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Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov]

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Naomie Clarks


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MessageSujet: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Dim 4 Aoû - 21:32


→ Falling Into Darkness ←
Matthew J. Romanov && Naomie Clarks

Il est tôt encore, le ciel s’éclaircit très lentement. Je peux encore voir la lune, qui ne semble pas vouloir disparaître. Je jette un coup d’œil à l’horloge et je frissonne; il n’est même pas quatre heure du matin. Pour être précise, il est trois heures et trente-sept minutes. Encore. Depuis la rentrée scolaire, c’est à cette heure-là que je me réveille. Encore épuisée mais incapable de me rendormir, je continu à tourner dans mon lit dans l’espoir de pouvoir me rendormir. En vain, bien sur. Poussant un autre soupir, je me tourne sur le dos et contemple le plafond, les mains croisé sur mon ventre, n’écoutant que le silence accompagné des bruits qualificatif du sommeil de mes compagnes de chambre. Les chanceuses. Il est finalement quatre heure quand je me glisse hors de mon lit. Assis sur le rebord du matelas, je passe mes mains sur mon visage et dans mes cheveux avant de me lever, de prendre des vêtements propres et une serviette pour me diriger silencieusement vers les toilettes. Tout est silencieux dans le château, je peine à voir le chemin devant moi. Mais, avec le temps, je connais le trajet par cœur et c’est sans encombre que j’arrive à destination. Retirant mes vêtements, que je laisse près de la douche, j’accroche ma serviette à porté de main puis j’ouvre l’eau, attendant qu’elle réchauffe pour me glisser sous les jets chauds et, habituellement, réconfortants. Je reste immobile un long moment, appréciant la chaleur de l’eau sur mon corps, les yeux clos. J’ai l’impression d’avoir un corps de marbre tant il me semble lourd et insensible. Je finis par me laver, prenant mon temps. Après tout, personne n’était réveillé à cette heure, donc je n’avais pas à me presser. Au bout d’un autre long moment, j’éteins l’eau et m’empare de ma serviette pour me sécher. Enroulant ma serviette autour de moi, je finis par m’adosser au mur tout près et je ferme les yeux, écoutant de nouveau le silence des alentours. Je crois que je reste un bon moment comme ça parce que je me rends compte, en ouvrant les yeux, qu’il fait un peu plus clair dans la pièce qu’à mon entrer. Je dois me dépêcher si je ne veux pas rencontrer d’autres élèves. Je m’habille donc en vitesse puis retourne dans la salle commune, encore déserte.

Il n’est pas si tard, finalement. Après m’être débarrassé de mes vêtements sales et de ma serviette, je vais m’asseoir contre la fenêtre, le front accoté à la vitre, et je regarde dehors le soleil se lever lentement. Je ne m’étonne plus de ne rien ressentir face à la beauté d’un lever de soleil, qui est pourtant un spectacle à couper le souffle. Le ciel se teinte imperceptiblement d’or, de rose et d’orangé, puis l’astre soleil pointe le bout de son nez, colorant la cime des arbres de jaune et rouge, comme si c’était l’automne. Les couleurs persistent à changer la couleur du paysage pendant quelques instants, des instants que je considérais comme étant des instants de pur bonheur, autrefois. Aurais-je encore la chance de penser comme tel, un jour? Ou serais-je condamné à ne plus pouvoir apprécier les beautés de la nature? Cette question me hante chaque fois que je suis témoin d’un spectacle comme celui-ci.

Le soleil éclaire finalement la pièce lorsque les premiers élèves commencent à descendre dans la salle commune. Pour la plupart encore endormi, les cheveux en batailles et les yeux mi clos, je comprends que c’est congé. Avec le temps, j’ai appris à reconnaître les matins où il y avait cours et les matins où les jeunes sommes libres. La semaine, les élèves sont plus alerte, plus réveillé, tandis que le week-end, ils se permettent d’être au ralenti. C’est bien, au fond. Mais je les envie. J’aimerais bien ressentir cela moi aussi, comme autrefois. Peu importe. Une voix masculine me tire de ma contemplation, je n’avais pas vu la silhouette se diriger vers moi.

«Tu es bien matinal ce matin aussi Clarks. Encore du mal à dormir?»

C’était Josh. Il était en septième lui aussi et, bien que nous n’étions pas proche, ni ami en tant que tel, il se faisait un peu de soucis pour moi. Tout les matins, si j’étais encore à la fenêtre lorsqu’il se levait, il venait vers moi et me parlait un peu. Nous n’avions pas de grandes discussions profondes mais je savais qu’au fond, il voulait juste savoir comment j’allais. On se connaissait quand même depuis sept années et je le soupçonne un peu d’être attiré par moi. Inclinant la tête, j’évaluai en un clin d’œil la distance qui nous séparait et me détendit un peu. J’avais beaucoup de difficulté avec les contacts physiques mais j’avais aussi besoin de ma bulle, mon espace vitale qu’il ne fallait absolument pas franchir. Josh l’avait tout de suite remarqué lui. Je finis par sourire, enfin, c’était un grand mot, mais bon.

«En plein dans le mile, soupirais-je en détournant le regard pour observer le paysage à l’extérieur. J’ai encore assisté au lever du soleil. Tu sais que tu manques quelque chose en paressant dans ton lit?» Fis-je en reposant mon regard sur celui, clair et vif, du jeune homme.

Ce dernier m’adresse un petit sourire en coin accompagné d’un haussement d’épaule. Je devais avouer que je lui ai toujours trouvé un petit quelque chose d’attirant. Il était très beau, ça ne faisait aucun doute, avec ses cheveux foncés et ses yeux clairs, son petit sourire charmeur et franc. S’il n’y avait pas eu Jaake, peut-être aurais-je pu être attiré par lui. Mais bon, il n’en était rien, et même aujourd’hui, alors que Jaake n’est plus dans mon cœur, ça ne change rien. Mais, encore, si les circonstances étaient différents, peut-être que oui. Bref. Je comprends tout de suite, à son sourire, qu’il me dit «Un jour, Clarks, je serai avec toi pour voir ça.» Ça me fait frissonner un peu, mais je ne sais pas pourquoi. Répondant à son sourire, il me fait un clin d’œil avant de tourner les talons, la main levé en guise de salut.

