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« La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix

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MessageSujet: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Ven 19 Oct - 22:31



« La prison, cette fleur noire de la société civilisée. »

Un frisson glacé parcours mon corps transi par le froid. Ma mâchoire claque violemment et je ramène mes genoux contre mon corps. Azkaban, la prison des sorciers. Je n'aurais jamais cru y mettre les pieds un jour. Je n'aurai jamais cru qu'on me considérerait comme un criminel. Je frémis encore. Je suis ridiculement affublé de cet uniforme sale et troué où l'on distingue à peine le noir et le blanc à cause de la saleté. Mon ventre cris famine et ma tête tourne. Cela fait une semaine environ que je suis là, une semaine de cauchemar. Je me sens sale, je me sens las. Un coup de vent passe et je frissonne de plus belle. Un tremblement incontrôlable prend mon corps faible. J'ai à peine à mangé, dormir est ici un véritable calvaire. Pas de repos pour moi. Juste une interminable attente qui use l'âme. Je souffle un petit peu et une triste buée sort de ma bouche. Il fait froid, il fait sombre et le malheur règne. Pour moi, empathe, cela est une véritable torture. J'ajoute aux malheurs des prisonniers qui m'arrache la poitrine les sombres sentiments qui pour une fois me sont propre. Je goûte à l'amertume de la défaite. Je goûte à l’âpreté de la prison. J'ai la rage au coeur et en même temps un découragement profond. Je me sens tellement faible...

Une semaine déjà ? Peut être un peu plus. Je ne saurais trop le dire, il n'y a pas de jour ni de nuit ici. Il semble toujours faire sombre. Je me souviens encore avec précisions de ce qui m'a conduit jusqu'ici. Tout ça à cause d'un ingrédient oublié dans la potion d'invisibilité. Six d'entres nous sont réapparus au grand jour, au tribunal lors du procès de Ginny que nous essayions de sauver. Antonin m'a sauté dessus. Je n'ai jamais su vraiment me battre contre lui. Il m'a mis sous imperium, m'a fait m'agenouiller devant le seigneur des Ténèbres et a demandé que je ne sois pas envoyé à Azkaban. Antonin voulait m'enfermer au manoir, voulait me garder, me faire "revenir à la raison". Le seigneur des Ténèbres a dit qu'on ne pouvait éclabousser le sol d'un sang pur comme le mien et mon frère a sourit. Voldemort ne lui a en revanche pas accordé la première partie de sa requête. Mon frère est un de ses plus proche fidèle, mais je suis trop rebelle, trop haut placé dans l'ordre du phénix pour être confié à sa seule garde. Antonin s'est incliné. De plus cela lui permettait de venir voir Bellatrix plus souvent. Quoiqu'il n'est venu que deux fois, juste pour me parler, pour avoir un rapport à fournir au Seigneur des Ténèbres. Je me suis muré dans un silence obstiné. Lors de sa seconde visite il m'a hurlé dessus : si je ne me résolvais pas très vite à revenir du bon côté, à dénoncer mes anciens camarades, il en viendrait à se servir de la souffrance. Et si il échouait, Voldemort viendra personnellement. Je tremble un peu à cette pensée. Être face à Voldemort met mon coeur au supplice : ses sentiments sont tellement douloureux et les ressentir me mettent presque à genoux.

J'ai le regard dans le vide. Je ne sais pas combien de temps je vais tenir. Ce n'est pas tant la souffrance que l'amour que je crains. Malgré moi j'ai toujours eut ce besoin de reconnaissance, d'amour. Antonin est mon frère et je l'aime comme tel. Je sais qu'il en est de même pour lui. C'est pour ça qu'il se démène pour moi. Pour que je sois un digne sang pur. Et ce qui me fait peur c'est que je pourrais céder, par amour... Pour l'instant je n'ai vu qu'Antonin, deux fois, et personne d'autre. C'est à peine si on me nourrit. Par nécessité (je ressens aussi les sentiments plus vagues et plus confus des animaux) je suis totalement végétarien. Ce qui fait que je ne mange pas les petits bouts de viandes auxquels on a le droit mais seulement le minuscule quignon de pain et un peu d'eau, et encore, quand on daigne me les servir. J'entend des pas. Je sers les dents, sers poings. Des clés sont tournés dans de multiples serrures... Ce n'est pas pour de la nourriture qu'on vient. Je lève doucement les yeux, m'attendant à voir Antonin...Dans un mouvement de recul brusque je me plaque contre le mur, essayant de disparaître dedans. Mon coeur affolé se met à battre trop fort. Elle m'a toujours fait peur. Bellatrix est entrée...
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Bellatrix Lestrange
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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Dim 21 Oct - 11:49

Azkaban... Bellatrix connaissait chaque recoin, chaque pierre de ses murs, pour y avoir vécu et pour en être à présent la directrice. Elle savait ce que pouvait ressentir ceux qui y étaient prisonniers, car elle même avait vécu ce qu'ils étaient en train de vivre. Alors ils n'avaient pas le droit de lui crier qu'elle ne comprenait pas les souffrances qu'ils enduraient ! Car, Bella savait et peut-être mieux que certains ! Askaban l'avait à moitié détruite rongée ! Sur son cou on pouvait encore apercevoir son numéro : Elle avait été le prisonnier numéro 93, et la mangemort l'était toujours. Elle avait laissé une partie d'elle même ici, mais une autre était venue remplacer cette moitié. Une demie-âme plus sombre et plus torturée, celle du prisonnier 93. 93 était un nombre... un nombre qui faisait d'elle ce qu'elle était, un nombre qui l'avait construite ici à Azkaban et dont elle n'avait jamais vraiment pu se débarasser ! Bellatrix ne pouvait oublier ce qu'on lui avait fait subir ici. Les détraqueurs n'étaient pas forcément les pires non... les membres du ministère, les aurors pouvaient se montrer tout aussi maléfiques et cruels, et ils se prétendaient défenseurs du bien et chasseurs de mage noir ! Quel Paradoxe ! Ils avaient... Non ! Elle ne devait pas y penser ! C'était du passé à présent ! A présent, c'étaitelle qui était à leur place et eux qui étaient à la sienne, elle tenait sa vengeance et ils savaient déjà presque tous que Bellatrix Lestrange n'était pas tendre... et qu'elle aimait torturer ceux qu'elle ne pouvait voir en peinture. La mangemort aimait ce sentiment de crainte qu'elle inspirait chez ses ennemis... cela la faisait se sentir plus forte, plus supérieure, même si elle l'était déjà, bien évidemment.

Bella était assise à son bureau et méditait sur ces sombres pensées en regardant par la fenêtre qui donnait sur l'océan agitée, quand on frappa à la porte. Elle soupira, jamais ses employés ne la laissaient donc tranquille ?! Enfin après tout cela faisait partie de leur travail et de son travail également... mais elle avait horreur de ça !. Elle intima donc froidement à la personne d'entrer. Il s'agissait d'un jeune sorcier brun, un simple sulbalterne dont elle nevoyait pas l'utilité de connaître le nom. Le jeune sorcier tremblait un peu, ce que tout le monde faisait en entrant dans le Bureau de la mangemort, sauf bien sûr Voldemort ou ses "camarades" mangemorts ! Elle le fixait de son regard de glace attendant qu'il parle.

"Madame Lestrange, le Dossier Dolohov vient d'arriver, le ministère s'excuse de son retard mais ils ne retrouvaient plus le dossier du nouveau détenu"

Il posa l'énorme enveloppe sur la table. Bellatrix s'en saisit. Enfin le dossier était arrivé ! Pas trop tôt ! Voilà une semaine que Sanders Dolohov était enfermé dans une cellule et les parchemins le concernant n'arrivaient que maintenant. Bella aurait pu aller s'expliquer avec le responsable, mais il ne méritait même pas son attention. Elle fit signe au sorcier de sortir, d'un geste nonchalent de la main et exmina ce qu'elle avait sous les yeux. Rien d'inconnu ! Non elle savait déjà tout de Sanders Dolohov ! Pour l'avoir déjà croisé et pour croiser continuellement son frère ! Antonin lui avait demandé de "s'occuper" de son frère. Cela signifiait qu'elle devait le convaincre de rejoindre les rangs du Seigneur des Ténèbres. La mangemort n'appréciait pas Sanders car elle trouvait que s'il avait refusé, c'est qu'il n'était pas digne de recevoir la marque des ténèbres ! Mais bon, peut-être restait-il un espoir et puis elle avait promis à Antonin de l'aider alors elle le ferait. Cela faisait environ sept jours qu'il était ici, enfermé dans une cellule. Il avait eu le temps de cogiter. Bellatix savait ce que provoquait l'enfermement sur la pensée ! Ses barrières s'étaient peut-être effrondrées à l'heure qu'il était.... Il était temps pour elle d'aller le voir de ses propres yeux. Depuis qu'il était arrivée ici, elle n'avait pas eu le temps d'aller lui rendre visite, trop occupée par son travail. Le pauvre, il devait se sentir seul !

Avec un sourire carnassier, elle prit sa baguette et sortit de son bureau. Les personnes qu'elle croisaiit dans les couloirs administratifs ne lui demandèrent pas pour quelle raison leur directrice se déplaçait, non, ils tenaient trop à la vie. Bella arriva dans la partie des détenus. Elle entendait les gémissements de douleur, de folie même ! Mais elle ne dit rien, une seule personne l'interessait aujourd'hui. Elle continua sa route croisant les sorciers et les détraqueurs qui gardaient la prison. Certains la saluant avec respect, les autres baissant la tête. Elle finit par arriver devant la cellule numéro 158. Sanders devrait se sentir flatté : elle ouvrait la porte avec ses propres clès. Cela mointrait qu'elle avait un quelconque interêt pour lui et il devait s'en montrer heureux ! Elle entra et referma la porte derrière elle avant de poser son regard sur le jeune homme. Il était plaqué contre le mur... Bellatrix pouvait sentir sa crainte, sa peur ! Mais de quoi avait-il donc peur ? Elle n'allait pas le tuer, elle n'en avait pas tout à fait le droit ! Peut-être s'attendait-il à voir Antonin ? Ah il ne pouvait pas tout avoir !

