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 Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]

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MessageSujet: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Mer 23 Nov - 23:43

Cours de Magie Noire n°I

Le maléfice d'asphyxie.


Description de la salle de Magie Noire.


Rumeurs sur votre charmant professeur

Lorsqu’il était entré en poste à Poudlard, l’éminent Moloch Harris avait pris grand soin de modifier tout l’agencement et toute la décoration de sa salle de cours, de manière à ce qu’elle colle au plus près de son univers torturé. Patiemment avec goût et méticulosité, le vieux loup, avait tordu la pierre, bridé la lumière, ou encore saccagé les odeurs, pour faire de son quartier général, une véritable antre, bâtie à son image. Un psychiatre lâché dans cet endroit baroque, surchargé, pour ne pas dire chaotique, n’aurait eu aucun mal, à retrouver dans l’ambiance du lieu, une projection matérielle de l’inconscient du tueur.

Le premier souci du Directeur de Serpentard avait été de voiler les fenêtres. De jour comme de nuit, hiver comme été, la lumière arrêtée par de sombre et somptueux rideaux, ne pénétrait jamais dans cette salle. Seul d'étranges chandeliers d’argent, soutenant des cierge rouges, dont la cire grésillante dégoulinait comme des larmes de sang, permettaient de voir et de suivre les cours de l’auguste Magister.

Brisant l’éternel et habituel, ordre de lignes et colonnes des pupitres scolaires, Moloch avait ré-agencé les positions des tables sous la forme d’un grand U, dont l’ouverture coïncidait avec l’emplacement de son gigantesque bureau noir. Ainsi, le professeur était sur, que nul ne pourrait se dissimuler au fond de la classe pour laisser vagabonder son attention. Il aimait à se promener dans le U, à déambuler au milieu des élèves, pour soudain s’arrêter devant un étudiant et se pencher brusquement à son niveau, le visage à quelque centimètre de la face surprise, pour le regarder dans les yeux.

Au sol, un grand et moelleux tapis de velours rouge, placé à l’intérieur du U de bureaux, dissimulait un gigantesque pentacle runique gravé et peint à même les dalles de l’école. Il était très rare qu’il soit découvert en public. Et seul les élèves les plus brillant avaient l’occasion de voir le signe diabolique être dévoilé au fil d’un cour, pour illustrer quelques invocations ou incantations licencieuses.

Sur les murs, Moloch Harris, avait accroché certains des tableaux les plus célèbre de sa collection d’art : Minotaure dans son labyrinthe, Saturne dévorant ses enfants, Caïn assassinant son frère Abel, ou encore Abraham sacrifiant son fils. Autant de peintures surchargées dont les huiles opaques, luisaient étrangement dans la pénombre. A intervalles réguliers, de grosses étagères étiraient leurs montants d’ébène enluminurés, vers les voûtes du plafond. Dans ces collections offertes au regard mais protégées des voleurs par des portes vitrées, on trouvait de tout : foetus dans des bocaux de formol, vieux parchemins étrangers, lames et couteaux tranchant, petites statuettes profanes, têtes d’animaux empaillées, petits instruments de musiques, verres en cristal, têtes de mort...

Enfin sur son grand bureau, reposaient fièrement l’emblème de la maison serpentard, un grand sablier, un délicat escarpin de verre, toujours un bouquet de fleur (jamais les même), et trois splendides cordons bleus (brillante distinctions gagnées par le vieux sorcier au cour de divers concours de cuisine sorcière).

* * *


«Sifflotements joyeux»

En ce pluvieux matin de Septembre, Moloch Harris paraissait d’exellente humeur. Debout derrière un grand chevalet pour toile de peinture, qu’il avait installé à côté de son bureau, il s’amusait à apporter les dernièrs perfectionnements à son nouveau chef d’oeuvre pictural. Le Directeur de serpentard peignait à la manière sorcière. C’est à dire le pinceau volant tout seul sur le dessin, seulement guidé par de nonchalant coups de baguette. Cette méthode peu orthodoxe, avait au moins le mérite de lui laisser une main libre, pour tirer tout à loisir sur sa grosse pipe fumante. 

«Nouveaux sifflotements joyeux.»


Très satisfait, de lui, le Professeur de Magie noire, se recula de quelques mètres pour avoir une vision d’ensemble sur sa création. Minotaure dévorant le coeur d’Ariane. Nul doute que le succès artistique serait au rendez-vous, pour cette toile, pensée comme une réécriture audacieuse du mythe du monstre à tête de taureau. Pas de Thésée pour jouer les troubles fêtes dans le labyrinthe. Pour une fois le prédateur gagnait à la fin. Ce qui n’était pas pour déplaire au peintre amateur.

A dire vrai, cela faisait des années, que le vieux Loup avait presque terminé sa peinture. Mais depuis tout ce temps, il lui avait toujours manqué l’inspiration pour le visage d’Ariane. En effet, rien n’était plus ardu, que trouver une charmante modèle, capable de mêler pour les plaisirs du peintre, la douceur de l’innocence, à la noirceur d’une souffrance sans limite. De ces douleurs sans fin que l’on ressent, lorsque son cœur était arraché à vif. Heureusement, il y avait quelques jours de cela, notre Psychopate de bonne compagnie, avait eu la chance de croiser à un vernissage, la charmante, sublime, pétillante et très appétissante Madeleine R. Duras. La jeune femme avait tout de suite capté son attention. Et si le vieillard ne pouvait encore se targuer de l’honneur d’avoir observé sa Muse, se trémousser la cage thoracique éventrée,, il n’en demeurait pas moins, que c’était très inspirant que de la représenter ainsi offerte aux crocs de Minotaure.

Allons trêve de plaisanteries esthétiques, l’heure approchait. Et comme pour souligner l’incroyable ponctualité du vieil homme, le grand gong de bronze du château, sonna les huit coups du début des cours. Avec une méticulosité parfaite, Moloch nettoya son pinceau et le rangea dans un étui molletonné, qu’il déposa à son tour dans un tiroir du bureau qu’il ferma à clé d’un coup de baguette. Il éteignit ensuite sa pipe, la secoua au dessus d’une petite boîte à tabac et l’accrocha à un petit socle. Enfin il ne lui resta plus qu’à attraper sa grosse canne de bois noire, décorée sur la poignée d’une tête de loup d’argent rugissant, pour aller accueillir ses premiers étudiants. 

En descendant de son estrade, Moloch Harris, jetta un oeil à la grande pile de cages dormant dans un coin de la pièce. La bruyante pyramide (il s’en échappait des gazouillis, des jappements, ou encore des miaulements) avait été sagement recouverte d’un grand voile de velours noir, pour ne pas dévoiler trop tôt le mystère de la leçon à venir, à la curiosité des élèves. Comme à son habitude, le Magister, était vêtu avec élégance. Loin de l’image du loup garou vulgaire et bestial, il prenait toujours grand soin à coller à son idéal de vieux Dandy. Une grande robe noire au col de fourrure bordé de liserés émeraudes, des chaussures impeccablement cirées, un parfum de grand prix, et de nombreuses chevalières précieuses à ses griffes acérés. L’homme en imposait, et il se dégageait de sa silhouette puissante et impressionnante, une glaçante majesté sortie d’un autre âge.

Prenant plaisir à faire claquer sa grosse canne lupine, Moloch Harris un sourire carnassier révélant sa dentition luisante, ouvrit la porte au premiers élèves. Sa voix grave, à la diction élégante envahit le couloir pour appeler au silence.

-Bienvenue mes enfants. Je vous en prie. Entrez...