«À plus, Clarks»

Oui, c’est ça. À plus. Ou, plutôt, à demain matin. Je voyais quand même rarement Josh, sauf dans les cours. Soit il était pas mal occupé, soit c’était moi qui me cachais. Peu importe. Je décide finalement de me lever, avant qu’il n’y ait trop de monde dans la salle commune, sans quoi j’étouffe et je panique. Quittant donc la place, je me glissai dans les couloirs du château, où quelques profs et élèves s’affaire déjà. Sans vraiment regarder autour de moi, je laisse mes pieds me guider. Ils me mènent à l’extérieur, comme toujours, puis jusqu’à l’arbre sous lequel je passe mes journées de congé. Le soleil réchauffe déjà l’air, la tête levé, je laisse les rayons de l’astre caresser ma peau, la réchauffé. Arrivé sous l’arbre, je m’adosse contre son tronc et me laisse glisser contre celui-ci jusqu’à être assise entre ses racines. Je laisse alors le temps passé, fixant un point devant moi sans rien voir. Je ne peux pas dire que je me perd dans mes pensées, puisque je n’arrive pas à en avoir, n’empêche je suis comme….déconnecter du monde. Encore une fois.

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Matthew B. Romanov
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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Ven 9 Aoû - 1:57


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(Matthew) ▽ Nos démons intérieurs sont souvent simplement le reflet de ce que nous voulons réellement...
Il se passe tellement de chose, je vis tellement de chose, je suis perdu… perdu dans ce monde, dans ce personnage qui n’est pas moi. Perdu dans mes agissements, de comment je dois agir, comment je dois être. À qui je dois mentir, à qui je dois plaire, à qui je peux faire confiance. J’essaie de suivre mon instinct, mais c’est loin d’être toujours évident. Je ne sais plus qui je suis, comment je dois être… j’ai peur de me laisser emporter dans cette vague qui sera plus forte que moi. J’ai peur de caller, caller creux, et ne plus pouvoir remonter, et me noyer… seul…

J’ai vécu tellement de choses dernièrement, que je ne sais même pas par où commencer. J’ai passé pour un imbécile aux yeux de beaucoup, d’une fille, en particulier, alors qu’en voulant simplement bien faire pour une fois, j’ai été maladroit. C’est vrai que faire tomber deux étagères de livre dans la bibliothèque ça ne passe pas inaperçu. Cette fille-là, elle me fait perdre tous mes moyens. Je ne peux pas être celui que tout le monde voit avec elle… j’aurais eu envie qu’elle me voit autrement… non pas parce qu’elle se refuse à moi à cause de se défis à la noix, la n’est pas la question! Je ne sais pas pourquoi, mais la description que j’ai de toi, elle me fait penser à toi en fait… et j’aurais voulu être plus près d’elle… Avoir eu l’impression de te rencontrer… Mais bon pour le coup c’est raté!

En parlant du défi, il y a ce gars aussi, Leo. Il vit énormément de chose dernièrement, et j’ai envie d’être là pour lui. Pourtant, on n’a pas vécu énormément de chose lui et moi. On passait quelques après-midi ensemble, à se lancé des défis pour rire, se parler de nos conquêtes… il m’a permis d’être là où j’en suis aujourd’hui, de peaufiner mon image, de pouvoir conserver ce rôle que je me suis donner. Mais malgré tout, même s’il ne me connait pas, j’ai envie d’être son ami. Et c’est bien le premier… envie de lui faire confiance, l’envie qu’il me fasse confiance. Je veux l’aider, même si je ne sais pas comment faire… je suis là pour lui, et je crois être parvenu à lui montrer qu’il pouvait avoir confiance. Il s’est confier à moi, et pour la première fois de ma vie, je me sens choyer… je me sens fier d’avoir accompli tout ça.

Et puis… il y a ce fameux soir, cette fille… C’était en fait le dernier soir où je t’ai écrit. Je l’ai rencontré dans la salle commune. Elle me fuit dans les couloirs, mais cette fois-là, à l’heure qu’il était, et comme on était seul… assez dur de fuir dans un cas comme ça. Mais ce soir-là, pour la première fois depuis plus de six ans, j’ai été moi-même, l’espace d’un instant. Tu te rends compte? Celui que je fuis, depuis tant d’année, à pris le dessus sur moi, il était là, et je l’ai laissé aller… et je me sentais bien. Elle était, je crois, sincère, et je l’étais aussi, et ce fut un moment… que je n’oublierai pas de si-tôt. Je me doute que je ne revivrai jamais ce genre de chose avec elle… et je trouve ça dommage. Karen est une fille qui mérite d’être connu… et elle m’a laissé une chance, minime, que j’en valais peut-être aussi la peine… Je n’oublierai sans doute jamais ce moment passé avec elle...

Puis aujourd'hui, depuis le retour des vacances d'été que je ne prendrai même pas la peine de te raconter, parce qu'elles n'ont rien de différentes des années passés, c'est Naomie qui m'inquiète le plus... Elle est distante, elle semble effrayée, elle a maigris, trop... elle est blanche comme neige, plus qu'à l'habitude, elle a vécu quelque chose, mais quoi... je jure que si j'apprends que Jaake a os...


Quelque chose m’arrêta dans mon écriture. Quelque chose, ou plutôt un bruit. Je fronçai les sourcils. J’étais dans les cachots depuis un bon moment déjà. Mais pourquoi j’y étais? Facile, pour deux raison. Premièrement, je fuyais. Oui, fuir… je fuis toujours à chaque seconde mon passé, mais là je fuis plutôt Lizzi. Depuis la fête, ou elle a tenté de drogué Jordan, mais qui finalement le malheur est tombé sur Lauryn, chose que je su par la suite, je préférais me tenir loin de cette psychopathe, et je sais qu’elle ne viendrait jamais me chercher ici. Pourquoi? Simple aussi. Les cachots étaient réputé pour servir de planque pour un coup rapide, une p’tite vite comme on disait. Et Lisbeth avait toujours refusé de descendre ici, c’est selon elle trop sale pour sa personne. Et puis, deuxième raison pour laquelle j’étais venue ici, c’est qu’il était trop tôt pour monter sur le toit, pour pouvoir écrire tranquille… et j’en avais le grand besoin! Je n’avais pas écris à ma mère depuis des jours, et tout ce que j’avais vécu m’obligeais aujourd’hui à le faire, si je ne voulais pas tout simplement craquer. Je ferme mon cahier, le rétrécissant comme à l’habitude pour le mettre dans ma poche arrière, puis me relève de mon baril sur lequel j’étais assis, m’approchant de la porte de la cellule dans laquelle je m’étais caché. Une ombre passa en vitesse devant, sans me voir... un rat. Un simple rat. Rat immense soit-dit en passant par contre! Soupirant, c'était là la preuve que je ferais mieux de remonter, faire autre chose.. ce ne sera qu'au soir, que je serai réellement tranquille...