Elle prit un tabouret et s'assit en face de lui, gardant une certaine distance, de manière lui laisser un minimum d'espace vital. Le souffle de Sanders était sacadé. Il avait l'air anéanti, cela était plutôt de bon augure ! Il serait, ainsi, plus facile à convaincre... bien que Bellatrix aait une petite sur : Comment le convaincre. Avec un sourire mi amusé, mi sadique elle prit la parole après un moment de silence.

"Sanders... Ton frère est très dééçu, u n'es pas très coopérant ! Mais il est trop attaché à toi pour te faire flancher sous la douleur ! Il m'a donc demandée de le faire à sa place.... je ne serais pas aussi patiente que lui. Alors je te laisse une chance de me dire tout ce que tu sais, et si tu ne me dévoile rien, tout ce sera que douleur et haine pour toi ! Je te laisse le choix"

Elle se tut lui laissant le temps de digérer ce qu'elle venait le dire. Bella attendait sa réponse, faisant tourner sa baguette dans ses doigts. Elle savait qu'il ne céderait, pas et tant mieux, elle non plus ! Il finirait par se lasser, par sombrer dans l'inconscience, par devenir fou à cause de la douleur... et Bellatrix ne se lasserait jamais... non !
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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Dim 21 Oct - 14:20



« La prison, cette fleur noire de la société civilisée. »

D'aussi loin que je me souvienne, elle a toujours un peu été mon croque-mitaine. Quand mes parents organisaient des réceptions pour leur amis sang-pur et qu'elle venait avec sa famille, elle me terrorisait. Par la suite Antonin l'a souvent invité au manoir et ne cessait devant elle de me hurler dessus. Nous les sangs pur sommes quasiment tous lié par le sang, tous membre d'une grande famille finalement. Je ne sais pas à quel degré Bellatrix est ma cousine, mais jamais je n'ai pu à un seul instant la considérer comme quelqu'un de ma famille. Elle me fait plus peur qu'Antonin. Devant lui c'est facile de faire l'effronté, d'être rebelle, de paraître en colère. C'est facile devant lui de se taire... Je la fixais comme on fixe une araignée dont on a peur, parce qu'on ne veut pas qu'elle disparaisse pour ensuite la retrouver trop prêt de nous. Savoir où se trouve l'ennemis. La mangemorte prend un tabouret et s'assied en face de moi. Je me relevais doucement, toujours collé contre le mur. Si j'avais pu prendre mes jambes à mon cou, je crois que je l'aurais fait. Ce n'est même pas une question de lâcheté mais plutôt de bon sens : je n'ai pas de baguette, je suis affaibli, elle est en pleine forme, sa baguette en main.

Il ne faut pas plus d'une semaine pour commencer à maigrir quand on mange aussi peu. Aussi je devais avoir l'air vraiment pitoyable. Sale, mal nourris, une barbe grossière d'une semaine sur le visage, des cheveux plus fous que jamais, je ne me présentais pas sous mon plus bel aspect. Quelques bleus et contusion ornait mon corps également. Il ne fallait pas croire qu'Antonin était calme, surtout devant mon mutisme. La rage l'a emmené à bien pire, mais il se retient encore. Il n'a jamais été tendre et jamais mes larmes d'enfant ne l'ont ému. J'essaye de ne pas trembler, mais la faim, le froid et la crainte ne m'y aide pas. Je fixe ses yeux de folle. On ne peut pas dire qu'elle n'est pas effrayante. Ses yeux sont froids, comme son coeur. Ses émotions, impitoyables et cruelles ne me disaient rien qui vaille. J'aurais aimé pour une fois ne plus être empathe. Bellatrix m'inspire un tel dégoût que je ne peux m'empêcher de le montrer.

"Sanders... Ton frère est très déçu, tu n'es pas très coopérant ! Mais il est trop attaché à toi pour te faire flancher sous la douleur ! Il m'a donc demandée de le faire à sa place.... je ne serais pas aussi patiente que lui. Alors je te laisse une chance de me dire tout ce que tu sais, et si tu ne me dévoile rien, tout ce sera que douleur et haine pour toi ! Je te laisse le choix"

J'eus presque envie de rire et le sourire qui naquit sur mes lèvres n'eut rien d'innocent. D'abord elle se trompait sur un point : Antonin est loin d'être incapable de me faire souffrir. Dans notre relation souffrance et attachement vont de pair. Au contraire il n'hésitera pas. Cela ne lui plaira pas, mais mon frère a toujours été quelqu'un qui pensait qu'on ne pouvait résoudre le mal que par le mal, alors il n'hésitera jamais. Il ira jusqu'au bout. La seule chose qui pourrait retenir sa main n'est autre que ma mort. Il ne risquera pas de perdre. Antonin lui aura demandé de l'aide pour deux raisons : d'abord il est amoureux d'elle, ensuite il sait reconnaître qu'elle est bien plus experte que lui en torture. Je me mis alors à penser aux choses qu'il fallait absolument que je cache : les renseignements primordiaux sur l'ordre du phénix. Je pouvais toujours en dévoiler certains, tellement risible et insignifiant qu'ils agaceraient le seigneur des ténèbres plus qu'autre chose. Mais aussi mon empathie. Si cela venait aux oreilles de Voldemort et d'Antonin, j'aurais un intérêt supplémentaire et le Lord noir trouverait comment l'utiliser contre mon gré, comment servir sa cause. Je m'autorisais alors à ricaner quelque peu.

-" C'est plutôt un non choix. Ma réponse, tu la connais déjà Bellatrix. Va en enfer !"

Je jetais un petit coup d'oeil à sa baguette et serrais les dents. Depuis combien de temps n'avais-je pas subi le doloris ? Au moins quinze ans. je frissonne à ce souvenir. Mon père désespérait vraiment de me voir ainsi. Je suis le garçon raté comparé à Antonin. Même si mes talents de sorciers n'ont pas à pâlir devant ceux de mon frère, au contraire, il me manquait quelque chose : l'attitude hautaine et exécrable d'un sang pur.


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Bellatrix Lestrange
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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Sam 3 Nov - 14:49

Bellatrix restait calme, trop calme. Même lorsque Sanders eut un sourire insolent suite à sa remarque. Non, elle ne broncha même pas, se contentant de laisser tourner sa baguette entre ses doigts. Elle savait qu'il allait réagir de la sorte ! C'était prévisible... IL était tellement prévisible. La mangemort le connaissait par coeur, sans même le connaître vraiment d'ailleurs. Elle arrivait à prévoir ses gestes, ses intentions, ses pensées. Il avait les mêmes que les autres, les autres prisonniers, les autres victimes de torture. Bella savait comment tout allait se dérouler. Au début, il allait faire le malin la narguer tout en ayant peur, puis lorsqu'elle commencerait enfin sa formidable tâche, Sanders allait résister, comme tout les autres. Enfin ce passage différait selon les personnes interrogées, certains mettaient plus de temps à craquer que d'autres, mais ils finissaient tous par s'écrouler, humiliés et détruits ! C'en était presque lassant de voir toujours le même processus, Bellatrix aimait qu'on lui résiste, cela rendait la torture encore plus interessante ! Mais Sanders avait l'air faible, trop faible tout comme son stupide cousin Sirius ! Oui, il lui rappelait tellement ce traitre à son sang ! Un batard tout au plus ! Mais le jeune Dolohov était peut-être récupérable ? Vu le regard narquois qu'il lui lançait, la mangemort savait que cela allait prendre un peu de temps. Tant mieux ! Elle était patiente.

-" C'est plutôt un non choix. Ma réponse, tu la connais déjà Bellatrix. Va en enfer !"

Bella retint un sourire sarcastique. Il jouait avec le feu, et il allait se brûler ! Sanders ne savait pas à qui il se frottait ! Elle était aux anges de le voir ainsi sûr de lui. Il était tellement jouïssif de voir ses victimes résister d'avoir une lueur d'espoir un brin de courage et puis de détruire toutes leurs barrières. Le jeune homme n'était pas au bout de ses surprises. Il pensait peut-être pouvoir résister, puis si la torture devenait trop insuportable il comptait sûrement réveler des secrets peu importants mais comme tout les autres il allait finir par tout avouer, elle allait le détruire ! Elle lui lança un regard amusé avant de lui répondre.

"En enfer ?" Elle éclata de rire " Mais j'y suis déjà mon cher Dolohov et c'est tellement bon. Crois moi, tu finiras par plonger en enfer toi aussi..."

Bellatrix le fixait, essayant de connaître ses émotions. Il avait peur c'était évident. Il s'attendait sûrement à recevoir un doloris. Qu'est ce qu'il croyait ?! Qu'elle était aussi prévisible que lui ? Non, elle n'était pas comparable à un être aussi faible que Sanders ! Le jeune homme semblait prêt à recevoir le sortilège. Il allait être surpris, le doloris ne faisait pas tout dans une torture car il était tellement prévisible. Tout du moins pour ceux qui avaient déjà été soumis à ce sortilège. On ressentait toujours la même douleur ! Bella aimait beaucoup ce sort car il était très puissant, mais elle adorait diversifier ses moyens de torture, tester de nouvelles idées sadiques. Sanders allait en faire les frais. Il existait plusieurs types de tortures tout comme il existait plusieurs types de douleur ! Si Antonin lui avait avant tout demander de l'aide c'était parce qu'il savait qu'elle était une experte dans le domaine. Elle aimait s'en venter et d'ailleurs n'en avait pas besoin. Tout le monde était au courant que la mangemort était la spécialiste de la douleur, ce n'était pas une nouveauté, sa réputation la précédait. Ce qui n'était pas plus mal, elle aimait être crainte, cela l'amusait beaucoup et la faisait rire.