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MessageSujet: Re: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Ven 25 Nov - 16:45

Père disait que les forces noires étaient un désenchainement terrible, mais puissant, des facultés magiques.
Propos qu'il n'avait jamais laisser entendre en présence, animal épeuré, de Kaprice. Je me souvenais de ses sourires, de ses lèvres murmurant ces mots ondulants, venant ronronner contre ma poitrine dans une réconfortante vérité. Souvent, je m'étais laissé aller à des rêves plus sombres et interdits, osant, du bout des doigts, effleurer des fantasmes à la noirceur toujours plus terrifiante. Mais à chaque nuit, chaque respiration, saccadées, me heurtait avec un violent réalisme, et je revenais, silencieux et discret, me poser dans les grandeurs connues de ma soeur. Je n'avais pas encore acquis ce besoin vital de posséder autre chose que ce savoir m'étant accessible. Je ne m'en contentais pas, certes, mais loin de chercher à dépasser un niveau académique, je portais un intérêt spécial à la bibliothèque à l'appartenance de la maison à la Clé. Pendant une seconde, je me dis que mes propos étaient contradictoires. Comment pouvais-je me permettre de chercher à garder un niveau académique limité et pourtant, en sachant pertinnement que la bibliothèque, descendance évicée du blason Craft renfermaient bien plus de savoir impropres que la Réserve même de Poudlard? Des centaines d'années de recherche, afin de parvenir à enfermer dans plus de milles ouvrages le savoir et la connaissance de deux familles aux destins mêlés? Sombres arcanes, rongeant nos veines, pourrissant nos gènes dans des hierarchies plus qu'absolues, qui aurait pût croire qu'un jour, les Domitius des Craft dûrent parler en maître à ces derniers? Terrassé par le remord inavoué. Voilà ce qu'était la splendeur des Ashfield. Une vaine rebellion de l'esclave, qui contre toutes attente, parvient à jeter à genoux son maitre. Voilà l'illusion dans laquelle s'était bercé ma famille. Mais si, bien au contraire, les Craft avaient posés autour de leurs propres cous les entraves qui les auraient précédés dans leur chute?

(...)

L'archet glissait en des portées de plus en plus violentes. Ombre frêle, qui ondulait sur les murs, je marchais sans y penser, souverain de mes pensées, esclave de mes illusions. Perdu dans les accords, je plongeais une attention dégradée sur les alentours, ignorant où je me trouvais. Piètre clown, arrogant petit prince, mes concertos cessèrent dans un violent glissendi quand entrant en collision avec un mur, la réalité se chargea de briser mes utopies. D'un coup sec, l'archet s'explosa en une myriade d'échardes, qui vinrent, pluie ravageuse, perforer ma joue dans des crissements intempestifs. Le massacre eut lieu en une seconde innaccessible. Intouchable. Innarétable. Mon archet brisé était tombé de ma main, et reposait sur le sol, mort.
Mon coeur s'était brisé en mille morceau, submergé par une rage plus bestiale que la lignée même des Ahenobarbus. Mes lèvres closes, en une froide impassibilité, je fixais le cadavres de mes erreurs etendus sur le sol, sans oser réagir. Des claquements de pas, amalgames erronés dans une partition brûlée, des élèves s'approchaient. Passèrent à côté de moi. Un garçon s'arrêta. Les gammes s'accélérèrent, les mouvements s'exagérèrent. Il me toucha.
- Entreißen.
Ma voix s'était faite murmure. L'explosion se fit orage. Sans intérêt, sans motivation, je regardais ma victime tomber à genoux, plongé dans une douleur purement physique. Ma douleur était bien plus grande. Je venais de briser mon archet. De quel droit avait-il osé me déranger dans mon deuil? Son pouce arraché laissait au reflet de mes yeux un spectacle peu stimulant. Seul le sang sur le bas de ma robe témoignait un peu de ma participation à son martyre. Je me penchais, effleurait du bout des doigts la fleur pourpre se déversant de sa main et je récupérais mon archet. Mes yeux ambrés plongèrent sur lui, lui apposant un regard entendu.
Proie.

(...)


-Bienvenue mes enfants. Je vous en prie. Entrez...

Nous n'étions pas vos enfants. Je ne l'étais pas. J'étais frère? Je n'étais fils. Je n'appartenais qu'à Kaprice et à mon instrument. Mon instrument, qui m'avait dévoilé avec une évidente crauté à quel point il m'était facile de sombrer dans la faiblesse. Je m'étais laissé avoir, petit chat surpris par l'oiseau qui s'envole. J'essuyais sur ma robe les traces de sang, cherchant à éteindre d'un souffle mental le hurlement de douleur de l'élève comme l'on tuerait une chandelle. C'était la première fois que je torturais. Après quatre ans de silence, je venais de briser la fragile coquille de ma réputation. La colère rongeait encore mon esprit, de manière insatisfasaite. Je ne savais la gérer. Je n'avais jamais su la gérer. Elle était comme une tâche d'huile sur une oeuvre que l'on sait condamnée. Et dont l'on ne peut que regarder la mise à mort, sans rien faire. Elle attaquait mon esprit avec une vulgarité effroyable, détruisant mes repères de calme et d'insensibilité. J'avais besoin de Kaprice. J'avais besoin d'elle. Mais les obligations scolaires plaçaient devant moi une heure de cours. Je rageais. Peut-être serait-elle là. Je gardais la gorge nouée, taisant dans ma poitrine la présence d'un serpent vénimeux. Je pénétrais, brebis noire, encerclée par un troupeau à la pâleur désolante. Je gardais les doigts glissés contre les traces de ma violence, ignorant les regards dubitatifs de mes compagnons à l'âme Verte. Je ne portais aucun attache quand à l'identité de ma victime. Elle n'en mourrait pas. Il lui faudrait seulement aller voir l'Infirmière. La notion de faiblesse s'implanta à mon regard déjà coléreux. Les gens étaient faibles dans leur douleurs. Je m'asseyais. Sortais mes affaires. Essuyais mes doigts sur le bois du bureau.


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MessageSujet: Re: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Sam 26 Nov - 22:25

Le regard rêveur, Ania, les bras en croix, allongée sur le sol regardait le plafond du couloir. Elle était perdue dans ses pensées, elle était perdue dans sa lointaine et glaciale Russie. Les élèves la contournait avec attention, on ne lui posait pas de questions, on ne lui reprochait rien. Elle était une mannequin, une muse, une artiste, aux yeux des élèves. Surtout elle était une siffleuse, alors on n’osait rien lui dire. De toute façon, même si quelqu’un lui faisait un reproche, elle ne pense pas qu’elle se relèverait. Le sol du couloir était confortable. Chose étrange. Son regard perdu observait le moindre détail du plafond. Allant jusqu’à la moindre fissure, jusqu’au moindre grain de poussière. Elle ne s’arrêtait sur rien et observait tout. Ses yeux se fermèrent, elle ouvrit ses sens aux bruits du couloir. Les rumeurs des élèves, leurs pas marchant avec une certaine musicalité sur le sol, le froissement de leur vêtement, le doux hululement des chouettes, le glas de la cloche qui sonne sa mort prochaine. Cette même cloche qui sonne aux autres l’annonce du cours. Elle se relève, lentement. Ses cheveux blonds poussiéreux sont emmêlés. La douce créature ne veut pas aller à ce cours, cela la terrifie. Elle sent déjà le regard dur, narquois, du professeur sur elle. Elle ne sait pas ce qu’elle a fait pour mériter de devenir sa souffre douleur. Elle n’est pas la plus douée des élèves, elle le sait très bien. Toutefois certains sont pires qu’elle. D’autres sèchent les cours, comme cette Remy Black par exemple. Il va même jusqu’à la protéger. Elle ne lui a pas fait d’avance. Elle aurait pu, mais elle ne lui en a pas fait. Cela ne sert à rien. Elle veut aussi se dire qu’au fond elle a trop de fierté, qu’elle peut obtenir l’indulgence du professeur uniquement par ses propres moyens. Du bout des doigts elle saisit son sac et rejoignit de son pas aérien la salle de classe. Son regard perdu dans ses rêves mystérieux, elle se glissait comme dans un rêve à travers les élèves. Son corps légèrement tremblant, possédée par la peur, elle continuait pourtant. Incertaine. Elle devait faire des efforts. Elle devait arriver à l’heure. Pas la première, mais pas la dernière. Elle voulait disparaitre dans la masse des élèves, pour qu’il l’oublie.

