Je shoot dans une chaise qui s'en va. Et puis je jure, parce que j'ai mal au pied. J'ai vraiment super mal ! Je m'agite, je m'agace, et j'essaye de me calmer. J'approche doucement. Je la regarde, j'ai les yeux humides. Arrête... S'il te plait arrête... Ta souffrance me fait tellement mal ! Je caresse doucement sa joue, comme si elle était encore un enfant.

-" Pourquoi suis-je là ? Hein Nerina, pourquoi ton coeur a besoin de moi maintenant ?"

J'ai murmuré ces deux questions avec une douceur infinie. Je la regarde avec une compassion énorme. Quoiqu'elle puisse en penser, c'est sincère. Tout ce que je dis et ce que je fais, je le pense sincèrement.


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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Dim 29 Jan - 16:41

Le regard dans les vagues, elle le regarde gueuler. Elle a envie de lui dire que si cela le fait si chier que ça qu’elle souffre, il a qu’à se tirer pour ne pas voir. Il n’a qu’à faire comme tous les autres et fermer les yeux sur ses larmes, elle refuse de les montrer de toute façon. La fierté des Zabini. Elle n’a pas été capable de pleurer à son enterrement. Elle aurait pu verser la moindre larme, sauf qu’elle ne l’a pas fait. Elle s’est contentée de cacher un visage froid derrière une voilette en résille. Elle n’a pas prononcé un mot non plus. Elle s’est simplement tirée, elle est simplement revenue en Angleterre et s’est enfermée dans le manoir Zabini. Elle déteste quand il crie, sauf qu’elle ne dit rien, elle a peur qu’il parte. Cela fait un mois qu’ils l’ont enterré, elle arrive toujours pas à se faire à l’idée. Du bout des doigts elle repousse la main de Sanders. Elle est peut être saoule, mais pas asse pour ne pas reconnaitre quand on la traite comme une enfant. Elle déteste ça. Quand on la traite comme une enfant. Elle se mord la lèvre inférieur, elle ne sait pas comment répondre. Elle n’a jamais vraiment compris pourquoi elle s’est tournée vers lui. Peut être parce que c’était le seul type baisable de l’assemblé ce sir là. Ou bien parce qu’il est le seul à l’avoir vu pleurer. Elle ne sait pas trop. Lucrezia se fout de sa gueule et lui dit qu’elle est incapable de répondre à une question simple.

« - Je crois… que c’est parce que tu es le seul asse idiot pour venir voir une fille comme moi. »

Elle se laisse tomber sur le sol. Parfois elle aimerait faire ça, s’allonger sur le sol, en plein milieu de la rue et tous les envoyer se faire foutre. Sauf qu’on ne peut pas s’allonger dans la rue, c’est dangereux. Elle regarde le plafond, un lustre pend. Elle se souvient, c’est étrange, c’est stupide, ils avaient des lampes qu’ils mettraient dans leur appartement. Elle l’avait agacé pendant des mois qu’elle ne voulait que des guirlandes florales et des lampions pour toute source de lumière. Elle l’avait agacé pour quelque chose qu’ils n’avaient même pas. Lui voulait un lustre, il voulait qu’ils vivent dans un château, car il disait qu’elle était une princesse. Tu parles. Elle déteste les châteaux, elle les a toujours détestés. Ces mains tremblent, il lui manque, terriblement. Lucrezia se tait, elle aussi elle aime bien Benvolio, à sa façon. Deux femmes amoureuses d’un même homme et lui, cela était bien le seul, aimait les deux.

« - On avait prévu de se marier en août… J’ai tout foutu en l’air. Je l’ai tué. »

Elle devait le dire, elle devait l’avouer. Elle a envie de rire, elle se sent tellement mal, qu’elle a envie de rire. Un poids dans son ventre la cloue au sol. Elle ne sait plus si elle est encore saoule ou si la douleur l’a fait soudainement dégrisée. Elle ne sait plus rien, elle sait simplement que Benvolio lui manque terriblement. Elle a honte de se montrer ainsi devant Sanders, elle ne ressemble à rien, sauf à une loque, est encore… Elle n’est plus rien. Et lui. Lui la voit, il la voit ainsi. Voilà ce qu’est devenu la branche des Zabini, une jeunesse décadente, entre une qui n’a pas de pouvoir, un qui est abrutit et la dernière qui vire alcoolique. Elle voudrait que le monde tombe en morceau, tout serait plus simple. Elle ferme les yeux, sa tête lui tourne.

« - Comment tu fais. Comment tu fais pour vivre ? »

Des mots cruels. Elle s’en rend compte, mais elle doit savoir, on doit lui expliquer. Elle, elle a essayé, elle a essayé bien des fois, mais chaque fois c’est la même chose. Elle revoit son sourire. Elle se souvient que s’il est mort tout est de sa faute à elle, qu’elle l’a entrainé malgré elle dans ce pays pourrit. Tout ça parce qu’elle avait bien voulu jouer les sangs purs pour une fois. Rien que cette fois. Plus jamais. Plus jamais elle n’agira comme une sang pur.


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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Mar 31 Jan - 1:26

I had a world on my own.