Bellatrix se leva et observa sa victime d'un oeil inquisiteur. Non, il n'était pas dans une bonne position pour coopérer. Elle leva sa baguette faisant jaillir des chaînes de nulle part. Celles-ci s'enroulèrent autour de Sanders et le plaquèrent sur la pierre froide de la cellule. Ainsi il était mieux disposé. Elle resserra les chaînes histoire qu'il ait quand même un peu mal. Et encore, il s'agissait d'une douleur moindre comparée à celles qui allaient suivre. Avait-il peur ? Si ce n'était pas le cas, cela n'allait pas durer longtemps. La peur et la douleur allaient être les principales amies de Sanders dans les heures qui suivraient et elles n'étaient pas d'une compagnie agréable, cela était certain. Bella avait suffisamment pratiquer la torture pour savoir que Sanders devait être de plus en plus terrifié. Il était évident qu'il s'attendait à recevoir un doloris et que cela l'angoissait. En tant que fils des Dolohov, il avait dû en recevoir pas mal et savait donc la douleur que cela provoquait. Le père d'Antonin avait été quelqu'un de très exigeant, surtout envers Sanders qui ne correspondait pas à ses attentes. Le jeune homme avait tout pour être dans les rangs du Seigneur des Ténèbres, il avait le sang, la famille, il ne lui manquait que l'attitude et les pensées. Dommage et tant mieux cela donnait l'occasion à la mangemort de le torturer... sans le tuer bien sûr. Elle n'en avait sûrement pas le droit. Bellatrix s'avança d'un pas afin de se retrouver à quelques centimètres du visage du jeune rebel. Elle approcha ses lèvres de son oreille et murmura.

"Sache que je ne me lasse jamais d'une torture."

Elle recula avec un sourire sadique et lui saisit doucement la main droite. Avec une tendresse malsaine elle caressa les doigts de Sanders. Ils étaient glacés, sûrement dut à l'humidité. Les doigts... sans ses doigts un homme ne peut plus rien faire, C'était aussi une des parties les plus douloureuse du corps humain. Les mains ou les pieds étaient le premier endroit où il était préférable de commencer... ainsi la personne ne pouvait risquer une hemoragie et cela restait douloureux à vouloir en mourir. Les mains de Bellatrix semblaient étudier celle de Sanders. C'était une caresse lente, narquoise, doucereuse et perverse, telle celle de la mort qui vous prend dans un souffle. Puis Brusquement, la mangemort se saisit de l'index du jeune homme et... arracha entièrement l'ongle, ni trop vite ni trop lentement afin d'entendre son cris de douleur raisonner dans la cellule. Elle lui laissa le temps de reprendre son souffle : deux secondes. Et arracha celui du pouce. C'était tellement jouissif ! Bellatrix fit de même avec chaque doigts de la main droite. Eclatant d'un rire dément, qui raisonnait sûrement dans tout le corridor ! Une fois sa besogne terminée elle saisit le menton de Sanders l'obligeant à la regarder dans les yeux, Bella aimait se délecter de la peur qu'elle pouvait croiser dans le regard de ses victimes. La torture n'avait pas duré plus d'une minute, mais cela avait dû lui paraître une éternité.

"Je ne fais que commencer... tu ne veux toujours rien me dire?"

Il était encore trop tôt pour qu'il avoue quoi que ce soit, mais Bellatrix tenait à en être certaine. Elle attendait le feu vert... la réponse négative du jeune homme pour pouvoir continuer sa torture. La mangemort avait hâte de lui montrer de quoi elle était capable, elle savait qu'il en avait une petite idée. Ce qu'elle venait de lui faire n'était qu'un avant goût, une mise en bouche de ce qui allait suivre. Elle avait énormément d'imagination en ce qui concernait les torture. Et elle était impatiente de voir comment Sanders allait réagir. Mais il ne fallait pas que la mangemort se presse, non il lui fallait prendre son temps, cela serait plus amusant ainsi.
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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Dim 4 Nov - 22:22



« La prison, cette fleur noire de la société civilisée. »

"Tu gâches tout". Cette phrase, je l'ai bien souvent entendue. On ne cessait de me répéter que j'avais tout ce qu'il fallait : la famille, le sang, la noblesse, la richesse, l'intelligence, et le pouvoir. Pourtant je n'étais rien. Et pourquoi n'étais-je rien ? A cause de cette foutu obsession de justice envers des êtres qui pourtant ne méritaient qu'au mieux notre mépris et au pire subir notre esclavage. A cause de cette horreur que j'avais de la souffrance chez ces êtres sans défense. A cause de cette inexplicable envie de ne pas considérer les sangs-purs comme supérieur. Je gâche toujours tout. Antonin me l'avait répété maintes fois. J'avais tout, et je n'étais rien. Il fallait absolument que j'adhère aux idées du seigneurs des ténèbres. Il me le rendrait au centuple ! J'aurais bien plus que je n'ai jamais ne serait-ce qu'oser souhaiter. J'avais ce qu'il fallait pour le servir. Alors pourquoi ? Je crois que tout est une question de souffrance. Je ressens celle des autres. C'est peut être ce qui me perdra aujourd'hui, ou ce qui fera ma force qui sait ? Je suis habitué à souffrir. Mais, et je ne le sais que trop bien, ce n'est qu'un mince avantage, car il y a souffrance et Souffrance. Son rire machiavélique provoqua une bulle de rage qui explosa en moi. J'aurais aimé le lui faire ravaler son rire, la faire taire ! Mais il résonnait dans mes oreilles, insupportable. Sa baguette se leva brusquement et des chaînes apparurent, saisissant sans pitié mon corps malmené, me plaquant contre le mur avec dureté, écartant bras et jambes pour que je ne puisse m'en servir de rempart. Les chaînes se resserrèrent jusqu'à ce qu'une douleur de fond s'installe. Ce n'était rien, je le savais, et elle aussi. Elle s'amusait à faire monter la peur. Elle s'avança lentement pour finalement se retrouver à quelques millimètres seulement.

"Sache que je ne me lasse jamais d'une torture."

Je ne réagis pas. Je le savais déjà. Et il était rageant de la savoir si prêt de mes mains sans pouvoir lui tordre le coup. Je serrais les poings et la regardais avec rage, colère, et presque haine. Je ne cherchais cependant pas à me dégager, m'évitant un effort vain, superflu. Sa main se posa sur la mienne, la caressa doucement avec une sorte de tendresse qui ne lui allait pas du tout. Un frisson me parcouru le corps. Je n'aimais pas du tout le contact entre ma peau et celle de Bellatrix. Le dégoût me prit mais je ne pouvais pas essayer de la repousser. Elle continua ce jeu malsain, pervers et sans aucun doute très plaisant pour elle, un petit moment. Le temps est un des plus grand cauchemar des prisonniers. Il suggère toutes sortes d'idées qui font perdre le pied, renoncer, avouer. Le temps s'insinue dans le coeur et le fait battre trop vite. Il ravive le brasier de nos peur et susurre à notre imagination l'avenir plein d'horreurs prêt à se dérouler devant nous. Soudainement elle saisit violemment de mon index et tira avec force sur l'ongle qui se délogea de son emplacement.

"AAaah !"

Je serais les dents, les yeux fermés, les traits tirés par la douleur. C'était une torture couramment usitée lors de la seconde guerre mondiale. Pas le temps de reprendre une bouffée d'air que l'ongle du pouce s'en va à son tour avec un hurlement, plus bref, plus faible. Contrôle toi Sanders ! Mon souffle se fit chaotique. La douleur est comme l'effort, elle ravage le coeur. Bellatrix ne s'arrêta pas là et ma main droite y passa. Pas un autre hurlement ne sortis de ma bouche résolument fermé. J'avais les doigts en sang, et la lèvre inférieur aussi, me l'étant mordue pour ne pas lâcher un seul cri. J'eus un drôle de sourire qui me surpris moi même. Alors comme ça elle préférait s'attaquer au corps. Mon père l'a fait une fois. Quand je suis sorti avec une moldue. Sa voix résonne encore en moi... : "tu ne veux pas comprendre, tant que ça ne marquera pas ton être." Le doloris est une chose, mais après coup elle reste invisible. Mon père n'a pas été forcément généreux en doloris, ne donnant peut être pas toute sa puissance, mais il n'a pas hésité une seule seconde à me lacérer le dos à coup de fouets, refusant que la magie soigne mes plaies, efface les cicatrices qui aujourd'hui demeurent. Je jetais un bref coup d'oeil à ma main droite, ne cessant de me répéter que la magie pouvait le réparer. Si jamais je disais quelque chose, elle ne pourrait rien pour moi, aussi fantastique soit-elle. Elle prit mon menton pour me forcer à la regarder.

"Je ne fais que commencer... tu ne veux toujours rien me dire?"

Elle s'écarta de quelques pas, laissant sur ma peau un fantôme du contact amer entre ses doigts meurtriers et mon menton tremblant. Et comme elle prenait plaisir à ma souffrance, je pris plaisir à sa stupidité. Pourquoi poser une question quand on en connait parfaitement la réponse ? J'éclatais de rire. Il était probable que je ressemble à tous les prisonniers qu'elle a un jour torturé, et je ne prétends pas m'élever au dessus d'eux mais il est certain qu'elle non plus n'y échappe pas : elle est prévisible. Elle va essayer de me pousser à bout pas par pas. Et plus je résisterais, plus les pas seront éloignés et plus la douleur sera grande. Je la contemplais avec répulsion. Pendant que je souffrais cette horrible femme avait éprouvé un bonheur immense.