Elle se glissa parmi les autres élèves, parmi une brune de gryffondor et un roux venant de poufsouffle. Elle baissa la tête, ses cheveux blonds firent un rideau poussiéreux et emmêler cachant son doux visage torturé. Elle ne prit même pas la peine de chercher un réconfort auprès de sa seule amie Anfisea ou bien auprès de celui qu’elle appelait affectueusement son chevalier. Si elle était proche de l’un ou de l’autre, il repèrerait directement. Déjà elle sentait son regard lourd sur elle. Elle avait peur. Pas qu’il la touche, oh ça non, elle le dégoûte bien trop pour cela. Elle avait peur de bien pire. En rentrant dans cette salle de classe, la demoiselle avait découvert que de ce faire souiller en échange d’argent était bien peu comparé à ce qu’il était capable. Son but à lui était de la détruire et il aimait y mettre les formes. Elle ne savait pas trop pourquoi il agissait ainsi envers elle. Peut être était-elle trop belle ? Ou bien beaucoup trop blonde. Elle se glisse doucement derrière l’élève roux de poufsouffle qui était bien plus grand qu’elle. Son regard se perd parmi la masse, rêveuse. Il n’y a personne à sa droite ou encore à sa gauche. Elle ferme les yeux, elle prie un dieu invisible qu’aucun ami ou ennemi se pose à ses côtés. Elle a peur. Elle entend la voix douce et grave du professeur les invitant à rentrer dans la salle de classe. Elle sert contre sa poitrine son sac. Mes enfants… On pourrait presque le croire paternaliste. Elle tremble. Elle a peur de passer devant lui. Cependant elle n’a pas le choix.


Dc d'Ania Dunyasha, Sarah A. Netter, I. Daenerys Black, Luna Lovegood & Charlie H. Weasley.
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MessageSujet: Re: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Mer 30 Nov - 15:16

♫ Alice sait et Alice pleure. Pas d’erreurs, l’histoire elle la connaît par cœur…♫ Perchée sur la rambarde des escaliers, menant quelques pas de danse les yeux fermés, Anfisea fredonnait. A sa gauche, le couloir où de nombreux élèves attendaient tout comme elle que leur cher professeur de Magie Noire arrive. A sa droite, le vide de deux étages, parsemés de quelques escaliers mobiles. Elle ne se souciait guère des regards ou du fait qu’elle pouvait tomber. Elle semblait bien au-dessus de cela et dansait, tout simplement, les bras formant un arrondi parfait, courbe délicate dévoilant ses bras de nacre. Elle souriait, comme aurait pu le faire un enfant. Elle seule voyait au-delà du solide des murs de Poudlard. Perdue entre le présent et l’avenir, elle imaginait, défaisait, colorait. Pourtant, sans que l’on ne s’y attende, ses paupières se relevèrent vivement, dévoilant deux pupilles de glace. D’un souple bond, elle se laissa tomber au sol et récupéra son sac. Seulement quelques secondes après, la porte menant vers les ténèbres s’ouvrit.

Passant devant son professeur, elle inclina la tête, respectueuse. Bonjour maître. Presque un murmure. Elle se moquait qu’on l’entende, mais savait que cela ne devait être connu que d’eux. Ce n’était pas un fait établi, mais son sang bouillonnait en présence du criminel. C’était dans son corps, car cela devait être ainsi et non autrement. Flottant presque, tant ses pas étaient légers, elle longea les tables en U jusqu’à sa place. Ainsi, elle se trouvait au centre de la formation, pratiquement en face de son professeur favori. Posant son sac, elle aperçut néanmoins les élèves qui prenaient place. D’un simple mouvement gracieux de la tête, elle salua Pride, noble frère de sa diabolique maîtresse. Et puis, enfin, elle la vit. Ania. Tremblante, sûrement apeurée. Elle n’attendit pas, et lui saisit la main, puis la mena jusqu’à ses côtés. De quoi as-tu peur princesse ? Ici, nous sommes chez nous. C’est notre monde. Le noir, la peur, la souffrance, les ténèbres… C’était eux, les dangereux Serpentards, les fous Verts & Argents.

Elle s’assit, invita sa poupée blonde à faire de même à sa droite. Et elle attendit. Kaprice. Sally. Sans elles, le cours de Magie Noire était différent. Jouer au chat et à la souris avec la Prewett ne l’empêchait pas de reconnaître son indéniable talent. Et Kaprice était hors du temps et de l’espace. Un être tel qu’on en trouvait dans les cristaux les plus sombres. A elles trois, elles représentaient bien la noirceur de l’âme des vipères. Mais il n’était plus temps de partir en pensées plus sombres les unes que les autres. Le cours arrivait, passionnant. Et puis, qui savait résister à l’aura noir de Moloch Harris ? Elle l’attirait comme un papillon aime la lumière. Seulement, c’était l’Enfer qui faisait vivre Sea.


Dernière édition par H. Anfisea Black le Jeu 1 Déc - 18:12, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Jeu 1 Déc - 21:54

Sortilèges, maléfices, incantations... Tant de noms si divers, provenant parfois d'une étymologie différente, prouvant ainsi la richesse de la Magie et l'uniformité de celle Noire. Car tel serait le but de ce cours, étudier, initier les jeunes âmes de Poudlard à cette antique forme qui n'acceptait que les plus performant et les plus ambitieux. Sally sourit en caressant le cuir soigneusement huilé de la couverture de son livre. Ambitieuse, elle l'était de toute évidence et douée dans cette pratique de la sorcellerie, cela allait sans dire. Depuis son plus jeune âge, en parcourant les arcanes du Savoir, appellation bien pompeuse pour désigner les connaissances théoriques et à la disposition de tous contenues dans les livres, la Vipère avait amassé plus où moins légalement des acquits dans cette matière sujette à débat. Et comment expliquer par ailleurs la proposition du maître Harris, docteur ès Magie Noire, de la prendre comme héritière spirituelle ? Fière, c'était sa première réaction à l'annonce de l'homme très rapidement remplacé par un sentiment qui la poussait à se dépasser, pour qu'il devienne à son tour fier d'elle.

La belle demoiselle finit de gravir les marches de roches asymétriques et arriva au premier palier avec une grâce inaltérée par les halètements de fatigue qui secouait le torse de Séverin, son nouvel animal de compagnie. Un quelconque serment proféré dans un hypothétique passé l'avait fait passé dans son esprit de pantin jetable à garde du corps indispensable. Sally le distança de quelques enjambées pressées, sans bruit grâce à l'absence de talons. Si le règlement intérieur de l'Ecole ne prohibait pas ce genre de chaussures, la demoiselle avait su détecter la condamnation de celles-ci chez le corps professoral et portait ainsi donc de vulgaire ballerines lors des heures de classe. La Vipère se coula dans la salle de classe du Maître lorsque la porte s'ouvrit et le salua d'un respectueux hochement de tête. Si une seule personne sur cette Terre ne devait recevoir son estime, Moloch Harris était, et de loin, celui qui en bénéficierait. Derrière elle, Anfisea entra et souffla un salut dans lequel elle qualifiait de « Maître » le professeur. La poupée de porcelaine s'arrêta pour se retourner lentement et suivit la Scarifiée pour s'asseoir à ses côtés. Après qu'Ania fut réprimée par l'étrange Black sur ses tremblements nerveux, elle lui glissa à l'oreille