Les gens commencent enfin à sortir de leur cocon, de leur nid, en se samedi matin... La vie reprends au ralentis dans le château. J'allais retourner dans ma salle commune lorsqu'une démarche particulière attira mon attention alors qu'elle se dirigeait sens contraire. Nao... J'allais crier son nom, mais comme elle me donnait l'impression de me fuir dernièrement, je préfère y aller molo et la suivre plutôt tranquillement. Nos pas se dirigèrent donc vers l'extérieur, alors qu'elle alla s'assoir sous un gros arbre, un chêne, là où on avait l'habitude de se voir avant... Je ne sais pas réellement quoi faire pour le coup.. vais-je la rejoindre? Ou est-ce que je lui laisse son besoin d'intimité... non! Elle m'inquiète, depuis un moment déjà, j'ai besoin de savoir, ne serait-ce que pour mieux l'aider encore... Je m'approche donc de côté, et une fois près d'elle, attendant quelques secondes, réalisant qu'elle ne réalise même pas le fait que je sois à ses côtés, je me râcle légèrement la gorge pour faire acte de présence.

-Coucou toi...

Ma première idée était de lui demander si elle voulait bien que je prenne place à ses côtés mais finalement j'en prends le droit et lentement je m'assois à ses côtés, ne la touchant pas, m'appuyant le dos contre le tronc de l'arbre. Je tourne finalement la tête vers elle, la regardant un long moment avant de finalement reprendre doucement la parole.

-Tu me manque...

J'aurais pu lui demander directement ce qui n'allait pas, mais tentons plutôt une approche plus... détourner. Peut-être se sentira-t-elle d'avantage en confiance ainsi...


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Naomie Clarks


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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Sam 10 Aoû - 7:07

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Naomie vs Matthew

Why won’t somebody come and save me from this make it end?


Je reviens brusquement à la réalité, quelque chose éveillant mes sens. Ce n’est pas tellement agréable, tout mes sens sont en alerte, l’air à brusquement change. Qu’est-ce donc? Je comprends très vite que quelqu’un est proche de moi. Trop proche. Je cligne des yeux, une fois, puis une seconde. Aie-je donc gardé les yeux ouvert tout ce temps? D’ailleurs, combien de temps c’était écouler depuis le moment où je m’étais assise là, sous l’arbre? Bien entendu, comme toujours, cette question reste sans réponse. Sans bouger, je sais que mon meilleur ami est là, que c’est lui qui a troublé mon espace. Sa voix ne fait que me le confirmer :

-Coucou toi...

«Tu es là depuis longtemps?»

Que je réplique d’un ton neutre, sans même le regarder, alors que Matthew s’assit près de moi. Trop près. Je serre un peu les poings pour contrôler les tremblements de mon corps et pour m’empêcher de fuir à toute jambe. Enfin, c’est un peu exagérer mais quand même. Néanmoins, je prends imperceptiblement mes distances, faisant mine de me replacer tout en m’éloignant comme si de rien était. Je remonte un genou contre moi, posant mon bras dessus avec un air détaché, coulant finalement un regard vers Matt alors que ça voit s’élève de nouveau.

-Tu me manque...

Ses paroles me touchent, me blesse et me fait du bien en même temps. C’est un mélange d’émotion plutôt bizarre. Légèrement mal à l’aise, je me racle la gorge en reportant mon regard au loin. Que dois-je donc lui répondre? Que répondre à ÇA sans mentir. Au fait…mentirais-je si je disais qu’il me manquait aussi? Est-ce que mon meilleur ami pouvait ne pas me manquer? Non…mais en même temps, j’ai un peu les émotions sur le neutre en ce moment. Suis-je donc rendu aussi insensible? Pourquoi est-ce si compliquer en ce moment? Qu’est-ce que j’aurais aimé pouvoir cogner ma tête contre l’arbre derrière moi!

«Ah.Vraiment?»

C’est tout ce que je trouve à dire? Mince alors! Suis-je donc rendu à ce point sans cœur? Bon aller, réfléchis! Dit quelque chose de mieux, rattrape ton coup la vieille! De nouveau, je me racle la gorge en posant sur Matt un regard navré.

«Je….Désolé. Toi aussi…tu me manques.»

Mon cœur me fait soudainement mal, comme si on venait de me poignarder. Aie. Mais, en même temps, ça me soulage un peu, c’est la première douleur physique que je ressens depuis….combien de temps déjà? Ohh mais j’en ai marre de ne plus avoir la notion du temps. Vais-je finir par me reprendre un jour? Je prend mon visage entre mes mains, prenant un profonde inspiration avant de pencher la tête vers l’arrière et de l’accoter contre le tronc de l’arbre, remontant mon autre genou, les mains entre les jambes. Que dire de plus? Je suis si lasse.