" Si tu étais plus prêt, je te cracherais dessus !"

Peut être pas, je n'aime pas les méthodes répugnantes. Mais je dois avouer que si j'oubliais un peu le savoir vivre, cela me procurerais un immense plaisir. Je tirais un p]eu sur les chaînes, mais rien ne bougea. Cela ne réussit qu'à ouvrir légèrement la peau de mes poignets. Trop serrés, les chaînes les meurtrissaient, déchirant la peau, la bleuissant.


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Bellatrix Lestrange
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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Dim 25 Nov - 19:57

La douleur, quelle étrange sensation que la douleur ! Il y en a deux types : la douleur physique et la douleur psychologique, aussi horrible l'une que l'autre ! Bellatrix n'avait pas de préférence, dans les deux cas ce qu'elle aimait c'était observer l'attitude, les réactions de ses victimes. Elles ne réagissaient parfois pas toutes de la même façon. Certaines résistaient plus longtemps que d'autres mais toutes avaient un point commun, elles finissaient par craquer ! Et Sanders n'allait pas faire exception à la règle ! Il allait tellement souffrir qu'il allait tout lui dévoiler et finir par oublier qui il était et où il était. Seuls ses cris allaient lui tenir compagnie, ceux qui résistaient trop longtemps finissaient par devenir fous... c'est ce qui s'était passé avec les Longdubats. Elle espérait tout de même que le jeune Dolohov allait tenir car elle voulait non seulement lui soutirer des informations capitales mais aussi le lier à leur cause, s'il devenait aussi fou que les deux Aurors il n'allait être d'aucune utilité pour le Seigneur des Ténèbres ! Mais elle avait confiance, après tout, la mangemort était une experte en la matière. Torturer était sa spécialité. Ce qu'elle aimait dans la torture c'était de voir les résistances d'une personne tomber une par une, voir ses ennemis crier de douleur la supplier, Voir un corps plein de sang et de sueur c'était de l'art, Bellatrix était une artiste... en quelques sortes ! Elle était surtout efficace ! Le Maître était toujours satisfait des tortures que menait Bella ! Une séance se soldant par un échec totale était rare ! La mangemort était minusieuse, lorsqu'elle torturait elle aimait atteindre son but et généralement elle finissait par réussir ! Cela prenait plus ou moins de temps, mais ils finissaient pratiquement tous par tout révéler même leurs secrets les plus sombres ! C'est ce que Sanders allait finir par faire, elle en était certaine !

Lorsqu'elle avait entendu le cris du jeune homme, Bellatrix avait su qu'il n'allait pas jouer les durs longtemps ! Néanmoins il résistait... et tant mieux cela allait rendre la séance plus interessante ! Il était coriace tout de même le jeune frère d'Antonin, en même temps elle n'en attendait pas moins d'un Dolohov ! Il était peut-être un traitre mais il restait un sang pur ! Il était dommage de répandre son sang sur sol comme Bella le faisait et allait le faire, mais bon comme on disait : aux grands maux, les grands remèdes. Mais plus elle avançait dans cette séance et plus elle se rendait compte que Sanders était peut-être un cas désespéré. Enfin peu importe, la mangemort lui réservait le même sort de toutes façons ! Sa torture n'en serait pas moins différente, bien qu'improvisée ! Bellatrix aimait jouer avec le hasard et la situation... elle ne planifiait jamais ses tortures, elle trouvait plus amusant d'improviser, mettant ainsi à l'épreuve son imagination débordante ! Et puis planifier et prévoir signifiait être déçu car il valait mieux prendre les choses comme elles venaient plutôt que de les vouloirs, on était ainsi plus heureux ! Et Bella aimait prendre du plaisir à une torture sinon cela n'était pas drôle ! L'improvisation lui permettait également d'adapter sa torture selon les caractères et les personnes qu'elle avait devant elle. Certains ayant moins de volonté que d'autres, il était plus facile de les "convaincre". Mais étrangement, Bellatrix préférait lorsqu'on lui résistait, la torture durait ainsi plus longtemps et son imagination était ainsi satisfaite et comblée devant autant de possibilités de douleur à faire endurer. Pour l'instant, Sanders penchait plutôt vers la deuxième catégorie car il semblait plutôt bien résister, mais la mangemort savait toujours comment mater une forte de tête. C'était une des raisons pour lesquelles elle était devenue directrice d'Askaban. Dans cette prison elle n'aimait qu'une seule chose, son bureau... les cellules lui rappelaient trop les années qu'elle avait passées ici. Les pires de sa vie ! Mais enfin maintenant le vent avait tourné, elle était directrice et pouvait ainsi torturer tout ceux qui lui courraient sur le haricot ! Elle acceptait toujours lorsqu'on lui proposait de torturer quelqu'un. Femmes, Hommes parfois même enfants, lorsqu'elle n'avait pas le choix. Elle évitait de faire du mal aux enfants tout de même, elle n'était pas sadique à ce point, les tuer oui, les torturer non ! Mais pour le reste, elle ne se privait pas !

Sanders n'était pas un enfant et donc, elle n'allait pas se priver ! Bella retint un sourire sadique flotter sur son visage. Mais elle perdit vite l'envie de le laisser transparaître, le jeune homme lui éclata de rire au nez ! Evidemment elle s'attendait à ce qu'il résiste mais pas à ce qu'il s'esclaffe juste après avoir perdu tout ses ongles. Cela l'avait surprise, mais bon après tout, il ne serait peut-être plus capable de rire une fois que Bellatrix aurait terminé alors autant le laisser en profiter. Il était bon de le voir encore avoir de l'espoir. Bella gardait son calme et l'observait rire à gorge déployée... il trouvait peut-être sa question stupide mais il était d'autant plus stupide de sa part de résister. Ne savait-il donc pas ce dont elle était capable ? Il n'avait peut-être pas encore réalisé qu'il était proche de la douleur extrême. La mangemort ne dit rien mais elle jubilait d'avance de le voir se prosterner devant elle, de le voir la supplier de le laisser en vie ! C'était ce qu'elle préférait le plus dans la torture... le fait qu'on la supplie, le fait que ces victimes aient encore l'espoir de la voir stopper sa besogne sous la pitié. Hélas, Bellatrix ne ressentait jamais la pitié, non elle n'avait jamais été indulgente. Elle haïssait les mangemorts qui montraient de la pitié envers leurs victimes, ceux là étaient tout aussi faibles que ces stupides nés moldus ! Le jeune Dolohov lui lança un regard empli de répulsion. Regard qu'elle lui rendait, s'il savait à quel point il lui inspirait le dégoût ! Elle detestait les traitres à leur sang autant que les Sangs de Bourbes ! Il ne l'aimait pas et c'était réciproque ! Mais cela il s'en doutait sûrement !

" Si tu étais plus prêt, je te cracherais dessus !"

Cette fois ce fut Bellatrix qui éclata de rire. Il avait de la répartie, que cela était amusant ! S'il voulait lui cracher dessus pourquoi ne le faisait-il pas ? Il était assez près pour la toucher, son excuse était pathétique ! Seul un petit mètre les séparait il aurait donc toutes ses chances. Mais il était sûrement trop lâche pour le faire ! Il tenta de bouger mais cela fut sans succès, il ne réussit qu'à ouvrir ses poignets... Cela était stupide de sa part, il se faisait mal tout seul, il ferait un beau phénomène de foire tient ! Sa stupidité et sa candeur étaient tellement pathétiques que cela le rendait amusant ! Elle s'approcha de lui telle une prédatrice avec un sourire provocateur sur le visage. La mangemort était à présent si près de sa victime qu'elle pouvait sentir le souffle sacadé de Sanders sur son visage. Il avait peur, elle en était certaine ! Elle se délectait des émotions qu'elle pouvait voir dans le regard du jeune homme. La peur, mais aussi la détermination. En un sens elle admira son courage après tout, pour être mangemort il en fallait. Alors s'il rejoignait les rangs du Seigneur des Ténèbres son courage lui servirait ! Elle lui caressa la joue, toujours en souriant.

"Mais vas-y" Dit-elle " Je t'en prie... crache moi dessus à présent je suis assez près pour que tu puisses m'atteindre en plein visage !"

C'était de la provocation pure et dure, Bellatrix ne s'était pas énervé au contraire, elle était restée calme et continuait à sourire car elle se fichait complétement de voir Sanders lui cracher dessus puisqu'elle allait détruire la moindre petite partie de dignité et d'amour propre qu'il lui restait ! Et il savait sûtrment que s'il le faisait, Bellatrix le lui ferait payer et oui elle comptait le lui faire payer. Ele n'tait pas du genre à se laisser marcher sur les pieds après tout elle était l'une des plus fidèles lieutenants du Seigneur des Ténèbres !
Enfin, elle ne perdit pas trop son temps à attendre qu'il se décide, après tout elle n'avait pas toute la journée, il lui fallait remplir deux ou trois papiers concernant la gestion de la prison. Enfin de toutes façons elle avait bien le droit de s'acccorder un petit moment de plaisir non ? Après tout personne n'allait lui faire le reproche au risque de terminer sa vie dans d'atrôces souffrance. Elle déchira le haut de la tenue de prisonnier de Sanders dévoilant ainsi son torse. Il pensait sûrement pouvoir faire disparaître les trâces de cette torture après tout les ongles repoussaient ! Mais malheureusement pour lui, Bellatrix aimait laisser une signature sur le corps de ses victimes histoire qu'ils n'oublient jamais. C'était une sorte de torture psychologique car elle faisait se rappeler aux personnes qu'elle torturait le traumatisme de leur rencontre !