Je ne comprend plus la moitié de ce que je ressens. Que ce soit mes propres sentiments ô combien brouillon, ou les siens, trempé à vif dans l'alcool qui les imbibe maintenant. L'alcool qui semble les inhiber maintenant. Je sers les dents. Mon regard se pose sur les débris de la bouteille. J'ai bu à un moment de ma vie. Un petit moment, car j'en étais tellement malade, que je ne pouvais pas continuer. Je n'ai jamais tenu l'alcool. Un peu par ci par là, pour être un peu plus joyeux, lors des fêtes, juste histoire de, mais ça n'allait jamais trop loin. Ca ne pouvait pas. J'avais toujours beaucoup trop de remord. On me traitait de reloue. Mais il en fallait bien un qui reste sobre pour s'occuper des autres. J'ai toujours eu ce sentiment de responsabilité envers les autres, comme si c'était à moi de porter le monde à bout de bras. Je me sentais bien trop souvent d'humeur paternelle, un peu l'homme qui veut sauver le monde. Il n'y a pas à chercher loin, il y a une explication : je suis empathe. Pour ceux qui ne veulent pas comprendre ce qu'on ressent comme souffrance à écouter le monde, je dirais simplement que c'est comme si le jour le plus triste et le plus affreux du monde avait élu domicile dans votre coeur. Comme s'il s'y était implanté pour grossir encore et encore et finalement exploser. La douleur du monde est mon fardeau.

-" Je viendrais toujours pour toi."

Petite réponse à sa phrase. Réponse inutile, mais vraie. Je viendrais toujours. Je pourrais n'avoir plus de jambes et plus de bras que je trouverais encore le moyen de venir. Toujours. Parce que je ne la laisserais jamais tomber. Jamais. Sauf... Sauf si elle renie totalement qui elle est et qu'elle s'enfonce dans les froides ténèbres. Jamais je ne pourrais l'y suivre. Mais je risquerais mon être pour la ramener. Et je ferais tout pour qu'elle n'y sombre pas. Nerina trouvera toujours en moi une épaule pour s'appuyer. J'ai envie de me battre pour ce que je crois juste. Mais j'ai tellement peur. Peur de perdre ce pour quoi je crois vivre. J'ai tellement peur qu'Antonin me reprenne. Peur que par la force et la souffrance, le chantage et la violence, il arrive à me faire plier. J'aimerais être sans peur et sans reproches mais ce n'est pas le cas. Et Antonin me connait trop bien. Il sait user de mes faiblesses et moi trop peu les contrôler. Je sais que s'il me reprend, il pourrait me faire basculer. Et là je ne serais plus Sanders, le docteur. Je serais un autre, un homme brisé, qui fera ce qu'on lui demande, même plus capable de voir la lumière. Même plus capable de protester. Je serais une chose. Et je porte en moi cette grande faiblesse. Et je me hais d'être ainsi fait. D'un coup elle se met par terre. Et dit qu'elle l'a tué. Son désespoire me prend à la gorge et je ne retiens pas les pleurs qu'elle retiens. Parce que ce sont ses sentiments et pas les miens qui s'expriment à travers ma sensibilité.

-" Tu n'y pouvais rien. Tu ne savais pas."

Je m'assois pour la rejoindre et m'allonge à mon tour sur le carrelage froid. Je frissonne quelque peu. Et Nerina me pose la question. Comment fais-tu ? Les larmes reviennent embrouiller mes yeux. Mais cette fois ce sont mes larmes. Les miennes, à moi. J'ai essayer de boire, pour voir si ça passerait comme ça. J'ai pas tenu une semaine. Je ne sortais plus, je n'avais même plus envie de vivre. Le vent me semblait dérisoire, le soleil bien pâle, les gens tristes. Pendant un mois je n'ai rien fait. J'ai à peine manger. A vrai dire j'avais perdu plus de dix kilos, ce qui est énorme. Rose était partis. Notre enfant avec elle. Il n'y avait rien de pire que j'aurais pu vivre. C'était vraiment ce qui pouvait arriver de pire. Et c'était arriver. Je me suis posé alors tellement de questions, sur la vie, la mort, sur moi, et ce que je devais faire. Je ne voulais plus me lever. J'avais peine à me regarder dans un miroir. Comment le faire ? Je n'étais pas prêt d'elle quand c'est arrivé. Je n'étais pas là à la protéger. Ca ne serait jamais arriver si je n'avais pas tarder à la rejoindre. Rose était une née moldue et je le savais pertinemment. J'aurais dû faire plus attention. Et un jour je me suis levé. Comme tous les autres d'avant. Le ciel me paraissait désespérément sombre. Je suis sortis voir le monde. Ce monde si triste, ce monde si froid. Sa souffrance m'a émut, bien plus qu'à l'ordinaire, sans doute parce qu'elle résonnait sombrement avec la mienne. Je me suis dis que Rose n'aurait pas voulu que je reste à me lamenter. Elle aurait voulu que je me batte. Et j'ai trouvé ma raison de vivre à nouveau.

-" On n'a pas qu'une vie Nérina. Tout peut recommencer. Depuis que Rose et notre enfant sont morts, la vie est un combat. Depuis ce jour, j'ai décidé qu'on ne me marcherait plus sur les doigts. On ne peut pas oublier. Jamais. Ca reste comme une blessure à vif dans notre coeur, blessant notre être sans arrêt. Mais on peut vivre avec. Il faut l'accepter. Accepter qu'ils sont partis, et que nous sommes resté."