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Matthew B. Romanov
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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Lun 26 Aoû - 14:52


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(Matthew) ▽ Nos démons intérieurs sont souvent simplement le reflet de ce que nous voulons réellement...
Elle sursaute lorsque je prends finalement la parole, elle ne m'avais ni entendu arrivé, ni sentit visiblement... Mais elle ne me regarde pas, elle ne fait aucun mouvement, ce qui me fait déglutir et douter de l'idée que j'ai eu en venant ici... Mais je voulais qu'elle sache, que peu importe ce qui se passe, peu importe ce qui peu arrivé.. qu'elle pouvait compter sur moi. Ma meilleure amie me manquait terriblement, et elle devait en être mise au courant... Peut-être que si je lui dis, elle comprendrait qu'elle peut tout me dire, avoir confiance en moi, que je n'allais pas la lâcher... Je m'inquiétais énormément pour elle... Du tac au tac, d'un ton neutre et sans émotion, elle réponds à mon coucou, un Tu s là depuis longtemps... J'inspire profondément, puis me contente d'hocher la tête de gauche à droite, bien qu'elle ne me regarde pas... Sans attendre une autre réponse de sa part, je viens m’asseoir à ses côtés. Tout près, mais sans la toucher... j'avais l'impression, pour une raison que j'ignore, que j'avais perdu ce privilège. Un regard se glissant sur un mouvement presque imperceptible de la part de Nao, et je vois que son poing s'est serré... Ce n'était pas qu'un impression finalement, j'avais réellement perdu ce privilège... Mon regard se détourne le temps d'un instant, c'est une bonne claque pour le coup...

Lorsque mon regard se repose sur elle, je vois qu'elle a changer de position, les genoux contre elle, les bras dessus et surtout.. plus loin encore. J'inspire profondément et c'est là, que mes paroles se disent, c'est ma dernière arme, la dernière chance de retrouver Naomie.... Elle me manque, plus que jamais. Je m'attendais à tout, sauf à ça en fait.. un raclement de gorge et le regard qui s'est trop peu poser sur moi qui dévie à nouveau pour regarder l'horizon... c'était grave à ce point? Qu'est-ce que j'avais fait pour mériter son ignorance? Était-ce parce que cet été je n'étais pas allé la voir? Elle sait, elle est même la seule, à savoir que mes été se passent en nomade, que je fais ce que je peux pour survivre, et que si j'aurais pu je serais venue vers elle sans hésiter bien que je déteste être un poids pour qui que ce soit... Mes sourcils ce froncent lorsqu'elle réponds... elle est sérieuse là? Allo?!?! Tu me dis ce que je t'ai fait, c'est quoi ce bordel? Si j'ai eu la claque avec sa première réaction, là c'est le coup de poignard …

-Je suis du genre à te mentir...?

Ma voix dénote à quel point je peux être vexer par sa question, mais surtout blessé en fait. Je n'arrive pas à croire qu'elle peut penser que je n'étais pas sincère avec mes mots. Même Jaake Jackson qui l'a fait souffrir si souvent n'a pas droit à ce genre de réponse, alors pour l'amour du ciel, qu'ais-je donc bien fait pour qu'elle soit aussi... méchante. C'était enfantin comme adjectif, mais je ne voyais pas ce qu'il pourrait être mieux... elle était blessante, alors que je lui ai simplement témoigner à quel point je m'ennuie d'elle...

Elle racle à nouveau sa gorge tandis que de mon côté je me passe une main dans les cheveux, habitude prise quand je suis mal à l'aise ou blessé. Elle pose son regard sur moi, et j'ai tendance à vouloir le fuir cette fois. Elle s'excuse, et je relève finalement les yeux sur elle, alors qu'elle me dit que je lui manquais également... foutaise! Elle me fuyais! Elle savait où me trouver et pourtant, elle ne faisait aucun pas vers moi. Mais j'inspire profondément et reprends.

-Bii... Dis moi ce qui se passe... Dis moi ce qui t'arrive, je ne te reconnais plus...

Et ce n'étais pas faux, elle n'avait jamais pu faire de mal à qui que ce soit, surtout pas aux gens qu'elle apprécie... Je pose instinctivement ma main sur la sienne, mon regard clair cherchant une réponse dans le sien.

-Je m'inquiète pour toi...


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Naomie Clarks


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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Jeu 24 Oct - 1:17

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Naomie vs Matthew

Please, Save Me, Don't Let Me Fall In Hell...




-Je suis du genre à te mentir...?

*-Bravo championne! Tu pourrais écrire un livre, tu sais! «Comment faire fuir ses meilleurs amis en deux mots»!* S'exclame la petite voix dans ma tête. *-Tais-toi! * Que je lui répond en me giflant intérieurement. * -Tu es fière de toi, gamine?* Réplique-t-elle avec malice, aparemment fière, elle. * -Roh ça va, lâche-moi, tu veux?* Non, je ne suis pas fière de moi. Loin de là. Comment me rattraper maintenant? C'est quasi impossible. Oh, Matthew, pardonne-moi! Mordant ma lèvre, je coule un regard à mon tendre ami et, incapable de dire un mot, je secoue doucement la tête. Non, lui ne me mentirais pas. Et moi? Serais-je capable de mentir à mon meilleur ami? En fait, la question devrait plutôt être serais-je capable de tout lui avouer? Et si oui, comment réagirait-il? Se sentirait-il coupable de ne pas avoir pu être là, d'empêcher que ça n'arrive? Serait-il furieux contre moi parce que je ne lui ai rien avouer tout de suite? Je ne savais que faire et c'était frustrant. Si je lui cachais tout ça, il serait blessé, et, à l'inverse, si je lui disais tout, le résultat serait probablement le même. Mon dieu, que faire? Quoi qu'il en soit, juste avec cette réponse, je perçois dans sa voix à quel point je l'ai offensé, blessé. La priorité pour le moment, c'était de réparer ça. Mais, encore une fois, comment? À force de penser, de remuer le couteau dans ma plaie, et dans la sienne, il prend la parole, une fois de plus. Je l'entends inspirer profondément, pour se contrôler, prendre le dessus sur les émotions que je lui inflige. Seigneur! Sa voix, douce, réconfortante, fait douloureusement vibrer mon cœur. C'est insupportable;

-Bii... Dis moi ce qui se passe... Dis moi ce qui t'arrive, je ne te reconnais plus...