Elle sortit un poignard de sa robe, elle portait toujours une arme sur elle en dehors de sa baguette magique, après tout on était jamais trop prudent. Cela lui permettait de déjouer les tentatives d'assassinats provoquées contre sa personne. La mangemort était toujours prudente, toujours ! Ce poignard était l'un de ses préférés, en argent et extrêmement tranchant , il ne l'avait jamais déçu. Ces armes lui servaient bien sûr pour se défendre mais églament, comme elle allait le démontrer, lors des tortures. Le doloris c'était bien amusant mais cela devenait lassant à force... le sortilège était à utiliser lorsqu'on avait rien d'autre sous la main et là ce n'était pas lecas, elle pouvait avoir tout les objets qu'elle exigeait ! Mais pour l'instant elle allait commencer doucement avec ce qu'elle avait sur elle. Bella regarda à nouveau Sanders dans les yeux, le poignard dans une main, l'autre main posée sur la poitrine du jeune homme.

"Tu pensais que j'allais te laisser t'en sortir sans aucun souvenir de moi pas vrai ? Les blessures guerissent, pas toutes... les plus profondes laissent des cicatrices !"

Et Bellatrix enfonça la pointe du poignard dans le torse de Sanders, pas assez profondément pour le tuer, non ce n'était pas son intention, elle, ce qu'elle voulait c'était qu'il garde une cicatrice significative de leur petite séance. Alors elle se mit à tracer, sur la peau de sa victime, un serpent, un cobra. Le sang coulait le long de sa poitrine et sur les mains de Bellatrix mais cela ne la dérangea pas, après tout il était de sang pur et donc propre. Elle mettait sa chair à vif, lentement... le faisant languir de douleur... elle le regardait l'air amusé. Bellatrix savait qu'il souffrait et encore elle n'en était qu'à l'echauffement, bientôt ses sulbalternes allaient arriver avec le matériel adéquat ! Mais avant, elle voulait qu'il se souvienne à jamais de ce qu'il avait et allait subir ici dans cette cellule, comme le numéro tatoué sur le cou de Bella lui faisait rappeler ses années d'incarcération ! Elle voulait qu'il souffre comme elle avait souffert, qu'il sente, qu'il sache que la vie ne tenait qu'à un fil qu'au fond il n'était rien de plus qu'un corps qui finirait comme tout les autres, mort ! Cela ne dura pas plus de cinq minutes. Le dessin s'étendait sur seulement 5 centimètres mais c'était suffisant pour qu'il garde à vie une cicatrice. Le sang avait coulé et quelques gouttes étaient tombées sur la pierre froide de la cellule. Bella essuya ses main maculées sur le visage de Sanders, histoire qu'il goûte à son propre sang. Qu'il comprenne que ce gachis était de sa faute, s'il n'avait pas résister, Bella n'aurait pas eut besoin de faire couler du sang pur sur le sol, mais hélas il ne lui avait pas laissé le choix. De nouveau, la mangemort croisa son regard.

"Tu me déçois Sanders" Soupira t-elle la mine boudeuse, telle une enfant. " Tu es un méchant garçon" Puis elle reprit plus sérieusement"Comprendras-tu un jour qu'il serait plus simple et plus facile pour toi de nous rejoindre ?"

Elle retira ses mains du visage du jeune homme et lui lança un regard faussement désolé. En réalité elle se fichait complétement de la décision du jeune homme. Elle voulait seulement lui soustraire des informations et lui faire payer son insolence ! Bien elle n'avait plus qu'à attendre le matériel et la vraie torture commencerait !
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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Dim 25 Nov - 23:18



« La prison, cette fleur noire de la société civilisée. »

Je ne saurais dire ce qui me fait le plus souffrir en ce moment. Était-ce la douleur elle même que Bellatrix m'inflige pour son plus grand bonheur ? Étaient-ce ses pathétiques tentatives de me faire sortir de mes gonds, la provocation essentielle qui piquait mon orgueil ? Ou était-ce ce sentiment d'incertitude qui m'était bien propre, mêlé à la douleur et l'horreur des sentiments et sensations éprouvés par les êtres me côtoyant pour leur malheur, autant geôliers que prisonniers ? La mangemorte me faisait peur, c'était bien vrai et il était bien inutile de le lui cacher. Mais que savait-elle de cette peur que je ressentais pour elle ? Rien du tout ! Cette ignorance était de mon côté. Je me savais assez stupide pour résister jusqu'au bout. Je ne craignais pas qu'elle puisse me faire changer d'avis, j'avais peur de la souffrance, tout simplement. J'avais peur, mais je la surmonterais. J'étais courageux, et parfois téméraire. Cela me servait autant que cela me desservait. Et il n'y a pas de courage sans peur, ou alors on appelle cela folie, purement et simplement. Je frémissais certes sur ce que Bellatrix pourrait m'infliger, mais je n'avais de crainte sur ma détermination en ce qui la concernait. Mon père avait essayé par la violence de me faire changer et il avait lamentablement échouer alors que je n'étais qu'un gosse encore pourtant malléable et totalement naïf et innocent, à croire que le sang qui coulait dans nos veines n'était pas le même. Mais mon frère pourrait réussir et c'est bien cela qui me faisait trembler plus que tout. Il avait peut être besoin de Bellatrix pour abaisser mes barrières, mais il y parviendrait peut être tout seul. Il est sans doute le seul. Je ne m'avancerais pas sur le Seigneur des Ténèbres, qui, avec mon frère fait sans doute partie des seules personnes capables de me briser.

En regardant Bellatrix et son regard froid, l'image de Rose s'insinua doucement en moi. Mon amour, t'ont-ils regardé comme cela alors que tu agonisais à leur pied sous leur rire ? Ont-ils eut ne serait-ce qu'un geste de pitié envers toi ? Je savais pertinemment que non. Bellatrix n'était pas de ceux qui avait assassiné ma femme et notre enfant qu'elle portait encore en son sein mais elle aurait bien pu en être. Ils l'avaient tué, tout simplement. Sur ordre d'Antonin ou pas, cela n'avait pas d'importance, ils avaient sans doute été ravis de le faire. Après tout, c'était une née moldue qui portait l'engeance d'un sang pur et cela ne pouvait se faire. On m'avait puni pour l'avoir aimé. Alors Bellatrix pouvait bien parler, mais comment pourrais-je coopérer avec ceux qui ont fait cela ? Elle n'avait pas la réponse à cette question et j'en étais certain. Peut être mon frère saurait. Il trouvait toujours réponse à tout en ce qui me concernait. Ce fut à son tour de rire à gorge déployée et je ne pus qu'observer sa folie. Je sentais qu'elle me trouvait méprisable et sans aucun doute bien pathétique. Qu'elle rigole, cela n'avait aucune importance. Soudain elle réduisit l'écart qui nous séparait. Elle était assez prêt pour qu'il ne fut pas impossible que j'entende son coeur battre si le mien ne faisait pas un tel vacarme. Sa main caressa à nouveau ma joue avec cette espère de douceur malsaine. J'aurais pu m'y laisser prendre. Après tout Bellatrix ressemblait un peu à Antonin. En cela elle avait tout de même un pouvoir sur moi et je pourrais chercher à avoir quelque reconnaissance. Ma faiblesse... Un frisson me parcouru. Je détestais le contact de nos corps.

"Mais vas-y. Je t'en prie... crache moi dessus à présent je suis assez près pour que tu puisses m'atteindre en plein visage !"

Je n'eu qu'un bien maigre sourire pour réponse. Elle le savait pertinemment que je ne le ferais pas. Elle le savait. Je n'irais pas jusqu'à perdre le peu de dignité qu'Azkaban ne m'avait pris pour un geste aussi dégradant. Peut être cela semblait surprenant, mais nous avions eu la même éducation et tout dedans n'était pas à jeter. Je connaissais la même grandeur et le même respect qu'elle, je ne faisais que l'appliquer différemment. En la détaillant, j'y retrouvais tout ce qu'Antonin pouvait aimer : pureté, grandeur, noblesse, richesse, puissance... Moi je n'y voyais seulement pas la même chose. Elle était suffisante, hautaine, cruelle et folle. Bellatrix ne me laissa pas le temps de me raviser, de changer d'avis et soudainement elle saisit mon haut. Avec force et violence elle déchira la tenue sale et troué de prisonnier qui était la mienne, dénudant totalement mon torse. Ainsi offert, je frissonnais. Intérieurement, et avec beaucoup d'ironie, je pensais qu'il était impossible qu'on me la remplace une fois ce petit intermède terminé. J'étais donc condamner à rester avec cette tenue déchirée et bientôt humide de mon sang comme son regard le promettait si ardemment. Elle sortis un poignard à la lame étincelante de sa robe de sorcière. Je ne frémis même pas. Pas cette fois. Il paraissait aussi affûté qu'un poignard devait l'être. Le regard amoureux que la sorcière avait pour cette arme me mis considérablement mal à l'aise. Mon esprit cherchait à savoir ce qu'elle allait en faire et l'imagination s'affolait. Il n'est jamais bon pour un prisonnier de se demander ce qu'on va lui faire. Cela le rend limite fou. Je me forçais à me raisonner et essayais d'oublier ce qu'il était possible qu'elle fasse. Malheureusement, la voir avec cette lame dans la main ne me permettait pas un tel loisir. La voix de Bellatrix résonna dans la pièce :

"Tu pensais que j'allais te laisser t'en sortir sans aucun souvenir de moi pas vrai ? Les blessures ne guérissent, pas toutes... les plus profondes laissent des cicatrices !"

Je souris, provocateur et insolent. Je répliquais avec toute l'ironie cinglante dont j'étais capable :

" Je n'osais même pas en rêver. Une marque de la grande Bellatrix Lestrange sur moi, pauvre traître !"