Vive le discours à deux balles. Parfois je trouve que j'en fais trop. Je verse une nouvelle larme. Nérina à tord si elle croit qu'elle pourra vivre sans. On ne peut pas jamais. Mais il faut le surpasser. Ou alors elle se laissera couler et la vie ne sera plus qu'un éternel cauchemard.

-" Ce n'est pas les morts qui sont à plaindre, mais ceux qui restent et leur souffrance. On ne peut pas éternellement vivre dans le souvenir d'un passé joyeux. Il faut savoir aller de l'avant..."

Je la regarde. J'ai séché mes larmes. J'ai les yeux tristes. Parce qu'ils ne peuvent pas être autrement. Parce que je n'ai pas à cacher ce que je ressens, c'est ce qui fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Les mangemorts méprisent cela. Ils méprisent l'amour et la tendresse, ils ne comprennent pas ce que je peux ressentir en ce moment, et ça fait leur faiblesse. Car cela leur cache une grande partie du monde. Ils ont une vision lacérée par leur idéologie de la vie et de ses émotions. Ils auront du mal à avoir autant de convictions que j'en ai car mon passé est meurtris par la souffrance de l'amour, mais mon avenir éclairé par un espoir infini. Je me bat pour Rose, pour retrouver une vie heureuse. Rose aurait voulu que je continue à vivre comme avant. Rien n'est terminé pour moi. J'ai trente trois ans, et encore un long chemin à parcourir, je l'espère.

-" Frappe moi si j'ai trop l'air d'un crétin."

Je souris un peu. Moi et mes beaux discours, parfois, on devrait aller à la poubelle.


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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Lun 6 Fév - 18:12

Elle ne répond rien, que répondre ? Il a raison. Il fait chier, il a toujours raison, ce n’est pas drôle, elle ne peut jamais s’opposer à lui, seulement l’approuver. Elle pourrait même trouver cela ennuyeux, sauf que non, elle aime ses paroles. Cela réconforte son cœur blessé. Quand elle les entend elle ferme les yeux et elle se laisse apaiser par la douce mélodie de ses mots. Même cette garce de Lucrezia cela ferme quand il prononce ces mots. Oui, il arrive à la faire taire, un véritable miracle. Elle est triste, mais cela s’apaise doucement, c’est comme un bonbon amer qui vous laisse un arrière goût désagréable. Quelle chose étrange sont les mots, ils peuvent vous détruire, comme vous apaisez. Elle aurait aimé le connaitre plus tôt, peut être qu’il l’aurait empêché de faire la connerie de venir ici et de vouloir se venger d’Alec. Si elle l’avait connu plus tôt, probablement n’aurait-elle jamais fichu sa vie en l’air. Cependant le temps n’est pas aux regrets, il a raison, il faut essayer d’avancer. Elle le sait, elle le sait que c’est dur, que cela fait mal. Elle le sait que dans une semaine la même scène va recommencer, qu’elle va se remettre à boire pour oublier cet imbécile de Benvolio. Elle le sait très bien tout cela, sauf que là, elle veut juste se laisser apaiser par la musique des mots, rien qu’un instant, se laisser apaiser.

« - T’as l’air d’un crétin. »

Sauf qu’elle ne le frappe pas, il ne mérite pas qu’elle le frappe, il est trop gentil avec elle pour qu’elle le frappe. De toute façon ils ont l’air tout deux de crétins, allongés sur le sol, parmi les débris, ils doivent être ridicule. Un sourire amusé se dessine sur les lèvres de la brune. Elle a envie de rire de la situation qui est ridicule il faut l’avouer. Cependant cela ne reste qu’un sourire, cela fait des mois qu’elle n’a pas laissé échapper un sincère éclat de rire de ses lèvres et elle n’est toujours pas prête. Elle a toujours peur de rire sans lui, elle a peur qu’il lui en veuille. Pourtant cet idiot de Sanders à raison, vivre au passé ne sert à rien, seul le présent et le futur comptent. Elle a peur de l’oublier, elle a peur que si elle s’ouvre aux autres, à la vie, elle l’oublie, qu’il ne deviennent plus qu’une ombre. Alors qu’est-ce qu’il sera ? Plus que cette ombre ? Une ombre que tout le monde à oublier. La tristesse revient, elle vous aime bien. Vous essayez de la chasser et elle revient, contrairement à la joie qui déserte. Elle se mord la lèvre, elle ne peut pas se laisser abattre. Sinon tout va recommencer. Cela va recommencer. Elle le sait très bien, elle veut juste repousser l’échéance.