Je lève les yeux vers lui, les sourcils froncés. Ah, tant que ça? Et tu régirais comment si ça t'arrivais, tout ça? Que j'ai envie de lui hurler à la figure. Heureusement, je garde ça pour moi et je prends une profonde inspiration à mon tour. Il a raison. Je ne peux pas mentir la-dessus et lui dire que c'est faux tout ça, qu'il se fait des idées. Il a irrévocablement raison. Mais que lui dire? Voilà que je dois prendre une décision, tout lui avouer et ou tout lui cacher. À moins que je le lui dise....en gardant le plus horrible pour moi. Mais, dans ce cas, il pensera que je ne suis qu'une gamine qui s'afflige pour absolument rien. Quoique...il le pensera peut-être aussi si je lui dit tout. Je sens mon estomac se soulever, ma gorge me fais souffrir. Ses paroles on beaucoup d'impact sur moi...D'autant plus qu'il a utilisé notre surnom...Ça me fais étrange de l'entendre dans de tel circonstance, alors que je viens de lui planter un couteau dans le cœur. Mais je réalise à quel point je le blesse. C'est douloureux. Trop. Je pince les lèvres en détournant la tête, la posant sur le tronc de l'arbre derrière moi.

-Moi non plus je ne me reconnais pas, Matthew. Je....

Je sombre dans les limbes, je flotte dans les enfers. Je suis en plein cauchemar. Mais je laisse ma phrase en suspens, je ne sais pas quoi lui dire. Il prend alors ma main, doucement, probablement par instinct, et une onde douloureuse traverse mon corps alors que je tressaille violement, m'empressant de retirer ma main. Comment un contacte autrefois si rassurant peut-il être une réelle torture désormais? Je me dégoute moi-même...mais c'est plus fort que moi. La gorge serré, les yeux larmoyants, je lui jète un coup d'oeil rapide.

-Je m'inquiète pour toi...

-Ne me touche pas....s'il te plait....

Je n'ai même pas la force de parler, je murmure tant je suis faible. D'ailleurs, Matthew doit le voir; je doit être blanche comme un drap, le front perlant de sueurs froides. Je frissonne. Derrière mes yeux clos, je revois la scène, cette fameuse nuit. Je tremble, inconsciemment, sans rien contrôler. Je sens la panique monter en flèche à l'intérieur de mon corps en alerte et je me somme de me calmer, de respirer par le nez, de me reprendre. Voilà pourquoi je hais les contactes physiques maintenant. Chaque toucher, aussi minime soit-il, est comme un bouton play ultra sensible qui active le film de cette nuit-là sans que je puisse l'en empêcher. C'est terrible. Suis-je donc condamné à revoir ce film d'épouvante toute ma vie? Si c'est le cas, elle va être longue et désolante.

-Je...Je peux pas....C'est....

Incapable d'en supporter d'avantage, j'éclate en sanglot, le visage enfouit dans le creux de mes bras. J'ai envie d'être dans mon lit, me blottir dans mes couvertures, et d'y mourir, étouffer par les draps ou noyer par mes larmes....Seulement d'en finir avec ce cauchemar interminable. Je peux entendre, au travers mes sanglots, les haletement de ma petite voix intérieure, mon autre moi, qui rage et qui souffre elle aussi.


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Matthew B. Romanov
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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Dim 3 Nov - 4:14


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(Matthew) ▽ Nos démons intérieurs sont souvent simplement le reflet de ce que nous voulons réellement...
Je ne sais pas ce qu'elle a mais la Nao qui est présentement à mes côtés n'est pas celle de ma vie. Nao n'est pas celle que j'ai appris à connaître, celle qui fait partie de ma vie depuis maintenant 7 ans... celle qui a partager dernièrement mes peines et mes joies, mes histoires et mes colères, ma vie quoi... non, cette Nao là, je ne sais pas où elle est partie se cacher, mais elle est loin, très loin... et ça me fends le cœur. Je ne comprends pas ce qui s'est passé, ais-je fais quelque chose de mal? Pourtant, elle semblait si ailleurs, si absente, et ce pas juste avec moi... je me demandai un temps, si ce ne serais pas en lien avec Jaake, mais à ce que je sache, elle ne l'avais pas non plus approché... il a du se passer quelque chose pendant l'été, mais quoi? Je n'en ai aucune idée... Elle ne m'aurais jamais accusé de mentir avant... elle me connaît bien trop... c'est la personne qui me connais sans doute le plus... Enfin, me connaissait le plus... j'admets que son comportement m'affecte, je ne sais tout simplement plus que penser....

Je veux qu'elle comprenne qu'elle pourra toujours compter sur moi, que je suis là pour elle, que je suis là pour tout et rien... elle peux me parler, elle peux pleurer, elle peux crier, me frapper même... je suis là pour ça... mais on dirais qu'elle n'est même pas en état de m'accueillir à ses côtés sans dire un mot... même un silence me ferais, mais la sentir si lointaine, si... crispé, comme si je n'étais plus le bienvenue dans sa vie, sa me fait terriblement de peine. Je lui dit que je ne la reconnais plus, j'ai peur pour elle, de ne plus jamais retrouver la jeune femme que j'aimais tant. Elle semble perdu, désorienté, comme si elle ne savais plus quoi dire... elle détourne le regard, n'arrive plus du tout à me regarder... Je déglutit, alors qu'elle murmurer, pendant qu'en même temps, je posais ma main sur la sienne. Elle se coupe, alors qu'elle m’annonçais qu'elle ne se reconnaissais plus non plus... Je n'étais donc pas fou, elle avait quelque chose, d'assez intense vue comment elle était... Mais ce n'étais pas le pire...

Ce déchirement, cette douleur que je ressens, au moment où elle retire aussi sèchement, aussi violement sa main de la sienne, comme si je venais de la brûler ou lui foutre un poignard en pleine main, c'est inexplicable mais c'est douloureux... Jamais, jamais elle ne s'était détacher ainsi de mon contact... Elle me dit alors de ne pas la toucher, et je le prends comme un coup fatal.. je détourne cette fois le regard... je ne peux malheureusement pas en supporter d'avantage... elle va me rendre complètement fou... Je me lève alors, pourquoi je resterais si je suis si indésirable pour elle? J'allais me retourner pour crier ma douleur sur elle, mais je la vois alors... si blanche... si faible... Elle tremble comme jamais je ne l'ai vue trembler. Mais qu'est-ce qui ce passe, bordel de merde...