« Maître ? Aurais-tu un accord de soumission avec lui ? »

Sally, un sourire sadique flottant aux coins de ses lèvres, déposa précieusement le grimoire de Magie Noire à côté d'un carnet tapissé d'une soierie pourpre tirant légèrement sur l'indigo ainsi que d'une plume de merle à la pointe d'acier sculptée représentant un serpent. Le regard océan du Pacifique de la jeune femme se perdit sur les cages agitées entreposées dans un recoin de la pièce. De son ongle peint en noir, la Princesse effleura ses cils externes, délicatement, en songeant aux créatures voilées, dissimulées de la vision du Monde. Pourtant, un pressentiment lui assurait qu'ils allaient très rapidement découvrir ceux qui étaient caché en dessous... et ceux-là souhaiterons de toute leur âme ne jamais avoir quitté l'obscurité contre laquelle ils rouspétaient. La jeune femme reposa sa main en douceur près du rebord de la table et son regard croisa celui de la Gryffondor d'en face : Etheldreda. D'humeur joueuse et sachant pertinemment que ce cours était une séance de supplice pour la cousine rebelle de Kaprice, Sally replia ses doigts pour simuler un revoler pointé vers le coeur de la Lionne et, un sourire cruel sur sa bouche, fit semblant d'appuyer sur la détente. Le cours pouvait débuter.




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MessageSujet: Re: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Ven 2 Déc - 22:42

« Cook réveille toi c’est l’heure on va être en retard. Mais au nom de Merlin, réveille toi ! Cours de magie noire ! Allllleeeez ! »

Cook se réveilla en sursaut par son camarade de chambre. Or en entendant cours de magie noire, le jeune homme n’avait maintenant qu’une envie c’était de redormir. Comment pouvait on être motivé par ce cours ? Deux ans auparavant Cook ne se réveillait pas pour assister à un cours de magie noire, mais plutôt pour profiter de son cours préféré qui était ; les défenses contre les forces du mal. Cette matière consister comme l’indique son titre à se défendre contre les forces du mal. Aujourd’hui cela aurait été plus utile que la magie noire. Ce cours ne l’intéressait même pas, il avait plutôt l’impression lorsqu’il assistait à ces cours, qu’on lui faisait à lavage de cerveau pour entrer au côté de Voldemort. Mais ce n’était pas le genre de Cook de se rallier aux méchants, et encore moins de se rattacher à ceux qui méprisaient sa descendance de moldu.

Fini de rêvasser, il fallait tout de même trouver le courage et la force de se lever pour ne pas arriver en retard. Ne pas arriver en retard dans ce cours, le cours préféré sans doute du maître des ténèbres. Mais pourquoi avait-il prit le pouvoir ? Tout avait tellement changé depuis.. Cela ne convenait pas du tout à Cook. Le jeune blaireau n’avait plus que dix malheureuses minutes pour se retrouver au côté de son magnifique professeur ; Moloch Harris. Ouh quelle joie ! Heureusement Cook n’avait pas à traverser tout le château pour se rendre à ce stupide cours, cela l’aurait encore moins motivé à y aller. La salle commune des Pouffy se trouvait au sous sol, pas loin de celle des Serpentards. Et la magie noire était au premier étage, au même endroit où se déroulait les défenses contre les forces du mal.

Cook entra enfin dans la salle. Il était même en avance, manquant encore des élèves. Cette salle était éclairée par un lustre en fer. A chaque fois qu’il était ici, Cook était nostalgique. Et la rumeur disait que Voldemort avait jeté un sort à tous les professeurs qui tentaient d’instruire l’ancienne discipline. Un sort à la salle, où aux professeurs ? Il valait mieux espérer que ce soit la salle, et non le professeur. Avec un peu de chance Harris prendrait sa démission à la fin de l’année, ou mieux, en cours d‘année. Beaucoup de rumeurs circulaient à propos de ce professeur, personne ne savant lesquels étaient vraies ou fausses . Apparemment se serait un cannibale, un loup garou, ce qui n’étonnerait pas du tout le jeune Poufsouffle , il aurait combattu les deux guerres auprès de Lord Voldemort. Ce qui ne serait pas étonnant pour enseigner cette matière il faut être complètement barge. Il se serait également échapper d’Azkaban. Pourquoi pas.

Cook prit une place au fond de la salle, levant les yeux au ciel. Espérant que ce cours n’allait pas être une sorte de « propagande » parmi toutes ces vipères fanatiques qui qualifiait le professeur de « maître » et puis quoi encore ? Ce cours allait paraître long, très long, il aurait mieux fait de rester dans son lit.
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MessageSujet: Re: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Mar 6 Déc - 7:08

[Viiii je sais la première partie du post est complètement superficielle ; mais j’avais envie d’imaginer le quotidien d’une étudiante Poudlarienne <3 ; pardon pour le blabla ^^]

Salle de bain des préfets.

-Mademoiselle Ashfield ?

Vautrée sous une couette de bulles tièdes et parfumée, la sirène alanguie dans son bain, n’entendit pas le premier appel de son majordome improvisé. Ses pensées fatiguées, humides, et vaporeuses, glissaient et ondulaient, à la surface de l’immense vasque de la salle des bain des préfêt, revenant sans cesse aux obsessions de ses rêves de la nuit passée. Pride, le petit frère chéri, encore lui, toujours lui, avait profité des confusions de l’heure du loup, pour s’inviter par trois fois dans les fantasmes éthérés du calme dortoir des septièmes années émeraudes. A chaque fois, un soupir tiède, pressant sur les lèvres, la belle brune s’était réveillée, autant horrifiée par la noirceur de ses propre désirs que frustrée par la brièveté du songe languide trop vite interrompu. Le dos appuyé à la margelle du bassin, ses charmes dénudés mais voilés de vapeur flottant mollement sur les vaguelettes savonneuses, la Naïade dans son élément, errait entre ciel et abysses, touchant du bout du doigt les failles océaniques de son inconscient tiraillé entre affection et désirs coupables.

-Mademoiselle Ashfield ? J’ai votre thé qui est en train de refroidir.

Ondes vibratoires, distendues et assourdies, par le miroir de l’eau, les paroles réussirent néanmoins à atteindre l’esprit englouti de Kaprice. Avec le regret du bébé abandonnant le silence glougloutant de la poche chaude et maternelle, la belle redressa la tête hors du bain. Sa majestueuse crinière brune, formant une auréole sombre et soyeuse, à peine dérangée par les remous du corps encore immergé, autour de son visage, l’Héritière à la Clée de Sol, tourna l’éclat fauve de son regard vers le timide troisième année, un peu gêné et maladroit, qui patientait debout au bord du bassin, un mug fumant entre ses doigts. Pauvre Calvin Hobb, depuis qu’une imprudente sortie par un soir de brouillard, l’avait condamné à croiser la route de deux Siffleuse, il était devenu le souffre douleur des molosses du nouveau régime. Sous prétexte que son grand frère était un rebelle notoire, soupçonné d’avoir des sympathie pour la cause perdue de l’horrible et échevelé feu Harry Potter, les serpentardes avaient pris sur elle, de le martyriser et de l’exploiter. Tout en lui faisant mille promesses de miséricorde à l’égard de son turbulent ainé, elles jouaient de sa bonimie, pour mieux le soumettre à leurs caprices égoïstes et raffinés.

-Citron et bergamotte j’espère ? Tu es un amour Calvin. Je t’en prie pose la tasse sur le bord et dégage...