« - J’ai envie de manger des pancakes. Tu en veux ? »

Sa voix trahit le retour de la tristesse, pourtant elle glisse sur ses lèvres un faux sourire qui – elle le sait très bien – ne trompera pas Sanders. Elle se lève, légèrement titubante, l’alcool n’a pas encore cessé de faire totalement effet. Cependant elle n’y prête guère attention et avance de son pas titubant vers le frigo se rattrapant de justesse à la porte. Elle veut cacher sa terreur derrière des pancakes. Sa terreur de l’oublier. Est-ce qu’elle est ce genre de femme ? Ce genre de femme qui oublie celui qu’elle aime. Ses doigts se resserrent autours de la poigné. La magie des mots commencent déjà à cesser de faire effet. Justement. Elle ne peut pas l’oublier, elle n’y arrive pas. Faire comme si rien n’était, continuait à faire semblant de sourire, de rire et de fermes les yeux sur cette tristesse qui revient. Elle a honte d’être ainsi. Sanders est si gentil avec elle, s’occupe si bien d’elle et elle, qu’est-ce qu’elle fait ? Elle se montre ingrate en gardant toujours cette tristesse profondément en elle.

« - Cela va prendre un peu de temps, je préfère les faire à moldue. Il disait toujours que les pancakes sont bien meilleurs fait à la main qu’à la magie. »

Il. Elle n’est même plus capable de prononcer son prénom de peur d’éclater en sanglot. Oui, il était devenu un simple il. Une généralité. Elle fait comme si rien n’était et elle se contente de cuisiner. Tout du moins d’essayer, elle n’a jamais été douée pour cela, on lui a toujours préparé, même à son retour en Angleterre son père a tenu à ce qu’un elfe de maison s’occupe d’elle quand elle est au manoir Zabini, le reste du temps elle mange dehors ou se fait faire. Non, faire la cuisine ne fait pas partie de ses capacités, en même temps une sang pur cuisinait ? Cela serait une déchéance… Elle l’a toujours regretté, la seule chose qu’elle sait à peu prés faire ce sont des pancakes et encore. Simplement parce qu’il a bien voulu lui apprendre. Oui, toujours il, rien que il. Ses doigts glissent, les œufs tombent, sauf qu’elle n’y fait pas attention et continue d’un air absent. Elle se concentre ou tout du moins essaie. Elle n’y arrive pas, il ne cesse pas de revenir. Lucrezia s’éveille. La magie des mots a cessé de faire effet.


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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Mer 8 Fév - 21:51

Everything will be nonsens.


La réponse tombe, implacable. T'as l'air d'un crétin. Je ne m'offusque pas. Après tout c'est la vérité. Et celle ci n'est pas blessante. Alors je rigole doucement. J'aime rire. J'aime sourire. Montrer au monde que je suis heureux, comme montrer que je suis malheureux. Je ne crois pas qu'il y ait du mal à étaler ses sentiments, car c'est ce qui nous construit aussi. De toutes façons, les autres ne peuvent pas me les cacher alors... Vous saviez que le sourire est quelque chose d'innée chez l'être humain ? Bon je dis humain, disons également sorcier, après tout nous venons bien du même monde, et nous sommes physiquement identique. Les bébés qui naissent sourds et aveugles montrent quand même leur joie par un sourire. Ils n'ont pu ni l'entendre, ni le voir, alors comment peuvent ils sourire ? Tout simplement parce que c'est inscrit dans nos gênes, façons de parler évidement. Mais c'est un fait. Nous sourions, nous rions, quand quelque chose nous est agréable. Comme les larmes. Elles sont sensées laver les yeux des poussières, mais elles lavent aussi le coeur des débris de tristesse. Laver est une tâche fatigante. Et on se sent fatigué quand on a bien pleurer. Oui les sentiments sont propres à chacun, et ne pas se permette de les montrer, donc également de les éprouvés, c'est se mentir à soit même, mentir au monde. Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c'est malhonnête. Je ferme les yeux le temps d'une respiration et c'est une drôle de tristesse qui vient chatouiller mon coeur. Tristesse accompagnée d'une peur que je connais bien. Nerina... Je la regarde droit dans les yeux et lui affirme :

-" Tu ne l'oublieras pas. Jamais. Tu ne pourras pas. Même si tu continue ta vie sans lui, il restera à jamais gravé en toi."

Comme Rose et notre enfant reste en moi. Je les pense chaque jour. Je les imagine m'attendre dans une maison, me sourire. C'est après un énorme travail sur moi même que maintenant je parviens à aimer ces pensées. Avant elle me déprimaient, parce qu'elles montraient ce que je n'aurais jamais. Maintenant elles me permettent juste de vivre un peu avec eux. Je vois le petit garçon courir vers moi. Je ne le nomme pas, il y a une raison à cela. Nous n'avions pas encore décider. Nerina me fait rire avec son envie de pancakes. On dirait une femme enceinte ! Bon j'exagère quand même. J'aime les pancakes. J'aime les faire. Je hoche la tête sans vraiment répondre et la regarde se relever en titubant. Je fronce les sourcils mais n'ajoute rien. Le sol est froid et dur dans mon dos. Je contemple le plafond, perdu dans le méandres de mes pensées, et puis je me relève, pour la suivre. Je la regarde commencer à prendre chaque objets nécessaire à la préparation de ces fameux pancakes. Un sourire flotte sur mes lèvres fines.

-" Je ne cuisine jamais comme un sorcier."