Sa main se posa sur mon torse nu et le couteau s'y planta, peu profondément, loin du coeur. La signification de cela était évidente : marquer, faire souffrir, sans tuer. Je gémis à peine quand la lame attaqua ma peau. Je m'ordonnais mentalement de respirer profondément et de détendre le moindre de mes muscles pour ne pas accentuer la douleur qui était déjà assez grande, mais encore supportable. Le sang coulait et cela me fit tout drôle. En tant que médicomage je n'avais pas peur du sang, mais quand cela s'applique à soit, c'est différent. Bellatrix dessina à l'aide de geste précis et précautionneux, avec lenteur, un serpent. Mon regard borné était fixé sur ses gestes et je me répétais inlassablement que cela finirait. Elle s'appliquait et doucement le reptile naissait sur ma peau, sous les traits du couteau, utilisant ma chair pour support et mon sang pour encre. La rage me prit. Elle ne faisait pas que me marquer pour que jamais je n'oublie ce qu'il s'est passé ici, non, elle me mettait sa marque. La sienne. Sur moi. Je n'étais ainsi plus qu'un simple objet, une possession. Il me semblait qu'une part de moi lui appartenait maintenant à lui, le Seigneur des Ténèbres. Antonin aurait dit que j'étais à lui de toutes façons, mais maintenant la mangemorte venait de brusquer, d'officialisé la chose. Et je haïssait ce qu'elle faisait. Elle maniait son couteau aussi précisément qu'un scalpel aussi j'aurais pu apprécier le dessin magnifique si il n'avait pas une telle symbolique. Bellatrix essuya ses mains tâchées de mon sang sur mon visage et aussitôt l'odeur de sang envahit mes narines. Une goutte tomba dans ma bouche et s'écrasa sur ma langue. Le goût amer et l'odeur me donnèrent la nausée.

"Tu me déçois Sanders. Tu es un méchant garçon. Comprendras-tu un jour qu'il serait plus simple et plus facile pour toi de nous rejoindre ?"

Je détournais le regard, détournais la tête. On aurait dit les reproches d'un parent pour son enfant et ils me rappelaient ceux que mon père pouvait avoir quand il n'était pas trop en colère. Je comprenais cependant parfaitement qu'il serait effectivement plus simple de les rejoindre. J'y serais accueilli à bras ouverts il n'y avait aucun doute, un sang comme le mien, une famille comme la mienne, une magie intéressante et un don étonnant... Je ferais un bon mangemort sur le papier. Il me manque seulement l'arrogance et l'ambition de la domination. Je ne suis pas quelqu'un qui aime se sentir supérieur. Je bougeais très légèrement, et ma peau s'étira, provoquant un flux plus important de sang sur mon torse, me faisant grimacer.

" Est-ce réellement moi ? Je me suis toujours demandé si c'était la faute de mon père ou la mienne. M'a-t-il si mal éduqué ? Alors pourquoi Antonin est-il si parfait alors ? Mon père n'a pas su faire de même avec moi..."

J'eu un petit sourire navré. Et je l'étais réellement. Cela devait se voir d'ailleurs. C'était un des regrets que j'avais car au final tout aurait été beaucoup plus facile pour moi. Ma famille m'aurait aimé, j'aurais été accepté , respecté. Cela a plus d'importance à mes yeux que je veux bien me l'avouer. Pourquoi ? J'ai toujours cherché la reconnaissance, c'est ma faiblesse. Je secouais la tête en soupirant. Ce qui était fait était fait, et même si parfois il m'arrivait de penser que j'aurais préféré que ce ne soit pas ainsi, je refusais d'y revenir. Je regardais Bellatrix droit dans les yeux à présent. Elle était plutôt prêt de moi, assez en tout cas pour ce que je voulais faire. Lui cracher dessus ? J'avais déjà renoncé à cette idée. Je pris tout l'élan que je pu étant donné que j'étais toujours attaché et qu'un mur se tenait derrière moi. Je m'élançais d'un coup et frappait violemment avec ma tête la sienne. Sous le choc elle recula. Je grimaçais légèrement, mais elle avait dû avoir bien plus mal que moi.

" Oh, pardon si je t'ais fait mal."

Ironie quand tu nous tiens. Elle ne me briserait pas en une seule séance. Elle pourrait y passer longtemps, mon corps s'affaiblirait et alors elle devrait me laisser tranquille pour que je me remette avant qu'elle puisse de nouveau malmener mon corps et mon esprit. Si elle n'en tient pas compte je risquerais de mourir et alors Antonin serait furieux. Il n'y a qu'une chose qui compte autant pour lui que Bellatrix si ce n'est peut être plus (bien que je me surestime peut être) et c'est bien moi son petit frère. Je regardais à nouveau le serpent ensanglanté sur mon torse. Il existait des potions et sortilèges pour enlever les cicatrices mais il fallait souvent les appliquer immédiatement. Elle ne ferait pas cela évidement. Certaines potions, onguents, pourraient peut être les réduire à d'infime traces même des mois après mais elle le savait autant que moi, je ne nierais pas ce qu'il s'est passé, je n'effacerais rien... Je porterais toute ma vie sa marque et le symbole de Lord Voldemort.
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Bellatrix Lestrange
Enfin un homme qui a su redresser le pays !


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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Dim 2 Déc - 19:06

Bellatrix Lestrange était connue pour son impatience ! Lorsqu'on la faisait attendre, on provoquait sa colère et lorsqu'on provoquait sa colère, on en payait le prix ! Sa réputation la précedait ! Néanmoins, s'il y avait bien une chose pour laquelle la mangemort était d'une patience imperturbable c'était la torture. Jamais elle ne se lassait d'une torture qui s'éternisait, au contraire, plus la séance durait plus Bella se sentait au paroxysme de la jouissance intellectuelle et sadique. En effet, une longue séance mettait son imagination à rude épreuve et cela était bon de montrer à ses victimes qu'elle n'était jamais à cours d'idée, de leur montrer qu'il était impossible de la coincer là dessus ! Cela la faisait jubiler lorsqu'elle voyait les lueurs d'espoir s'éteindre petit à petit dans les yeux de ses ennemis. Tout ceux qui avaient survécus à une rencontre avec la célèbre mangemort savaient qu'elle n'était pas clémente et ne faisait jamais preuve de pitié ou de quoi que ce soit de ce genre ! Non, selon Bellatrix, la pitié était inutile surtout si l'on voulait faire du mal à quelqu'un ! La pitié conduisait aux remords et aux regrets... et ce stade là devenait le point de non retour ! Lorsqu'on éprouvait des regrets c'était terminé, il ne restait plus qu'à se donner la mort ! Il ne valait même plus la peine de continuer à vivre puisqu'on était rongé par un sentiment de culpabilité... et cela ne devait pas exister. Un mangemort se devait d'être froid et cruel, sinon il était certain pour lui qu'il finirait par se suicider, si le maître ne l'éxécutait pas avant bien sûr.
C'était Voldemort qui avait enseigné cela à Bella lorsqu'elle était plus jeune, c'était de cette manière qu'elle avait appris à être ce qu'elle était à présent : Une mangemort parfaite ! Voldemort ne lui avait pas enseignée que la magie noire. Il avait aussi pervertie son âme. De cela elle en était pleinement consciente. Son âme était corrompue, sali. Peut-être d'ailleurs qu'elle n'avait plus d'âme ! A présent et ce depuis qu'elle l'avait rencontré, elle appartenait au Seigneur des Ténèbres... tout son être même ! Elle s'était laissé faire consciemment... et elle n'avait jamais eu de regrets ! Alors si Sanders espérait qu'elle finisse par avoir pitié de lui, il se trompait sur toute la ligne ! Bellatrix avait appris à être cet être dépourvu d'âme, qu'elle était à présent. Que restait-il d'elle ? Son corps et son coeur froid ? Peu lui importait ! Elle était vivante et aimait sa vie telle qu'elle était !

Bella savait quelles rumeurs couraient à son propos. On avait peur, peur de ses réactions partout où elle allait. Seuls les autres mangemorts n'étaient pas effrayés. Etrangement, même si elle aimait inspirer la crainte, cela l'agaçait parfois. Elle trouvait plus amusant qu'on lui résiste et qu'on la défie... oui, la mangemort aimait les défis ! Ou plutôt, elle adorait cela, et n'en avait pas peur. Si Sanders savait ce détail, peut-être se rendrait-il compte que la provoquer ne servirait à rien ! Bien sûr, il y avait de nombreuses provocations qu'elle ne pouvait supporter, son caractère susceptible prenant souvent le dessus. Mais elle aimait laisser la colère l'envahir cela l'apaisait... enfin après coup bien entendu, sinon il s'agirait d'une situation un peu paradoxale ! La torture l'apaisait également. Car elle aimait cela, elle aimait voir ses victimes hurler de douleur, se tordre de douleur... c'était apaisant telle une symphonie... ou plutôt un requiem, avec beaucoup moins de notes. C'était artistique ! Mais cela peu de gens le comprenait ! Non, ils la prenaient pour folle, n'importe quoi. Les fous étaient ceux qui n'avaient aucune conscience du monde extérieur. Ce n'était pas son cas. Non, son problème n'était pas la folie mais la haine qui consumait son âme et son coeur, c'était pour cela qu'elle pratiquait des tortures sans remords et culpabilité. Elle haïssait suffisamment Sanders pour le torturer jusqu'à la mort. Enfin elle ne pouvait pas non plus se le permettre car Antonin allait lui en vouloir si elle tuait son frère... et puis le but de la manoeuvre n'était pas de le tuer mais de lui faire révéler les plus sombres secrets de leurs ennemis et de le ralier à la cause du Seigneur des Ténèbres. Quel dommage, lorsqu'elle voyait son air insolent, Bellatrix avait une forte envie de le faire taire pour toujours, lui et sa stupide insolence. Ce n'était pas de la témérité mais du suicide !