Je ne sais même pas quoi faire! Je ne peux pas la toucher, elle m'en a interdis le droit, elle me l'a retirer comme si j'étais devenue le premier inconnu. Je déglutit, essayant de trouver une solution... je m'accroupis devant elle, à un pied de distance, et murmure.

-Naomie, regarde-moi... Regarde-moi, s'il te plaît.

C'est long, c'est incertain, mais mon regard fini par croisée le sien, si terne sans vie, sans... Sans cette lueur que j'aimais tant. Inspirant profondément, je tente de calmer mes émotions, mais c'est tristement que je murmure.

-Nao... c'est moi... C'est Matt, ton Blake... Qu'est-ce qui ce passe... qu'ais-je fait pour ne plus avoir ce lien avec toi, notre lien...?

c'est à mon tour d'être perdu, destabilisé... je veux comprendre, je veux savoir, je veux l'aider, je veux être son soutient, je veux être son meilleur ami, son allié, comme je l'ai toujours été... je la veux elle, je veux ma meilleure amie, ma moitié...



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Naomie Clarks


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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Dim 15 Déc - 4:11

© made by Islande



Naomie vs Matthew

Please, Save Me, Don't Let Me Fall In Hell...



Je suis en train de suffoquer, je manque d'air. Les mains fortes et glaciales de la mort s'enroulent autour de mon cou, empêchant ainsi de faire entrer l'air dans mes poumons. En fait, c'est la sensation que j'ai, alors que j'hyperventile. Je n'arrive plus à retrouver mon souffle. Mes yeux, humides et vitreux, sont river sur ceux, si beaux et si inquiets, de mon tendre ami, alors que je perçois sa voix dans mes oreilles qui m'appelle, qui me demande de le regarder. Il se tient loin de moi, normal, mais j'ai tant envie de lui hurler de me prendre dans ses bras et de me serrer très fort! Qu'en serait-il, alors? Pourrais-je déjoué ma paranoia si je changeais un tant soit peu les règles? Et si c'était moi, qui le touchait, déclencherais-je une nouvelle fois ce film d'horreur qui me hante? *Tu ne le sauras pas tant que tu ne l'aura pas essayer, andouille.*Me siffle entre ses dents ma voix intérieur. Je pourrais quasiment la voir, rouler en boule, se berçant sur un sol inexistant, tout en me dévisageant longuement, comme si j'étais la pire des imbéciles. Elle n'a pas tord. Mais je dois d'abord me calmer.

-Nao... c'est moi... C'est Matt, ton Blake... Qu'est-ce qui ce passe... qu'ais-je fait pour ne plus avoir ce lien avec toi, notre lien...?

Ce n'est pas toi, Matt....Tout est....tout est de ma faute! Si seulement tu savais! Pardonne-moi, Matt.... J'ai l'impression d'avoir le corps qui se déchire de l'intérieur, que tout mes organes se font découper avec quelque chose qui ne coupe pas. Cette douleur est atroce, indescriptible, autant physiquement que mentalement. J'avais pleinement conscience de faire du mal à mon meilleur ami, pourtant, je n'arrivais pas à me contrôler. C'est comme si quelqu'un contrôlait mon corps et mes gestes tout en me gardant prisonnière à l'intérieur, témoin premier de mes actes. Je crois que tuer quelqu'un, réellement, je veux dire, me serait moins pénible, consciente ou non. Je devais, coute que coute, me libéré et reprendre possession de mon corps. Essayé, tout de moins. J'ouvre les yeux pour contempler son visage, ayant arrêter de pleurer, le corps encore secouer de petits spasmes imperceptibles. * Inspire. Expire. Inspire. Expire. Voilà, comme ça. *Je ferme fortement les yeux, ne voyant que le regard de ma voix intérieur, accusateur, mais dans lequel je peux percevoir une lueur d'espoir. *Aller! Vas-y, sors- nous de ce merdier!* me siffle-t-elle à nouveau, mais je vois, je ressens, qu'elle est autant terrifier que moi.

-Matt....

J'ouvre brusquement les yeux, les plongeant directement dans ceux de l'intéressé. Que dire maintenant? Mon regard est certe trouble, mais, à l'instar de ce que j'ai vu dans le regard de mon moi intérieur, Blake peut voir la force de mon désespoir, de ma douleur, mais surtout, de mon appel à l'aide.

-Aide-moi, Blake....Je t'en suppli, aide-moi...Ne m'abandonne pas....

soufflais-je sans le quitter des yeux, la voix chevrotante. Je prends une profonde inspiration, puis une seconde. J'ai peur....si peur! Deux parts de moi se déchire, se battent jusqu'au sang, je ne sais plus quoi faire. Non, en fait, si, je le sais, mais je ne peux pas le dire. J'ai l'impression que mes lèvres sont cousues ensemble, m'empêchant de prononcer ne serais-ce qu'un seul mot. *FAIT-LE! * m'intime d'une voix forte ma conscience, la voix tremblante....de rage, ou de peur? Je ne pourrais le dire. Les deux peut-être. J'inspire brusquement, comme si j'avais oublier de respirer, les yeux légèrement écarquillé par la peur.

-Prends-moi dans tes bras, Bii....

fis-je finalement, au bout d'interminables secondes. Ça y est...je l'ai dit. J'anticipe ma réaction lorsqu'il s'exécutera, s'il le fait, bien sur. Je prépare déjà mon mental à ce choc, je tente d'être forte, de me concentrer, de contrôler la réaction en chaîne qui s'ensuit lors d'un contact physique. * Il ne se passera rien. Il ne se passera rien. Tout va bien aller. Il ne se passera rien. *Je tente de m'en convaincre, de repousser ma peur, ma haine, mon dégout. Je ne peux pas faire plus de mal à Blake....Je ne veux plus le faire souffrir, je dois absolument me montrer forte, pour lui. *C'est bien. Très bien.... * soupire ma voix intérieur, essoufflé et à bout de force.