Ce n'est pas drôle d'utiliser la magie pour faire ça. D'ailleurs si jamais mon père avait su que je cuisinais, je crois que je me serais pris une gifle.Pour lui c'était le boulot des elfes de maisons, et non d'un sorcier de sang pur. Brrr. Je frissonne en repensant à lui. Sa violence bouillonne encore en moi, comme la trace fade d'un souvenir puissant. Elle remue mes tripes et serre mon coeur. Mon père est mort, mais il reste encore à ce jour l'homme qui me faisait le plus peur. Mes souvenirs volettent autour de moi et je ne peux m'empêcher de plonger tristement dedans. Je le revois, le jour où je suis revenu de Poudlard pour les vacances... C'était noël. Noël ! Et même si ça ne voulait pas dire grand chose pour mon père... Je revois ses traits déformés par la honte, l'agacement, la colère, le mépris, le dégout. Sa voix était implacable : endoloris. Il n'avait pas réussis à faire de moi le fils qu'il aurait voulu et il tentait par la violence de rectifier ce tire. Mais non content d'utiliser la magie, il décida de marquer mon corps quand il appris que j'étais tombé amoureux d'une née moldue. Je me souviens de sa force me saisissant au col, à la gorge. Je me souviens de ses sentiments empreint de violence. Mon père qui haïssait les moldus utilisa un de leur moyen de torture. Et quand le fouet déchira ma peau, aucun de mes cris ne parurent l'émouvoir. Moi je voyais au fond de son coeur qu'il croyait que ce qu'il faisait était juste. Une main distraite passa dans mon dos sous mes vêtements, toucher l'une des nombreuses cicatrices restantes. Pas de guérison magique pour moi car la leçon devait rester imprimée. Elles étaient maintenant devenues fines et blanches, barrant la peau de mon dos.

-" Ne t'inquiètes pas Nerina, tu y arriveras."

Mon souffle vint chatouiller sa nuque et je l'enserrais dans mes bras fins. Je ne suis pas un colosse fait de muscles brutaux. Au contraire. Je suis finement dessiné. Un peu comme ces sportifs qui font de l'escalade. J'aime bien ce sport de moldu. A vrai dire j'aime beaucoup de sport de moldu et en pratique un certain nombre. Pas régulièrement. Vu que je suis recherché, ça serrait un peu idiot de prendre un abonnement dans une salle de sport. Comme de venir sous mon vrai visage sans aucune protection au chemin de traverse. Nous les résistants avons la vie dure.


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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Ven 10 Fév - 23:22

Elle frissonne malgré elle quand Sanders l’entoure de ses bras. Une stupide rougeur teint soudainement les joues. Elle a l’impression d’être une de ces stupides collégiennes qui rougit pour un simple sourire d’un garçon qu’elle ne connait même pas. Idiote. Jamais elle ne s’habituera aux hommes, ils la mettront toujours mal à l’aise quand ils sont trop proches d’elle. Benvolio avait bien compris cela, alors personne n’avait le droit de l’approcher sauf lui. Un sourire nostalgique se dessina sur ses lèvres, elle se souvient de ces moues d’agacement quand elle regardait trop un autre homme. Elle aimait ses petites manières jalouses, il s’en voulait pour cela, il avait peur de l’enfermer, mais elle, elle aimait cela, elle voyait que c’était sa manière de lui montrer qu’il tenait à elle, alors elle ne disait rien. Lucrezia se tait, elle ne dit rien, elle aussi se languit de Benvolio. Elle aussi elle était amoureuse de Benvolio, à sa façon. Et lui, il les aimait toutes les deux. Il les aimait à sa façon. Elle ne pleure pas, un simple sourire triste sur les lèvres. Si elle pleurait à repensant à cela, il s’en indignerait et lui reprocherait de ne l’avoir jamais dit qu’il l’avait rendu triste. La tristesse s’envole, il a toujours su la consoler, même quand il n’est pas là. Elle essaie de mélanger, elle n’y arrive pas, alors elle rit, un éclat s’envole dans la pièce.

« - Si tu veux manger des pancakes il faudrait que tu me lâches. »

Elle s’échappe de ses bras avec légèreté le plat entre ses bras. Elle le tient comme un nourrisson, mélangeant d’une main. Elle titube, elle rit. Elle est heureuse, chose étrange, heureuse, malheureuse, mélancolique ? Qu’est-ce qu’elle est ? Elle passe d’un état à l’autre sans trop savoir pourquoi. Le moindre souvenir le plonge dans la joie de le revivre et la tristesse de voir disparaitre Benvolio. Elle passe d’un état à l’autre la douce demoiselle, elle est perdue dans ses souvenirs, elle s’y accroche désespérément. Elle veut y croire aux paroles enchanteresses. Elle veut croire que oui elle y arrivera, qu’elle arrivera à vivre. Sauf que pour le moment, si elle continue de vivre, c’est simplement pour terminer sa vengeance, pour rien d’autre. Elle le sait très bien au fond, elle n’est pas forte, elle n’y arrivera pas. Benvolio était sa seule raison, il a été celui qui l’a sauvé de ce monde cruel et maintenant il la laissait là toute seule. Est-ce qu’elle allait pouvoir se débrouiller seule ? Un nœud se forme au sein de son ventre, mais elle garde malgré tout le sourire. Elle rit, elle chantonne, elle a peur.