Mais ce garçon avait cependant perdu son identité. A présent, il appartenait à Bellatrix, elle lui avait posé sa marque, histoire qu'il n'oublie jamais ce qu'elle lui avait fait subir, qu'il ne l'oublie jamais, elle... Bellatrix Lestrange ! Un tatouage pouvait toujours se faire enlever, pas une cicatrice. Sanders Dolohov ne pourrait plus jamais se regarder dans un miroir sans penser à elle et à sa torture... à jamais il se souviendrait de la douleur qu'il avait, ou bien qu'il allait éprouver ! Une sorte de cadeau malsain que Bella lui faisait. Et encore il pouvait s'estimer heureux, elle ne lui avait encore rien fait de trop douloureux... cela ne saurait tarder. Le matériel allait bientôt faire son arrivée et cette fois, le jeune homme allait avoir besoin de tout le courage qu'il avait en lui... courage qu'elle allait matter bien entendu ! Elle allait le détruire petit à petit, jusqu'à ce qu'il change d'avis... Oh il allait finir par le faire de toutes façons ! Il n'était pas assez fou pour se laisser mourir ! De toutes façons s'il était à bout, Bella le laisserait quelques jours puis reviendrait lorsqu'il serait rétablis et ce jusqu'à ce qu'il craque ! Cela pouvait durer une éternité... elle n'était pas pressée de toutes façons et lui non plus. Qu'est ce qu'il devait s'ennuyer sans elle ! Cette pensée la fit rire intérieurement... Sanders devait la maudire d'être venue interrompre sa solitude si paisible. A présent il ne serait plus seul... et il ne trouverait plus la paix tant qu'elle n'aurait pas obtenu ce qu'elle voulait ! C'était frustrant, pour lui et complétement jubilatoire, pour elle. La mangemort pouvait faire de lui ce qu'elle voulait et il ne pouvait rien faire pour l'en empêcher !
Le jeune homme bougea légerement cela le fit saigner un peu plus... s'il continuait ainsi, il allait se vider de son sang tout seul ! C'était stupide de sa part ! Mais elle ne fit rien après tout s'il faisait le travail à sa place. Il grimaça avant de parler.

" Est-ce réellement moi ? Je me suis toujours demandé si c'était la faute de mon père ou la mienne. M'a-t-il si mal éduqué ? Alors pourquoi Antonin est-il si parfait alors ? Mon père n'a pas su faire de même avec moi..."

Etait-ce des regrets ? Des confessions ? Déjà ? Bellatrix ne pensait pas avoir réussi aussi facilement... et pourtant il semblait être en train de changer d'avis. Mince elle aurait aimé lui montrer de quoi elle était véritablement capable en torture ! Enfin elle n'allait pas se plaindre après tout cela prouvait encore une fois qu'elle était une professionelle en la matière ! Toutefois ce n'était pas encore terminé, elle devait encore attendre et voir s'il avouait et s'il se rangeait de leur côté... car à ce stade rien n'était encore sûr. Pour l'instant dans les étapes de la torture, Bella avait réussi à le faire douter ! C'était déjà bon signe. Elle savait toujours comment s'y prendre, oui elle était l'experte dans le domaine... car elle même avait subi des tortures. Lorsqu'elle avait été à Askaban elle même avant son procès ! Les Aurors n'étaient pas tendres... non ! Elle n'osait plus imaginer ce qu'ils lui avaient fait. Défenseurs du bien... quelle plaisanterie ! Machinalement elle toucha son tatouage dans le cou... Personne ne devait savoir ce qu'il s'était passé à l'époque, seul Rodolphus avait été au courant... il avait été là pour la soutenir ! Mais elle n'était pas faible elle s'en était remis et à présent elle était plus forte que jamais ! Plus forte que Sanders en tout cas, il était en bien mauvaise posture et à part se plaindre comme il venait de le faire il ne pouvait pas faire grand chose. Du moins c'est ce qu'elle croyait...
Sans qu'elle puisse faire un seul mouvement et qu'elle puisse anticipé, il la frappa de sa tête. Sous le choc de l'impact, la mangemort recula de quelques pas ! Le coup avait refermé ses machoires sur sa langue, heureusement pour elle cela ne la sectionna pas, en revanche, elle sentit le goût du sang dans la bouche. Elle cracha au sol, tentant de reprendre ses esprits...

" Oh, pardon si je t'ais fait mal."

Cette fois ce fut trop, il avait osé ! Osé la frapper ! Et en plus de ça il utilisait le sarcasme... il méritait plus que la mort. Bellatrix perdit son sang froid, le calme qu'elle avait réussit à concerver jusque là laissa place à la colère et la fureur ! Ce ne fut pas une Giffle que Sanders reçut en plein visage mais un coup de poing ! Aussi fort que sa haine le lui permettait. Bella entendit un craquement, signifiant qu'elle lui avait sûrement cassé le nez ! Tant mieux.... elle voulait qu'il ait mal, le détruire, l'écraser, le tuer même ! Son regard s'était voilé d'une folie meurtrière, cette même folie meurtrière qui prenait possession de son corps lorsqu'elle se battait ! Elle allait lui sauter à la gorge, l'étrangler. Sentir son cou entre ses doigts... le serrer et elle l'aurait fait, si on avait pas frapper à la porte de la cellule... ce fut comme un réveil brutal, Bellatrix ferma les yeux, reprit son souffle, ce n'était vraiment pas le moment de perdre son calme, cela serait donner satisfaction au jeune homme, elle avait d'autres moyens plus subtiles pour lui faire regretter son geste. La mangemort lança à sa victime un regard noir.

" Tu ne mérites même pas que je te touche ! Tu devrais t'estimer heureux de ne récolter qu'un simple coup de poing ! Je n'ai pas l'habitude d'être indulgente !"


Enfin, il allait tout de même le payer ! Il allait savoir ce qu'il en coutait ! Son affront ne resterait pas impunie... Bella allait le faire souffrir oui...il allait regretter son geste ! Une fois son calme revenu, elle intima donc à la personne d'entrer. Il s'agissait d'un de ses employé, il apportait le plat de résistance... enfin en loccurence un chariot rempli d'objets de toutes sortes... un marteau, des scalpels, une scie, des clous, un chalumeau, des seringues... des potions à l'air suspect... Une vrai malette à outils ! Bellatrix eut un sourire mauvais tandis que son sulbalterne sortait sans mot dire ! Enfin, il était temps de passer aux choses sérieuses ! Elle s'approcha du chariot et observa le marteau, le prenant dans ses mains, le touchant, s'impregnant de sa texture... il était incroyable de voir le nombres de choses que l'on pouvait faire avec ce genre d'objet. Bella les connaissait tous, pour les avoir tous expérimentés sur des prisonniers ou des ennemis. Certains de ces accessoires étaient moldus, d'autres, sorciers... mais ils étaient tous efficaces ! Aussi efficace qu'un doloris, voir même plus... un doloris c'était toujours la même chose, la victime s'attendait à la même douleur ! Ces objets là au moins permettait une diversification de moyens de tortures et donc, également, de douleur. Le marteau était idéal pour casser une jambe, une main ou des doigts... mais c'était trop brutal ! Bellatrix aimait ce qui était plus subtil, plus surprenant et surtout plus amusant ! Casser les os d'une victime, pfff c'était digne de l'amateurisme ! Elle reposa donc le marteau pour s'interesser à l'objet posé juste à côté. Un chalumeau. Une brûlure bien dosée pouvait être extrêmement douloureuse, à la limite du supportable sans pour autant être mortel, c'était l'avantage d'avoir un chalumau à portée de main ! La mangemort se tourna donc vers Sanders une lueur folle et sadique dans le regard.

"Tu vois Sanders..." Fit-elle en S'approchant "Je ne te comprends pas, résister ne t'apportera que douleur et tristesse. Ton frère sera tellement déçu d'apprendre que tu refuses de l'écouter ! Enfin je te laisse une dernière chance... et ceci pour te convaincre"

Elle agita le chalumeau devant les yeux du jeune homme. Bien il était temps de commencer, de passer aux choses sérieuses ! Ce que Sanders avait vécu jusque là, n'était rien comparé à ce qui allait suivre ! Il n'avait jamais senti l'odeur de chair brûlée hein ? Ou tout du moins l'odeur de SA chair brûlée ! Et bien il allait en faire l'expérience. Bellatrix le saisait par la gorge sans pour autant l'étrangler, afin qu'il puisse voir dans son regard, qu'il puisse avoir peur, être terrifié, qu'il comprenne qu'elle ne plaisantait pas, qu'elle était capable du pire ! Puis doucement, elle avança la flamme vers la poitrine du traitre, juste là où elle venait de le marquer. Il lui fallait brûler la plaie du jeune homme, ce serait ainsi plus douloureux et plus... amusant, enfin amusant pour la mangemort. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas utilisé le feu comme moyen de torture. Cela faisait du bien de renouveller l'expérience !

"J'espère pour toi qu'une fois cela terminé, tu seras bien plus coopératif mon cher !"

Oh elle ne comptait pas juste le menacer, si c'était ce qu'il imaginait. Elle comptait le torturer et ensuite le faire parler... comment disait-on déjà... "Frapper d'abbord et poser les questions ensuite ?" C'était exactement cela ! Incendier sa chair, le laisser agonise... il serait ainsi plus disposer à répondre aux questions et à se ralier à eux ensuite ! Cela la fit rire, un petit rire sans joie, à peine audible, s'il n'était pas monté dans les aigus il aurait été impercevable ! Et elle colla la flamme sur le torse de Sanders ! L'odeur de chair humaine brûlée se fit tout de suite sentir, le chalumeau avait cet avantage de brûler sans enflammer... cela permettait d'éviter les incidents regrettable ! Bellatrix posa violemment ses lèvres sur la bouche du jeune homme, pour étouffer son hurlement, non, pas pour l'étouffer... pour le sentir, le sentir vibrer dans sa gorge, sentir toute la détresse et la douleur de Sanders affluer en elle ! C'était malsain... mais c'était tellement bon !