Docile, l’enfant s’executa avec un luxe de précaution qui n’aurait pas dépareillé dans les plus luxueux hôtels Moldus. Kaprice ne put s’empêcher d’étouffer un petit ricanement mesquin, qui s’en alla mourir dans un nuage d’écume. Etre Sang-pure, en septième année et qui plus est siffleuse, vous donnez droits à des avantages aussi injustifiés que mérités. Comme celui de pouvoir se payer le plaisir une fois par semaine, d’user tout à loisir des splendeurs marbrées de la fantastique salle de bain des préfets, sans craindre aucunement d’être dérangé par des abrutis mal-élevés. Depuis la rentrée, cette orgie matinale, de bulles et de parfums, était devenue un rituel pour la jeune Ashfield. L’eau son élément, son domaine, était devenue le moelleux coton dans lequel elle venait enfermer tout ses doutes, tout ses déchirements et tout ses désirs contradictoires. Une fois immergé, le monde perdait de sa dureté et de son agressivité, pour ne plus se résumer qu’à un néant aromatisé au goût de lavande. Refermant une main élégante sur l’anse de sa tasse, la gracile aristocrate leva un sourcil interrogateur vers le petit déviant qui n’était pas encore parti.

-Oui Calvin autre chose ? Je suis désolée mais je n’ai pas de message à faire passer aujourd’hui...Et malheureusement Sally et Anfisea ne sont pas là. Autrement je suis sûre qu’elles t’auraient trouvé une occupation ludique et sanglante.

Retenant un frisson, l’enfant porta une main à son bras, là où plusieurs semaines plus tôt les deux siffleuses s’étaient amusées à lui graver un message sur la peau. Les bon soins de l’infirmière avaient fait disparaître la cicatrice, mais le souvenir du traumatisme lui restait bien vivace. D’une voix tremblante, il répondit néanmoins :

-C’est juste que pendant que j’attendais devant le tableau, une septième année est venue pour utiliser la salle de bain.

-Oh et que lui as tu dit ?

-Que...que...conformément au réglement, les Siffleurs avaient réservé la Pièce pour la matînée.

-Mais c’est parfait. Bon petit Poufsouffle bien dressé, je ne sais pas comment je ferais sans toi. Maintenant va t’amuser avec tes semblables. Tu es encore trop jeune, pour avoir le droit de jouer au voyeur avec moi.

Soulagé de voir son calvaire se terminer pour quelques heures, le petit Calvin s’empressa de quitter la salle ; laissant pour un temps, Kaprice seule avec les nuées vaporeuses de ses pensées. A peine parti et déjà oublié, il sortit de l’esprit de la jeune femme, en refermant la porte avec discrétion. Du bout des lèvres, la jeune femme effleura le liquide brûlant fumant dans la tasse. Infusé à la perfection, sans sucre pour mieux laisser se révéler toute la subtilité des arômes acides du citron, encore une fois, les elfes de maison s’échinant sur les énormes fourneaux souterrains du castel, s’étaient surpassés. La tasse à la main l’héritière Ashfield, se laissa porter par son nuage de bulles, reposée, apaisée, prête à attaquer une nouvelle journée en conquérante.

Le mug à moitié vide fit un petit bruit sec de porcelaine, lorsque Kaprice le reposa au bord du bassin. De l’autre côté de la baignoire, un robinet de bronze, mal fermé, marquait le lent écoulement du temps de ses plics et de ses plocs réguliers. Allons, la jeune femme avait assez paressé comme ça dans sa retraite aquatique, il était plus que temps pour elle de s’apprêter si elle ne voulait pas être en retard au premier cours de la journée. Magie noire, le genre de professeur tatillon aussi à cheval sur l’heure que sur la température de cuisson de sa viande. Impressionnante, élégante et ruisselante, la belle dénudée s’extirpa de l’eau et gravit les quelques marches permettant de sortir de la vasque. Dans son dos, quelques gouttelettes mutines et taquines, s’amusaient à lécher sa peau, pour mieux redessiner de leurs caresses imperceptibles, les sombres contours de la clée de Sol qu’elle portait tatouée sur sa chute de rein. Le premier souci de l’Héritière fut pour son opulente chevelure brune. Miracle et facilités de la magie, elle n’eu besoin que d’un coup de baguette, pour qu’un souffle chaud, vienne les sécher et leur rendre leur souplesse ondulée et displinée.

Soigneusement pliée sur une petite commode de granit, l’attendait sa tenue du jour. Si Kaprice avait toujours ressenti une fierté, à enfiler l’austère uniforme de Poudlard frappé des couleurs argents et emeraude de sa maison, son narcissisme assumé, n’en finissait plus de regretter que la coupe de l’ensemble n’ai pas ou très peu évoluée au fil des millénaires d’existence du vieux châteaux. Un sourire, malicieux étirant le charme de ses lèvres, l’héritière debout face à un grand miroir en pieds, s’essuya consciencieusement, savourant tout le plaisir magique, qu’il y avait à posséder une serviette éternellement tiède. Une fois son corps parfaitement séché, sa peau portant encore les délicates fragances des sels de bains à la lavande dont elle avait rempli la baignoire, l’Héritière à la Clée de Sol, attrapa sa parure du jour. Un simple Tanga blanc, orné d’une petite guirlandes de feuilles de vigne dentelées avec son soutien gorge assorti. Si le raffinement de tel sous vêtements pouvait surprendre sur les formes de l’aristocrate désargentée, la vérité perdait tout son glamour, lorsqu’on se mettait à considérer que la Pianiste, pour satisfaire à ses goûts de luxe et faire oublier la pauvreté de sa Branche dynastique, n’était ni plus ni moins obligée que d’user de ses pouvoirs afin de voler dans des magasins moldus. Les bas noirs, mattes et opaques qu’elle enfila ensuite, discret palliatif aux éternels collants réglementaires du trousseau estudiantin, avait été acquis de la même manière délictueuse. Pathétique n’est ce pas, comme un orgueil déplacé, peut vous pousser à marcher sur vos propres valeurs morales, et à faire une croix sur votre amour propre, pour la fugace satisfaction, d’en mettre plein la vue, en faisant croire que l’on a les moyens de vivre au dessus de sa fortune.

Avec la précision de presque sept années de routines, Kaprice, se glissa ensuite dans l’éternelle jupe noire plissée - aux genoux s’il vous plaît - et compléta sa tenue par la fameuse chemise blanche - boutonnée jusqu’en haut - propre au prestigieux collège magique. Légers comme de petits papillons évanescent, les doigts de la pianiste, volèrent autour de son cou pour nouer la cravate verte et argent de sa Maison. D’abord un nœud simple ; puis un sursaut d’orgueil, et la belle dénoua la lanière de coton, pour effectuer cette fois-ci un demi-windsor, qu’elle serra avec application sur son col. Enfin dernier ajout conforme aux décrets du conseil d’administration, la Princesse, enfila pour lutter contre les fraîcheurs du brumeux automne Ecossais, le très stricte et classique pull col V, au liseré émeraude et au reptilien blason de toute adepte de Salazar. Elle termina son petit rituel, en épinglant avec fierté, juste au dessus du cœur, l’inquiétant badge des Siffleurs, symbole honni et haï, garantissant de sa liberté de sévir sur tout ce qui pouvait s’apparenter de près ou de loin à un immonde déviant.

La meilleure trousse à maquillage de toute véritable sorcière se respectant, étant sa simple baguette magique, et une collection de petits enchantements de beauté, faciles à utiliser, et bien plus économiques que n’importe quel assortiment moldu, Kaprice n’avait jamais cru bon d’investir dans une mallette féminine. A dire vrai cela l’arrangeait, elle ne s’était jamais sentie l’âme d’une peintre sans magie, et chaque fois qu’elle voyait dans les affaires de ses condiscples, l’habituel fratra de boites à crême, poudres, flacons de vernis, pinceaux de diverses tailles et brosses, elle ne pouvait s’empêcher de se dire, qu’en matière de soins du corps, le cours d’étude des moldus devait être plus compliqué, que l’arithmancie. Discret sortilège de fond de teint, enchantements revigorant pour masquer les cernes d’une mauvaise nuit, charme de fard à paupière (blanc) - dont la formule était souvent répétée dans les pages beautés de la célèbre revue sorcière Witch and Sexy - doublé d’un charme de mascara (toujours appliqué à la pointe de la baguette) et enfin une légère touche d’enchantement nacré sur les lèvres. Ni trop, ni pas assez, juste assez pomponnée, pour asseoir aux yeux de tous, l’élégance coutumière et caractéristique de toute Sang-Pur fière de la séduction incombant à son rang prestigieux.