« - J’espère. J’espère qu’un jour j’y arriverai. Je suis pas forte comme toi. J’avais toujours quelqu’un auprès de moi, Serena, puis Benvolio. Même à Poudlard j’avais cette fille. Ana. Maintenant je n’ai personne… »

Elle se mord la lèvre inférieure. Elle se rend compte de ses paroles, si elle a Sanders. Il vient toujours pour elle quand elle en a besoin. Il vient tellement souvent qu’elle a tendance à l’oublier, quelle amie pitoyable qu’elle fait. Lucrezia lui susurre avec plaisir qu’elle a toujours foirée toute sa vie de toute façon. Nerina ne l’écoute pas, elle a finit de tourner la pate. Elle ne fait que des gestes mécaniques, cherchant poêle, huile et autres… Des gestes mécaniques, elle ne s’excuse pas, elle espère qu’il n’a pas relevé sa remarque. Des gestes mécaniques, ne penser à rien d’autre que faire ces fichus pancakes. Elle les trouve, elle manque de s’assommer, tout lui tombe dessus. Elle pousse un soupir et laisse le bordel là tout simplement se contentant de faire ses pancakes. Elle rangera plus tard. Cela grésille, un sourire enfantin se dessine sur ses lèvres.

« - Tu me diras s’ils sont bons. Je m’entraine pour mon futur enfant, comme ça il aura une maman qui fera les meilleurs pancakes. »

Elle essaie de mettre de la joie dans ses paroles, mais elles restent creuses. Irrémédiablement creuses. Chacune de ses paroles semblent la ramener en arrière, ils avaient prévu d’avoir un enfant. Ils auraient dû en avoir un, mais aujourd’hui elle en doutait, elle finirait sa vie seule, sans amant, sans enfant. Seule…

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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Jeu 23 Fév - 18:34

Vivre à en crever.


Je rigole doucement et la lâche. C'est vrai que ce ne doit pas être pratique de remuer la pâte avec deux bras qui vous entoure. C'est drôle, mais la regarder cuisiner, ça me fait penser à Rose. Pourquoi ? Parce que Rose cuisinait beaucoup. C'est elle qui m'a appris presque tout d'ailleurs. Etant une née moldue, pour elle la magie et la cuisine, c'était presque la même chose, mais elle ne songeait jamais à utiliser l'une avec l'autre. Jamais. Cela n'aurait eu aucun sens. Alors elle cuisinait. Et elle chantait en même temps. C'était ce genre de chansons calme au début qui partait vers des fins explosives, ce genre de chansons que nous aimions. Souvent elle arrêtait ce qu'elle faisait cinq minutes et continuait de chanter en agrippant fortement et me forçant à danser. Je n'aime pas particulièrement danser car cela me rappelle mon enfance. La danse était un de ces savoirs apparemment absolument indispensable pour un sang-pur. Mais la danse de Rose n'avait rien à voir. Elle était délirante, complètement à côté, et tellement plus belle de sincérité. Il n'y avait pas tout ces chichis et toutes ces règles, seulement l'instinct du corps suivant le rythme. Et puis elle me lâchait et continuait de cuisiner. Nerina rit, Nerina sourit. Moi je suis heureux de l'entendre comme ça. Je sais que ça ne tiendra pas tout le temps, mais l'espace d'un instant, elle peut au moins être heureuse. Je me surprend à arrêter de penser un instant également. Juste respirer, sourire, se regarder, vivre... Vivre à en crever.

-" J'espère qu'ils seront bon je meurs de faim !"

Vous n'aviez jamais remarqué à quel point cette expression était stupide ? Si je mourrais vraiment de faim je serais affalé pitoyablement sur le sol, les joues creusées et le ventre maigre. Si je mourrais vraiment de faim, à peine un son sortirait de mes lèvres pour quémander ne serait-ce qu'une bouchée. Mais halte là pensées tristes ! Nous avions enfin réussi à nous laisser aller un peu, je serais fou de tout gâcher. Je la regarde faire, rire un peu, virevolter, la pâte dans les main comme un bébé dans ses bras. Elle se met même à chantonné et je croirais revoir un peu Rose. Je secoue la tête négligemment, je ne veux pas vivre dans le passé. Je fronce les sourcils à la remarque de Nerina. Maintenant je n'ai plus personne ? Est-elle aussi aveugle ou se garde-t-elle le droit d'être égoïste. J'ai l'impression d'être un meuble dans son horizon de vie, un être qui ne sers pas à grand chose sur lequel on peut quand même se reposer. Et Nerina n'a pas que moi j'en suis certain.

-" C'est faux... Tu y arriveras, seule ou avec quelqu'un, mais tu y arriveras."