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Matthew B. Romanov
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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Dim 22 Déc - 17:41


I'm here for you


(Matthew) ▽ Nos démons intérieurs sont souvent simplement le reflet de ce que nous voulons réellement...
Son état m'inquiète... non c'est pire que ça même, mais je ne saurais expliquer. Elle semblait tellement... tellement souffrir! Intérieurement, elle semblait être en plein combat intérieur, mais contre quoi... contre qui! Contre elle-même? Contre des souvenirs? Contre Jaake? Je vous assure, s'il avait quoi que ce soit un lien entre lui et l'était de MA Naomie, je jure sur ce que vous voulez qu'il n'est pas mieux que mort ce crétin! Le bal de l'an dernier ne lui était pas suffisamment rester sur le cœur? Il n'avait pas encore compris que pour Naomie, il était près à beaucoup pour la rendre heureuse? Il n'avait pas compris le message de la laisser tranquille?? J'étais passé près de mourir ce soir là, et depuis j'avais la crainte du feu, mais si c'était à recommencer ce soir, je le ferais... voir ma meilleure amie, ma moitié se torturer ainsi c'est tellement douloureux... elle ne mérite pas ça! Bon Matt, tu saute peut-être trop vite au conclusion, c'est sans doute autre chose... mais rien qu'à penser que j'pourrais démolir ce p'tit con une fois pour toute, c'est tellement exaltant! Mais merde qu'est-ce qui arrive avec moi...

J'essaie surtout de comprendre, mettant Jaake de côté dans mon esprit et plongeant mon regard dans celui de la jeune femme à mes côtés, lui demandant doucement ce qui s'est passé... au fond, c'était peut-être à cause de moi? J'étais senser comme à tous les été venir la voir une semaine ou deux, mais les choses de mon côté avait fait en sorte que j'en avais été incapable, peut-être m'en voulait-elle pour ça? Elle avait raison de le faire après tout, je n'avais pas prévenue... mais en même temps, comment prévenir sans hibou, sans argent pour payer un hibou voyageur, et sans adresse résidentielle pour lui envoyer du courrier façon moldu... Je tente à nouveau une approche vers elle, mais j'ai trop peur finalement de la voir reculer ou me repousser à nouveau que j'abandonne l'idée. Je la supplie seulement du regard de bien vouloir m'accorder une réponse, pas nécessairement les détails, juste... me donner un indice. Je déteste la voir ainsi, sa me gruge de l'intérieur... Je voudrais lui dire de se calmer, qu'elle va finir par perdre conscience à hyper ventiler ainsi, mais doucement, me fixant, elle tente de se calmer un peu, assez du moins pour qu'elle est l'air moins d'avoir trop d'oxygène... Elle referme les yeux, comme si quelqu'un chose lui criait dessus, comme une enfant effrayée et c'est encore plus dur, je ne peux m'empêcher de m'approcher un peu mais toujours sans la toucher...

Mon prénom... ce simple souffle, me donne presque froid dans le dos.. elle semblait tellement en détresse, elle ne m'a jamais appeler comme ça... comme un cri du cœur, un appelle à l'aide...

-Je suis là...

Elle ouvre les yeux et je la regarde, tentant de la rassurer... ce n'est pas évident, sans pouvoir la prendre dans mes bras... j'ai toujours été comme ça avec elle, une main sur la sienne, une caresse sur sa joue, un baiser sur sa tempe, une main dans ses cheveux, mais je ne pouvait rien faire maintenant.... Je me mords la lèvre inférieur, et à ce qu'elle dit par la suite, j'ai envie de craquer... je me sentais si impuissant, je ne savais pas quoi faire... dis moi ce que je dois faire Nao, j'ten supplie...

-Jamais Bii... je suis là, je ne pars pas, je reste avec toi, toujours... Tu n'as... fait juste me dire ce que je dois faire...

Et est-ce parce que je lui ai demandé, où si elle s'enlignait déjà dans cette direction, mais après un court moment, elle me demande finalement de la prendre dans ses bras... je sens mon cœur manquer un battement, j'étais si soulagé qu'elle me le demande, qu'elle me rassure à quelque part sur le fait qu'elle ne m'empêchera pas toujours de ne plus l'approcher... Mais comme je sens qu'elle n'est pas spécialement prête, je m'approche d'abord très tranquillement, puis lentement je viens poser mon index sous son menton et lui relève délicatement la tête pour perdre mon regard dans le sien.

-Je suis là, pour toi Nao... pour toi, avec toi, toujours....

Je veux qu'elle le sache, que même si c'est trop dur pour elle, je resterai aussi longtemps qu'elle voudra de moi... lentement je viens glisser ma main dans ses cheveux, surveillant chacun de ses faits et gestes... je ralentit un peu le rythme et murmure * ça va aller..* avant de l'attirer tout doucement contre moi... elle avait toujours la chance de partir, de se détacher, je ne l'obligerai jamais à rien... je passe finalement, après un long moment, mes bras autour d'elle et appui doucement ma joue sur sa tempe, ferme les yeux et la berce tout doucement. Me mordant la lèvre, fini par murmurer.

-Ohhh Bii... Tout va bien aller... Je suis là ma belle... tu peux avoir confiance en moi, je ne t'abandonnerai plus jamais... plus jamais...

Oui, je me sentait responsable de ce qui se passais... j'avais l'impression que tout ça, c'était parce que je n'avais pas su être là quand elle en a eu besoin, et plus jamais je ne laisserai quelque chose arriver...


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Naomie Clarks


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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov] Lun 23 Déc - 5:57