Si elle n’avait plus temps pour s’occuper des ongles - enchantement qui avait toujours la fâcheuse à tendance à déborder et dépasser - il lui restait encore à régler le problème du choix cornélien de la paire de chaussure appropriée. Le trousseau Poudlarien imposait de simples mocassins noirs à la trop austère talonnette ; mais la passion immodérée de Kaprice pour les chaussures moldus, tendait plutôt à pencher pour une paire d’escarpin tout aussi sombres et discrets, mais dont les talons avaient l’avantage d’autant affiner sa silhouette, que de lui faire gagner quelques centimètres d’autorité naturelle sur les impressionnables déviant d’année inférieure. Pile, face, pile, face...Forcement les escarpins. Tant pis le vieux professeur de Magie Noire, risquait de faire un peu la gueule, mais s’il était aussi Dandy que la rumeur l’annonçait, il passerait sûrement sur cette légère mais Oh combien esthétique incartade au mauvais goût Poudlarien.

Nombre des splendides bijoux d’art gobelin ou féerique de la Dynastie Ashfield avait été vendus pour éponger certaines des dettes les plus abyssales de la Branche Principale, et s’il restait encore quelques parures étincelantes dans les coffres du vieux manoir écossais, Kaprice pessimiste, avait tendance à les garder de côté, en vue de calmer la prochaine vague de créanciers déchaînés. De fait, comme la plupart du temps, elle ne portait pour tout précieux ornements qu’une simple chevalière en argent frappée du sceau de sa famille, et une chaîne de cheville - qu’elle clipsa en glissant ses pieds dans ses escarpins - en or blanc, raffiné et délicat cadeau de son petit frère.

Kaprice se tourna et se retourna devant la glace. Elle était presque prête. Sa main trouva toute seule une petite bouteille de parfum dont elle fit jaillir trois pulvérisations. Plus un parfum de soir, qu’un parfum de jour, mais la Belle aimait à laisser l’adorable trace olfactive de son passage dans les couloirs. La sirène se retourna devant le miroir en faisant claquer ses talons. Un sourire. Elle était prête.

* * *

-Bonjour Professeur.

Kaprice entrée dans la salle parmi les derniers élèves avait salué l’inquiétant mage-noir, avec autant de respect que de crainte. Au contraire de nombre de ses condisciples qui vouaient une admiration sans limite au sulfureux pédagogue, la Sirène préférait limiter ses rapports au maximum avec le prédateur. Il se dégageait de la majestueuse silhouette du Directeur de Serpentard, une aura si malveillante, si inquiétante, que sous le poids de ses yeux bleus de prédateur, la belle brune se sentait comme une simple proie, et jouer le rôle du petit chaperon rouge ne lui avait jamais vraiment plu. Brillante et studieuse dans le cadre protégé du cours, elle n’en était pas moins la première à sortir une fois la sonnerie retentie, et pour rien au monde, elle ne se serait amusée à venir fréquenter le magister en dehors des heures scolaires. Pour avoir déjà côtoyé des prédateurs psychotiques en la personne des énigmatiques Kravt de Russie et de leur vénéneuse héritière, la Naïade avait vite appris, que le mal à l’état brut avait tout à vous offrir, mais encore plus à vous arracher. Et qui savait vraiment quel prix vertigineux, le Carnassier serait capable de réclamer en échange des étranges savoirs qu’il paraissait prêt à distribuer à ses plus avides disciples ?

Depuis les années passées, la désormais légendaire disposition en U de la classe n’avait pas changé. Au mur brillaient les même tableaux sordides, les chandelles écarlates continuaient toujours à pleurer leurs larmes de sang, et les lourds rideaux de velours, frissonnaient à l’identique que dans son souvenir. Sans courant d’air, mais toujours animés, comme si les soupirs des cauchemars dissimulés sous le lourd tapis de sol, s’amusaient à signaler, que leur calme silence n’était qu’une illusion. Perchée sur ses talons, la jeune femme fit une petite pause, le temps pour elle de laisser courir son regard sur les étudiants déjà installés. Elle ne put retenir une grimace, en effleurant du fauve de ses yeux, le couple splendide mais dissemblable formé par l’improbable association de la ténébreuse Anfisea, avec la fragile Ania. A croire que la plus instable des vipères, cherchait envers et contre tout, à protéger sa proie attitrée, en manifestant au vu de tous, que quiconque chercherait à s’en prendre à la photographe, aurait affaire à elle. Heureusement pour l’héritière Ashfield, son humeur s’éclaircit immédiatement, en apercevant les silhouettes estimées et adorées de son petit frère, et de Sally, son âme damnée et noire jumelle.

Sa pochette de cuir sous le bras, Kaprice traversa la salle, en direction de la chaise vide jouxtant la position de l’adorable Pride, sa chair et son sang ; son obsédante raison de vivre. Au passage, elle ne put s’empêcher d’effleurer du bout des doigts la soyeuse chevelure d’Anfisea. Une manière pour elle de signaler, que sa noire et vénéneuse maîtresse ne quittait jamais ses pensées. Quel ne fut pas son amusement, que de croiser sur sa route, un pauvre Poufsouffle, visiblement bien embêté d’avoir à subir l’odieu cours de magie noire, en compagnie d’une bande de vipères aux sifflement glaçant. Plus par mesquinerie qu’autre chose, et au risque d’être entendue par le vieux professeurs aux perceptions surnaturelles et lupines, Kaprice murmura au jeune Wakins :

-J’espère que tu as des yeux dans le dos mon petit blaireau. Parce qu’un mauvais maléfice, est si vite arrivé...Je suis tellement maladroite avec la magie noire.

Sans se soucier d’une hypothétique réponse qu’elle ne voulait de toute manière pas écouter, la Serpentarde, lui tourna dédaigneusement le dos, pour prendre place, entre Sally et Pride. Effleurant l’épaule de son âme damnée, elle susurra à l’oreille de l’aristocrate Prewett :

-Tu a vu cet odieu rapprochement entre Anfisea et Ania ? Il va vraiment falloir qu’on les tienne à l’oeil. Il manquerait plus que Sea, se croit chargée de protéger notre jolie souffre douleur.

Mais à dire vrai, à l’instant même où Kaprice prononçait ses paroles, son esprit volait déjà bien loin d’une hypothétique jalousie ciblant le couple Black-Dunashaya. Toutes ses pensées troublées par l’adorable proximité du jeune Pride, se mêlaient et tourbillonnaient, faisant tendrement écho aux obsédantes pulsions de son corps, réclamant de serrer sur son cœur, la chair de sa chair, le sang de son sang. Entremêlant ses doigts à ceux de l’héritier mâle de la Dynastie Ashfield, la Sirène se pencha vers lui en caressant le lobe de son oreille du charme de ses lèvres. D’une haleine tiède, ronronnante, elle murmura à l’objet de son trouble :

-Tu m’as terriblement manqué cette nuit mon chaton. J’ai encore rêvé de toi, de Nous.