Je n'ai pas osé dire moi. Si ça se trouve je ne suis pas assez fort pour tromper sa solitude, et c'est pour ça qu'elle se sent seule. Alors je ferme ma bouche et j'encaisse. Je ferais mieux la prochaine fois. Être un ami c'est également accepter qu'on ne peut pas toujours aider, que parfois on ne suffit pas. Pourtant il faut toujours être là, au cas où. On m'a toujours dit que j'étais un très bon ami. Je ne sais pas si c'est vrai du moins j'ose l'espérer. J'ai toujours eu peur d'être méchant. Sans doute parce que mes parents n'avaient pas peur de l'être avec moi. Entre violence et injures, mon enfance ne me laissait que rarement du répit. La pâte est presque prête et j'ai hâte d'en goûter. Nerina la façonne encore quelque peu et sort une poêle. Moi je souris parce que je sais que c'est pour bientôt. Elle en fait cuire et l'odeur me saute au nez. J'aimerais sentir ça tous les matins, parce que c'est vraiment agréable. Ca donne faim, ça titille, ça donne envie de se lever le matin. J'acquiesce à la remarque de la jeune fille. Bien sûr qu'ils seront bon.

-" Ce seront sans doute les meilleurs !"

Je passe une main maladroite dans mes cheveux en bataille. Je n'essaye même pas parce ce geste de les coiffer je sais pertinemment que c'est peine perdu. Ma mère trouvait qu'ils étaient beaux mais indomptables, alors elle les coupait. Quand j'ai commencé à lui dire d'arrêter, ils se sont mis à faire vraiment n'importe quoi. Maintenant je ne les garde ni long ni court mais dans une sorte d'entre deux. Ils sont surtout long au sommet de ma tête et s'envole vers le ciel. Sauf que je n'ai pas vraiment besoin de gel ou de divers et variés procédés magique moi. Je regarde avec envie les pancakes dans la poêle. Je suis venu sans manger, c'est pas le genre de chose que je prend le temps de faire quand je dois aller aider quelqu'un dans le besoin.


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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Mer 29 Fév - 11:35


Elle regrette, elle regrette toujours ses mots, comment a-t-elle pu dire ceci à son ami ? Lui qui a toujours été à ses côtés, le seul qui est capable de l’engueuler quand elle fait une connerie. Elle s’en veut. Cependant elle ne sait pas comment dire ces regrets, elle ouvre la bouche, mais finit toujours pas se taire. Elle veut aller vers lui, mais elle n’y arrive pas, elle a trop honte de ces mots, elle n’arrive pas à les prononcer, cela reconnaitre ces erreurs, cela serait reconnaitre qu’il est trop important pour elle ? Cela lui fait peur, elle a déjà tant perdu. Benvolio, Serena… Elle les a perdu tous les deux et si elle le perdait lui ? Elle chasse ses pensées, elle ne veut pas y penser, elle préfère fuir devant ce qui lui fait peur que de devoir y faire face. Ah il est beau le courage des gryffondors. Elle ne le connait que de vue, elle n’y a jamais goûté, du moins elle en a pas le sentiment. Son âme se tord douloureusement, elle s’en veut, elle s’en veut encore et encore. Elle essaie pourtant de cacher ses sentiments, elle essaie avec des sourires et des rires. Sauf que lui, lui il sait toujours. Il sait toujours quand elle ment avec ses sentiments. Il sait toujours la vérité. Comment fait-il ? Elle ne sait pas, tout ce qu’elle sait c’est qu’elle ne peut pas lui mentir et qu’elle s’en veut à cause de cela. Elle a peur de le faire souffrir inutilement, lui qui est son ami, elle qui ne cesse d’en profiter, d’en user et abuser. Quelle misérable amie fait-elle.

Le remords semble avoir chassé complètement l’alcool. Elle se sent un peu mieux, mais elle est toujours là, hésitante avec ses pas. Telle une funambule, elle avance sans trop savoir comment ne pas tomber, alors elle avance, pour ne pas penser au vide tout simplement. Elle rit, elle rit à sa remarque. Elle voudrait que ce soit un rire sincère, mais malgré elle il est jaune. Jamais elle ne sera une bonne mère, jamais elle ne sera mère tout court. Cette idée lui brise le cœur, elle, elle aurait tant voulu que quelqu’un la berce, soit un père pour ses enfants, il y avait bien Sanders, mais c’était Sanders, c’était simplement un ami. D’une main engourdie, elle attrapa une assiette de pancake et l’emmena sautillant entre les débris de verre sur le sol, vers la table basse du salon. Un soupire s’échappe de ses lèvres.

« - Sanders, je suis désolée, pour tout à l’heure… »

Voilà, elle lui a dit, elle lui a dit ce qui pesait sur son esprit. Elle ne comprend pas pourquoi elle a dit ça, par spontanéité certainement, mais elle ne comprend pas elle-même, alors comment s’expliquer ? Elle s’en veut, c’est certains. Elle se dit qu’elle aurait dû tout lui expliquer, sauf qu’elle en est incapable. Elle est incapable de lui dire qu’elle a peur de s’attacher maintenant à qui que ce soit, qu’elle a peur de perdre à nouveau des êtres chers, mais qu’elle est incapable de vivre seule. Alors elle dit simplement qu’elle est désolée, car elle ne peut pas dire plus que cela. Oublier, oublier les mots qu’elle vient de dire. Alors elle cherche sa baguette. Elle n’est plus là. Un soupir s’échappe de ses lèvres. Elle a oublié où était cachée sa baguette, mais pas ce remord. Cela serait encore une partie de cache cache qu’elle allait irrémédiablement perdre.