→ Falling Into Darkness ←
Matthew J. Romanov && Naomie Clarks

La voix de mon tendre ami se répercute dans mon cerveau, comme si tout ce qu'il venait de me dire avait été enregistrer sur un magnétophone et que je le faisais jouer en boucle. Pourtant, ses paroles, si réconfortantes soient-elles, ne se firent pas assimilé rapidement par mon cerveau. En réalité, j'étais bien trop occupé à me concentrer sur ce qui était sur le point de se produire. Je l'avais finalement supplié de me prendre dans ses bras, de me serrer contre lui. Ça avait été un désir si brutal, si vital, que le corps m'en faisait mal. Et Blake s'exécuta. Lentement. Il posa d'abord son index sous mon menton pour me relever la tête, me regarder dans les yeux, son contact semblant me bruler, douleur si intense que je sursautai malgré moi. Mais je ne me désistai pas. Je ne pus m'empêchai, toutefois, d'écarquiller les yeux, résistant à la douleur, autant physique que psychologique, que cela ravivait en moi. Oui, je souffrais. Terriblement. Et Blake put le voir dans mon regard. Mais, pour lui, je voulais surmonter tout ça et qu'il m'aide à le faire, ainsi, je l'encourageai du regard à continuer. Sa main glissa dans mes cheveux, tout aussi doucement. Trop doucement. Il est trop lent, ça me perturbe, me rend folle. J'ai l'impression que je vais craquer. Comme si la volonté que j'avais mit dans ce souhait allait s'éclipser d'un coup. Mon corps s'était crisper à son toucher et j'avais réussi à ne pas sursauter, mais, en réalité, c'était pas si mal. Mais trop lent. Une vrai torture. Mais, en même temps, je le comprenais, et je le remerciais silencieusement de sa décision. Lorsqu'il me murmura que tout allait bien, qu'il s'approcha pour me prendre dans ses bras, je décidai de, presque, lui sauter dans les bras, l'attirant un peu trop brutalement contre moi, l'emprisonnant dans mes bras. Je le serrai très fort, vraiment très fort, fermant les yeux avec force, par anticipation...Je m'agrippe à mon tendre ami comme s'il était ma bouée de sauvetage, celui qui m'empêchera de sombrer dans le désespoir et tout ce qui venait avec. Je sens mon corps qui veut résister, lui échapper, plus par réflexe, je crois, mais je tins bon, restant fermement accroché à mon pauvre ami. J'espérais ne pas trop lui faire mal, mais j'avais besoin de le sentir contre moi, de le garder, comme si mon monde allait s'effondrer s'il m'échappait. C'est une véritable lutte à l'intérieur de moi, mais je ne vois pas le film tant redouter. Que des sensations étranges et contradictoires. Très peu agréable, mais toujours plus que ce à quoi je m'attendais. Finalement, ses dernières paroles sonnent des cloches dans mon cerveau. Plus jamais? Mais de quoi parlait-il?

-Plus jamais? De quoi parles-tu?

Questionnais-je donc, légèrement intriguée. Je ne me décolle pas pour autant de lui, restant bien scotcher, ma joue contre le sienne. N'empêche, je finis par éloigner juste mon visage pour le dévisager longuement, cherchant une réponse dans ses yeux. Je sentais dans sa voix comme une sorte de...culpabilité. Mais pourquoi? Il n'avait rien à se reprocher, pourtant. Au contraire. Il était rester là, avec moi, à se préoccuper de mon pauvre sort. J'enfouis mon visage dans le cou du jeune homme, fermant de nouveau les yeux pour tenter de déterminer ce qui se passait en moi. Malheureusement, ce n'était plus comme avant, lorsqu'il me prenait dans ses bras.Je m'y sentais toujours en sécurité, heureusement, mais....je sentais mon corps frissonner autrement, de peur, d'angoisse. Je savais que Blake n'oserait jamais me faire de mal, mais c'était plus fort que moi, un doute persistait, se faufilant comme un serpent vicieux, dans mon esprit. Je savais, toutefois, que j'avais réussi à franchir une étape. Toute petite, mais bien là. Et je savais aussi que la guérison serait lente et pénible, mais qu'elle serait totale un jour ou l'autre. Enfin, peut-être pas totale, mais pas loin. Une blessure psychologique comme celle-là ne guérissait jamais vraiment, mais on pouvait passer par-dessus et arriver à vivre normalement avec cela.

Au bout d'un moment, je prends mon courage à deux mains et délaisse doucement mon tendre ami, m'adossant à nouveau à l'arbre derrière moi en prenant une profonde inspiration. Maintenant, je devais m'expliquer avec mon ami de longue date. Pas tout lui dire, bien sur, j'en étais totalement incapable. Mais je devais lui parler. Et, surtout, m'excuser. J'avais été une belle imbécile depuis la rentré, je l'avais beaucoup blesser, même si ce n'était pas volontaire. J'avais fait l'égoïste, pensant à moi seulement sans penser au répercussion que cela pourrait avoir sur les autres.

-Blake je...je veux m'excuser. Vraiment. Je n'ai pas été très....enfin, tu sais. Mais je....ce n'était pas volontaire en soit, je t'assure. Je regrettes vraiment de t'avoir délaisser, comme ça, sans te dire un mot. J'aurais pas du. Toutes les meilleures excuses du monde ne sont pas assez bonnes pour justifier tout le mal que j'ai pu te faire. Et je veux que tu saches que rien n'est ta faute...

Je levai les yeux au ciel, empêchant les larmes qui venaient de remplir mes yeux de rouler sur mes joues. Je ne voulais pas pleurer, Blake en avait assez baver pour le restant de ses jours. Un court instant plus tard, je reposai mon regard dans celui de mon ami, mordillant ma lèvre inférieur, ayant un peu peur de sa réponse, ou des questions qu'il pourrait me poser. Je savais néanmoins que je ne serais pas obliger de donner des réponses à ces-dites questions. Blake comprendrait et accepterait que je ne réponde pas, pour le moment. Car, bien sur, il faudrait que je lui dise tout, a un moment ou a un autre. Quand je serai prête.

-Je comprendrais si....enfin, si tu avais besoin de....comment dire. Besoin de prendre du recul, ou te défouler, ou quoi que se soit d'autre. J'ai pas envie que tu me prennes en pitié, que tu fasses comme si rien ne s'était passer pour ne pas me blesser. Je comprendrai. Je voulais que tu le saches...

Je ne cesse de le regarder, étonnée qu'il soit encore là, devant moi, après tout ce que je lui avais fait. Mais, en même temps, ça ne m'étonne pas. Blake avait toujours été là pour moi, et le serais toujours, j'en était certaine. Je n'ai peut-être pas été aussi bonne envers lui, particulièrement ces derniers temps, mais, désormais, je m'efforcerai de l'être. Il pourrait bien m'avouer le pire des secrets, je resterais auprès de lui aussi longtemps qu'il voudra bien m'avoir à ses côtés.



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MessageSujet: Re: Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov]

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Come. Come And Save Me From The Darkness...[PV Matt J. Romanov]

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