Comme pour mieux souligner ses dires, Kaprice accentua délicatement la pression sur la main tachée de sang de Pride. Le petit ange, était en colère. Sa grande sœur, ressentait les vibrations, sombre, glacées, d’une fureur difficilement contrôlée. L’enfant était blessé en son âme, et c’était elle qui souffrait en son corps. Le cœur à vif de le voir si furieux, elle lui glissa encore, au moment où Moloch Harris refermait la porte de la salle :

-On m’a raconté dans le couloir que tu t’étais battu et que tu avais envoyé un élève à l’infirmerie. Je suis désolée de ne pas avoir été à tes côtés. Mais ne t’inquiète pas, si tu veux, après le cours, j’irais lui rendre une douloureuse visite sur son lit de souffrance. Personne ne peut faire de mal à mon petit frère, sans avoir à en payer le prix.
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MessageSujet: Re: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Ven 9 Déc - 0:37

Peu à peu, comme les grains de sable formant dans un sablier ces monticules de déserts minuscules, égrenant le temps, les élèves pénétrèrent à ma suite, douces brebis d'un troupeau dont je n'avais que faire. Se disputant les tables dans des joutes silencieuses, -le respectable junkie aux yeux glacé imposant son monde de calme et d'illusion-, les tables se vidèrent de leurs néants, les enfants d'une génération sombre occupant chaque bureau. Je regardais, en silence, les danses improvisées, entre chaises et tables, les bras se heurter, les mains s'effleurer, les corps se longer. Ania. Je ne te connaissais pas tellement, ma belle. Je te savais de la même pureté de Maison que moi, mais je savais nos sangs différents. Comment une vipère pouvait-elle être Sang-Mêlé? Je ne refusais pas cette réalité, seulement, elle m'intriguait. Enfant de pur et d'impur, une blonde poussièreuse, aux yeux vides de cet éclat caractérisant la folie de l'ambition. Ania... veille à ton visage, jolie princesse. Si le sang venait à couler, je pouvais prédire que tu ne ferais pas partie des... oh, tais-toi, Pride. Tais-toi!

D'un mouvement délicat de la nuque, je saluais à mon tour une des favories de ma Sirène, une de ces douces terreurs des cachots serpentards. Je ne m'amusais en aucun cas à suivre les péripéties d'une autre baptisée qu'Ashfield, mais le trio vipérins faisait des siennes, dans les couleurs sylverienne et émerdaudes. Assis dans un trône de desillusions, hier soir, je les avais observé quelques minutes, sacrifiant mon temps, et mon intérêt pour un parchemin aux pages écornées, pour poser sur elles mon regard. Kaprice irradiait de ce charisme qui l'avait placé sous la couronne de notre dynastie. Mais comme une auréole, elle avait ceint le front de ses acolytes, jeunes amazones vertes, les laissant se découvrir des crocs prêts à se planter dans la chair de quiconque refusait leur supérioté.

J'en souriais. Elles étaient belles. Mais Elle, elle était superbe. Magnifique. Elle était pour moi ce qu'aucune lumière ne pourrait autant ravir à mon coeur et à mes yeux. Une chaleur lumineuse... pouvais-je résumer cela ainsi? Long regard circulaire, je la cherchais. Kaprice n'était pas encore là, comédienne se faisant patienter, se faisant se languir les soupirant de son être. A sa place, mon Alice, qui sans un regard pour la classe, se rendit près de son adorable amie. Je vis son corps se pencher, pantin articulé à la grâce de cygne, sur la silhouette de la blonde Black. Les lèvres de Sally heurtèrent à l'espace des mots qui ne me parvinrent pas. Je restais immobile, regard plissé sur elles, méfiant. De tout ce temps, pas une seconde ne s'était achevée sans que le regard cobalt de Harris ne se détache des visages présents. Lorsque les yeux bleus avaient glissé sur le mien, j'avais senti naitre dans ma poitrine ce frisson excité et mélancolique. Une relation, que j'avais étudiée avec Père, mais que j'avais exterminé. Sèchement. Avec l'aide de Kaprice. Je ne ferais, plus aujourd'hui, l'erreur de croire que les hommes noirs avaient des savoirs supérieurs aux femmes. N'en déplût au Ciel. Je regardais se glisser, tout près de moi, un garçon m'intéressant. Je l'avais remarqué, depuis quelques temps. Petit Poufsouffle à la gueule d'ange, lèvres étirés sur des sourires plus charmants les uns que les autres, je savais cet enfant plus vieux que moi. Mais dans mon monde, l'âge ne comptait pas pour facteur de hierarchisation. Seule la puissance, et le sang étaient précieux. J'hésitais, une seconde, puis me retournais. Par chance, Mr Wakins avait eu la bonté de s'asseoir derrière moi. Je plongeais mes yeux dans les siens, lui accordant un sourire.

« Bonjour Cook. J'espère que tu vas bien? Tu as l'air las... puis-je t'aider? Oh... laisse moi deviner... La perspective de voir se dérouler un de ces cours, en compagnie de Sang-Pur te réjouit? »

Un éclat moqueur vibra sur mes prunelles, comme un frémissement sous-marin, à la surface d'une eau lisse et froide. Je glissais mes doigts encore trempés du liquide carmin, sur une joue presque parfaite, joue pâle d'un ange jaune, y dessinant un arabesque rubicond. Tiens, Cook, dis moi que tu n'es pas aussi beau, que le monde est un puzzle d'idée, et que tu es capable d'être plus fort que moi. Que tu es capable de m'éliminer. Tu es capable, Cook? Mon soupir traversa l'interstice mince de mes lèvres, et je baissais mes yeux, coupable de mes propres égarements. Non, petit Wikins. Oui, tu étais plus vieux que moi, mais je voulais faire de toi mon jeu. Accepte-le.

« J'ai envie que tu sois à moi. »

Propos loin de toute sensualité charnelle, je ne le désirais pas par attrait du corps. Cela ne m'intéressais pas. Je le voulais de manière à ce que je puisse le posséder totalement. Naïve franchise, les mots avaient à peine traversés mes lèvres qu'un sourire ravi éclairait mon visage d'enfant. Notre conversation s'arrêtait là, car Kaprice pénétrait dans la chambre de ces secrets noirs. Son regard, passion exhaustive de ma part, traversa la foule, s'arrêta sur le jeune Poufsouffle. Heh... aurions nous donc toujours les mêmes attraits? Sans un mot de plus, je me détournais de la table de Cook, ravi d'avoir laissé sur sa joue le sang de ma dernière victime. Derrière moi, la voix désirée de ma soeur résonna, discrète.

-J’espère que tu as des yeux dans le dos mon petit blaireau. Parce qu’un mauvais maléfice, est si vite arrivé...Je suis tellement maladroite avec la magie noire.

Je ne me retournais pas. La silhouette naïade vint prendre place près de moi, comme un courant d'air qui vous effleure, mais que curieusement, l'on ne ressent pas. Je fronçais el nez, presque vexé. Non, Pride... ne crains-rien. Des doigts s'emparèrent des miens. Pas n'importe quels doigts. Dès qu'ils glissèrent entre les miens, je sus que c'étaient ceux de Kaprice. Trop doux et trop souples, trop siens. Je sentis un souffle heurter mon cou, et sans tourner la tête, écoutais les mots trop attendus de la Sirène.

-Tu m’as terriblement manqué cette nuit mon chaton. J’ai encore rêvé de toi, de Nous.

C'était adorable. Et moi Kaprice? J'ai rêvé de toi tout le temps. Et tu viens là, autant apaiser mes troubles que les renforcer. Sans un mot, je glissais mes doigts au dessus des siens, caressant la peau fine et tendre de la Ténèbreuse.

« De Nous? »

Je ne m'aventurais pas plus loin, tournant mes yeux vers le visage ambré de la Sirène. Comment faisait-elle? Kaprice, comment faisais-tu? Pour supporter rester là, sous le regard glacé d'un homme se pensant supérieur à toi? A moi? Comment pouvais tu supporter cela? Je soupirais, refermant sèchement, cruel mouton se plongeant dans les crocs de son prédateur, mes phalanges sur celles de Kaprice, dans une étreinte presque désespérée.