« - J’n’aurais pas dû dire que j’étais toute seule, car je t’ai toi maintenant, sauf que toi c’est… toi. »

Elle pose son regard sur Sanders et lui adresse un triste sourire. Il est le seul jusqu’à ce jour qui a tenté de guérir ses plaies, il y est presque arrivé, mais… Mais elle n’arrive jamais à savoir ce qu’elle veut avec lui, un coup elle veut l’engueuler, le suivant elle veut pleurer dans ses bras. Sans parler de leur étrange rencontre où elle l’avait automatiquement déclaré comme un type baisable. Sanders, c’est Sanders… Elle ne sait jamais vraiment comment réagir avec lui, mais lui sait toujours, il trouve toujours les mots. Parfois elle l’envie, elle aimerait bien être comme lui, la vie serait certainement plus simple.
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MessageSujet: Re: Help me ♦ Sanders    Jeu 15 Mar - 20:11

On m'avait dit te pose pas trop d'questions...


On m'avait dit, la vie, c'est comme une boite de chocolat, tu sais jamais vraiment sur quoi tu vas tomber. Alors il faut essayer. Parce que si on essaye pas, on ne sait jamais et on subi. Qui m'avait dit ça ? Vous allez rire, mais c'est le professeur Minerva Mcgonagall. Dans quelles circonstances ? Elle n'était pas la directrice de ma maison, mais j'avais de très grandes affinités avec elle, j'étais excellent en métamorphose et j'adorais ça. Un jour j'étais venu la voir à la fin d'un cours, et je lui avais tout dit sur ma famille en lui faisant promettre de ne pas le répéter. Je sais qu'elle a tenu parole. Elle m'avait dit que j'étais peut être tombé sur un mauvais chocolat, mais que cela ne devait pas affecté ma volonté de réessayer. Elle m'avait conseillé de tout oser, parce que c'est comme ça qu'on avance. Une très grande femme Minerva. Lors des premières années du retour de Voldemort, lors du renouveau de l'ordre, nous nous étions rapproché. Je dois dire qu'elle était un peu comme une seconde mère comme moi. Il ne faut pas croire qu'elle n'a pas de coeur. Elle a toujours eu un côté imperturbable, et ne montrait que rarement ses sentiments et ressentiments, mais moi je savais. Elle a un coeur énorme. Elle donne beaucoup pour les autres, se montre dure parce qu'elle veut que chacun montre le meilleur de lui même. Nerina me souris un peu et s'excuse. Je hoche la tête.

-" De quoi tu parles ? Je ne me souviens pas que tu ais fait quoi que ce soit pour avoir à t'excuser !"

Ok je me moque un peu d'elle. Mais elle le sait bien, je le fais exprès. Elle balance une phrase qui ne veut rien dire, mais moi je m'en fiche, j'aime les phrases qui ne veulent rien dire. La preuve, j'en fais beaucoup. Alors bon, je ne peux pas juger. J'aime balancer de grandes phrases poétiques, un air de philosophie, quelques rimes sur les lèvres, des mots grandiloquents... Un parfait écrivain non ? J'aime orner de fioriture mes phrases. Donc souvent ça ne veut rien dire. Enfin bon. Elle répond, rétorque, pour tout à l'heure... Je fronce les sourcils. Toi c'est toi, voilà bien un truc qui ne veut rien dire du tout. Sauf pour moi. Je comprend ce que Nerina a dans le coeur. Je comprend. Et j'ai un drôle de sourire Je hausse les épaules. J'ai l'air de m'en foutre. Mais en fait, dans mon coeur, c'est une douce chaleur qui vient de faire son nid. Je me sens bien. Nerina, ce n'est pas encore ça. Mais ça viendra. Un jour elle se relèvera. Elle se relèvera, et là, son sourire sera si éclatant que le soleil lui même sera obligé de se cacher les yeux s'il ne veut pas s'aveugler. Elle sera tellement radieuse que rien ne pourra plus l'atteindre. C'est tout ce que je peux lui souhaiter.

J'attrape un pancake que je dévore sans attendre. Il est encore un peu chaud et je le sens descendre le long de ma gorge, atterrir dans mon ventre. Ce qui est drôle c'est que j'ai toujours mangé tout le temps. Je veux dire que je n'ai jamais été très attentif à ce que j'engloutissais. Mais je ne prenais jamais un gramme. Au contraire... Enfin si, je fais attention à une chose : je suis végétarien. Je ne mange absolument pas de viande et pas de poisson, et ce depuis que j'ai 13 ans. Je mange des œufs par contre, du tofu, du lait... Bref je ne suis pas anti produit animalier. Enfin bref. Je mange un deuxième pancake. Nerina les fait très bien et c'est d'ailleurs pourquoi un troisième vient vite rejoindre les deux autres. Je parle en même temps de tout et de rien, histoire de détendre un peu la jeune femme. On rigole, on parle de tout et de rien, on se chamaille comme des enfants. Et dans son coeur je perçois un instant de tranquillité. Enfin... ! Je souris. Même si je sais que ça ne durera pas, j'ai réussi à lui faire oublier ses larmes rien qu'un instant. Et maintenant elle rigole à des blagues plus nulles les unes que les autres.

On a beau dire qu'il est facile de sourire, deux âmes brisées comme les notre savent à quel point c'est faux...

FIN


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