-On m’a raconté dans le couloir que tu t’étais battu et que tu avais envoyé un élève à l’infirmerie. Je suis désolée de ne pas avoir été à tes côtés. Mais ne t’inquiète pas, si tu veux, après le cours, j’irais lui rendre une douloureuse visite sur son lit de souffrance. Personne ne peut faire de mal à mon petit frère, sans avoir à en payer le prix.

.... Battu? Le souvenir de ces hurlements intempestifs, ne résonnant que pour une plaisir si maigre, me firent presque honte. Battu... Je ne m'étais pas battu. J'avais fait exploser mon self-controle, réduisant à néant ce calme déterminant le masque habituel de mes journées silencieuses et tranquilles. Avec le recul, pouvais-je me permettre, enfant entrainé à dominer la famille Ashfield, de dire que j'avais aimé cela? Non. Le sang salissait, et je l'avais senti; celui là même, de ce gosse braillant, n'avait eu aucun intérêt à mes yeux. Juste la satisfaction provisoire de décharger son énervement sur quelqu'un ayant l'adorable présence d'esprit de vous servir de victime.

« S'il te plait, Kaprice... tu veux bien faire attention à Cook? Je ne veux pas qu'il soit abimé... S'il te plait. »

Je dégageais mes doigts des siens, et profitant du court laps de temps séparant la distance entre Moloch et notre table, je caressais une mèche brune. Vilain trouble. De quoi rêvais tu...Kaprice?


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MessageSujet: Re: Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]   Jeu 2 Fév - 12:33

Son peignoir était posé sur la chaise de sa coiffeuse. Il lui fallait donc se lever pour l’atteindre. La blondie bailla une dernière fois et s’assise au bord de son lit à baldaquin rouge et or où des pantoufles fourrées l’y attendaient. Elle avait toujours détesté ses couleurs. Pourquoi, ne pouvait-elle pas arborer n’importe quel autre couleur que le rouge qui ne lui allait pas au teint? Bien que sa mère fusse une Gryffondor, elle avait été une nouvelle fois de contrarié que sa fille déjà sang-mêlé, lui fasse une nouvelle fois honte. Bien que la blondinette ne fut jamais proche de sa mère, elle cherchait l’approbation de cette dernière. La seule chose qu’elle parvint à faire afin d’obtenir un petit regard de sa part, fut d’être la plus belle, la plus populaire, le chouchou de ses enseignants : au final, un symbole de perfection. En effet, Lyssa était légèrement remontée dans son estime, le jour où elle devint la capitaine des phœnix et un membre active des Siffleurs. Ce besoin de perfection rendit la fillette manipulatrice, peste et froide. Elle oublia se qu’était les sentiments pour laisser place à la noirceur de la solitude. En effet, sous ses airs angélique et entourée se cachait une fille sans pitié qui appréciait tourmenter les autres comme sa mère l’avait fait avec elle.

C’est pourquoi en ce matin d’automne, Lyssa avait le sourire. Elle se levait afin de se rendre au cours de son enseignant favoris. L’imminent Moloch Harris. À cette idée, elle sourit à nouveau. Caith était également là. Elle dormait encore dans le lit d’à côté. Habituellement, la jeune Skeeter se serait servie d’un des membres de sa troupe pour la préparé. Cependant, elle avait bien trop de respect pour celle qui aurait pu à une époque moins sombre être sa meilleure amie. C’est pourquoi, elle se leva sans faire du bruit et se dirigea vers sa coiffeuse. Elle attrapa son peignoir et l’enfila. Il était bien chaud. C’était agréable.
La blondie s’assise sur la chaise face au miroir. Elle aimait se contempler dans le miroir. Elle avait les yeux de son père.

Aujourd’hui, ça serait du rose. Elle prit le dernier rouge à lèvres que sa mère lui avait envoyé. Il s’agissait d’un des nombreux cadeaux reçu lors d’une première de film. Eden Skeeter n’aimaient pas employer ses objets sans réelle valeur. Pourquoi, emploierait-elle un rouge à lèvres à 100£ si elle n’avait pas eu le plaisir de l’acheter. C’est pourquoi, elle préférait envoyer ses saletés à sa fille. Lyssa se fichait bien de savoir de qui provenait ses objets. La seule chose qui contait pour elle, s’était la réaction de ses camarades. En effet, la plus part des élèves de Poudlard lui enviait les nombreux ai tek qu’elle recevait par hibou. La blondie passa le rose sur ses lèvres. La couleur lui allait à ravir. Elle le reposa à sa place et sortie son eyeliner et son mascara. Après quinze minutes, de nouveaux pinceaux, de blush et autre cosmétique sont visage était fin prêt. Elle put s’attaquer à ses cheveux. Elle les coiffa et usa de quelque sort afin qu’ils soient joliment ondulés et brillants.

Lyssa se leva et se dirigea vers sa garde robe. La grande partie des élèves se contentaient de leur malle d’origine. Lyssa, elle, avait dû jeter un sortilège d’extension très puissant, afin de pouvoir prendre toutes ses affaires avec elle. Ce matin, elle opta pour son Jeans préféré et un simple t-shirt blanc sur lequel elle enfila un blouson à fine rayure. Elle observa sa collection de chaussure et choisi une petite pairs de bottines à talon. Sa tante lui avait toujours dit que c’était le détail qui faisait tout. Elle ajouta donc à sa panoplie le collier en forme de cœur qu’Andrew lui avait offert pour son dernier anniversaire. Ceci semblait étrange que malgré leur rupture, le couple qui fut le plus connu de Poudlard fut resté assez proche pour continuer à s’offrir des bijoux en or blanc. Lyssa se fichait bien des rumeurs et de l’amourette de son Andrew. Elle s’avait qu’un jour où l’autre, elle porterait à son doigt la bague de l’illustre familiale Parkison. Même si pour cela, eil lui faudrait se débarrasser de Juliette Lowett.

(…)

Ses talons clapotaient sur la pierre de l’escalier. Le cours commençait dans une quinzaine de minutes. Il ne fallait pas qu’elle arrive en retard. Elle devint paraître appliquer afin de rester dans les bons papiers de son professeur. À son arrivée devant la salle, Lyssa fut agacé de voir Ania. Cette sale garce venait de souiller le sol en l’empruntant. La blondie, tenant ses livres contre son cœur brisé, décida de passer son chemin sans même regarder celle qui un jour fut sa seule confidente. Ania n’était plus rien pour elle. De plus jamais, la capitaine des pompoms girls ne s’afficherait en compagnie d’un mannequin même digne de coiffer correctement ses cheveux. Lorsqu’elle passa devant son professeur, Lyssa le regarda sourit et lui dit :

-Bonjour professeur. Ma mère m’a dit vous avoir croisé en compagnie d’une de ses consœur à l’exposition de Mr. Kravt. J’espère que vous y avez passé du bon temps. Pour ma part, je me réjouis de m’y rendre durant les vacances de noël.

Suite à ce petit échange, Lyssa se dirigea fièrement dans la salle afin de rejoindre sa place. Sur le trajet, elle fut choquée de voir SA Sea inviter la traîtresse d’Ania à s’asseoir à ses côtés. Comment pouvait-elle fraterniser avec l’ennemi ? Vexée, Lyssa partie s’assoir au centre de ses « suiveuses », comme elle aimait les appeler. Elle lança un dernier regard noir dans la direction d’Ania, avant de sortir ses parchemins et sa plume. Elle était fin prête à commencer ce cours, qui s’annonçait grandiose.



"Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel."
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Cours de Magie Noire n°I [Ouvert à tout les élèves]

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