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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Dim 2 Déc - 22:09



« La prison, cette fleur noire de la société civilisée. »

Je me suis toujours demandé pourquoi un serpent comme symbole pour Lord Voldemort. Il faut dire que la première réponse, la plus évidente, la plus simple, est une des meilleurs : c'est le symbole de son ancêtre, le grand Salazar Serpentard lui même, croyant dur comme fer à la supériorité des sangs pur. Lord Voldemort ne prend ainsi que ce qui lui appartient de par son droit du sang. Mais le serpent est aussi synonyme de puissance et de pouvoir : grâce à sa seule morsure, il peut tuer. Cela complaît Voldemort dans son idéal de grandeur. De plus, il est souvent représenté dans les textes anciens comme défiant les dieux eux mêmes, et ayant le rôle de gardien et d'initiateur. Voldemort serait ainsi un être supérieur, qui garde la vérité, qui initie le monde. Il est également fourchelangue, ce qui explique son affection pour ce reptile. Mais la symbolique du serpent qui me fait le plus pensé à lui est celle de l'ouroboros, le serpent qui se mort la queue. Celui ci représente le cycle éternel de la nature, soit l'infini, bannissant la mort. Il est le début et la fin de toutes choses, décidant à son bon vouloir du monde qu'il entoure. Il est tout. Voilà de quoi alimenter le narcissisme aigu du seigneur des ténèbres. Il l'arbore avec fierté mais pour moi je préfère penser que c'est un des serpents d'Hermès que l'on peut voir sur le caducé, symbole de la médecine, de la guérison. Voldemort tache, avilie le serpent. Il en fait un signe d'horreur et de domination, une marque de son pouvoir, marque qui maintenant orne ma poitrine.

La mangemorte cracha sur le sol après le violent coup de tête et je vis avec plaisir qu'à sa salive se mêlait un peu de sang. Je n'eu pas le temps de sourire bien longtemps, sa réponse fut immédiate. Elle me décocha un coup de point violent dans la figure. Il toucha le nez et la mâchoire supérieur. Ma lèvre saigna un petit peu mais je sentis surtout une fêlure, accompagnée d'un craquement sonore qui se répandit dans mon nez. La douleur fut immédiate et me fit monter les larmes aux yeux. Le sang me monta dans la gorge et se répandit dans ma bouche. Ce fut à moi de cracher mon sang sur le sol de pierre froide. Mon nez me faisait atrocement souffrir et je sentais le sang y battre fortement, par vague douloureuse. Ma respiration redevint rapidement chaotique et je m'acharnais à la réguler quand je surpris le regard de Bellatrix. Meurtrier. Il semblait qu'elle ait perdu toute raison. Je serrais les dents en la voyant s'approcher, j'avais la sale impression qu'elle n'avait plus qu'une envie : me mettre six pieds sous terre. Or ça ne me plaisait pas du tout. Je ne me sentais tout de même pas l'idéal d'un martyr. Jusque là le jeu semblait fort déplaisant, mais il n'avait jamais été question de mourir. Un simple "toc toc" à la porte de la cellule et un visage derrière le petit grillage me sauva de sa folie. Elle me regarda avec dégoût et me dit :

" Tu ne mérites même pas que je te touche ! Tu devrais t'estimer heureux de ne récolter qu'un simple coup de poing ! Je n'ai pas l'habitude d'être indulgente !"

Je ne pris même pas le luxe de soupirer. La mort ne m'effraie pas dans le sens où j'ai peur de ce qu'il va se passer. J'ai plutôt peur pour ceux que je vais abandonner. Elle fit entrer le sbire qui attendait sagement comme un toutou bien dressé derrière la porte et ce qu'il fit entrer avec lui me glaça d'effroi. La vue de tous ces instruments me donna la nausée, mais paradoxalement également du courage. Je sentis ma résolution se durcir et se muer en une détermination farouche. Le dernier sursaut de vie d'un condamner à mort. On ne se sent jamais plus vivant qu'avant de perdre la vie. De même je ne me suis jamais senti aussi borné, prêt à tout, aussi rebelle et vengeur, aussi stupide et inconscient. Mais il fallait avouer que l'apparence des divers objets ornant le chariot n'avait rien d'avenant. Ils semblaient luire dangereusement d'une aura effrayante. Le larbin parti aussi vite qu'il était venu, me laissant seul avec Bellatrix et sa folie. Je ne réussis pas à réprimer un frisson d'horreur. Il fallait dire que ce n'était pas du tout réjouissant. La sorcière s'approcha de divers instruments aussi horribles les uns que les autres, semblant les caresser du regard. Elle s'arrêta sur le marteau, puis s'empara du chalumeau. Je frémis. Elle se tourna vers moi et je détestai immédiatement la lueur malsaine qui empli son regard fou.

-"Tu vois Sanders... Je ne te comprends pas, résister ne t'apportera que douleur et tristesse. Ton frère sera tellement déçu d'apprendre que tu refuses de l'écouter ! Enfin je te laisse une dernière chance... et ceci pour te convaincre.
- Et toi t'es tu laissée faire par les aurors quand tu étais à Azkaban ? Les as-tu écouté ?"

J'avais craché cela avec hargne. Je savais pertinemment que le monde n'était ni tout blanc, ni tout noir mais bien une foutue masse de gris. Ainsi les aurors n'étaient pas non plus des anges pour la plupart. Ils ne parvenaient sans doute pas à oublier la rancoeur, ils voulaient faire justice eux même. Mais abus de justice n'est qu'injustice. Alors les a-t-elle écouté ? Leur a-t-elle avoué les secrets de Voldemort, leur a-t-elle lâché les noms de ses anciens camarades ? Non elle ne l'a pas fait et pourtant je suis sûr que ce qu'il lui ont fait subir n'avait rien d'une promenade au clair de lune. Ils ont sans doute meurtris son corps, l'ont souillé. Ils l'ont peut être même abusée qu'en sais-je ? Mais elle n'a pas abandonné. Je n'aurais peut être pas sa force, mais elle n'aura pas leur pitié. Car s'il est quelque chose dont je suis certain, c'est que peut être ils en avaient peu, mais elle n'en a pas du tout, elle. La flamme s'alluma devant mes yeux et une peur immense me pris. Je paniquai immédiatement. Une sueur malsaine se mis à coller mon sale uniforme à mon dos et mon souffle se raccourcis, se précipita. Le feu s'approcha de mon corps, beaucoup trop prêt et je sentais sa chaleur, invasive et frémissante. Je compris immédiatement qu'elle allait brûler la chair à vif, la faire cicatrisé immédiatement, de la pire manière qui soit.

-"J'espère pour toi qu'une fois cela terminé, tu seras bien plus coopératif mon cher !"

Je déglutis et ma peur atteignit son paroxisme. J'avais envie de hurler, de me débattre, mais j'étais clouer au mur. Ma gorge était sèche mais je parvins tout de même a murmurer, bien qu'une partie de moi sache cela complètement inutile et vain :

-" Ne fais pas ça ! Arrête ! Arrête ! AAAAAAAAAAaaah !"

C'est un cris désarticulé, inhumain, qui sortis de ma bouche quand la flamme toucha la peau, la consuma. L'odeur qui en résulta était écoeurante et me fit tourner la tête. J'avais les yeux fermés, la bouche grande ouverte par laquelle s'échappait ma souffrance. Et le cris continua jusqu'à ce que la bouche de Bellatrix s'écrasa sur la mienne, embrassant violemment mes lèvres, récupérant mon souffle meurtris. La brûlure était atroce. Je n'arrivais plus à respirer, ses lèvres sur les miennes et quand ce fut fini, elle me laissa. Je suffoquais, essayais à grand peine d'avaler de l'air, crachais mes poumons, toussais. L'air sifflant peinait à rentrer. J'entendais encore le frémissement de la peau qui grésillait et qui, associé à son odeur me provoqua une convulsion. Je me retins à grand peine de vomir. Quelques secondes passèrent, me donnant le temps de me calmer un peu et je pu retrouver mes esprits. Je risquais un regard sur mon torse et vit la chair consumée crépiter, blanchie par la brûlure. Le serpent était maintenant imprimé, ineffaçable. J'eu un haut le coeur mais je détournais immédiatement le regard. Alors que je me tenais encore un peu, cette fois ci je me laissait totalement pendre à mes chaînes, la douleur ayant provoqué une immense fatigue. Ceci fait, la tension du fer sur mes poignets fut plus forte et meurtri encore plus la peau qui se déchira plus violemment, faisant couler le sang. Je relevais la tête sur Bellatrix. Ce baiser m'avait troubler autant que la douleur.

-" Je croyais que... que je ne méritais... même pas... que tu me touches. Tu... tu as apprécié ?"

Ironie. Qu'elle joue avec mon corps, qu'elle provoque le dégoût ! Pourquoi ce baiser ? Pourquoi ce geste absurde ? Ne me dîtes pas qu'elle a le béguin pour moi, je la répugne autant qu'une limace. La douleur que j'éprouvais l'a tant excité que cela ? J'avais envie de cracher sa salive qui s'était mêlée à la mienne, envie d'oublier la pression de ses lèvres sur les miennes qui restait comme une douleur étrange. Mais ce qui me perturbait le plus, c'était la douceur de sa peau contre la mienne, qui avait créé un contraste puissant et douloureux, accentuant la souffrance de la brûlure. Au fond ce n'était que ça : de la torture. Je me redressais quelque peu, arrêtant de pendre lamentablement sur mes chaînes, recouvrant un peu de dignité et de force. Je réussi à calmer un peu mon coeur, malgré mes nerfs affolés par la souffrance.

-" Je ne dirais rien. Joue autant qu'il te plaira Bellatrix, joue avec moi, je ne céderais pas."

Ce n'était pas une réelle permission et elle le savait autant que moi. De plus elle n'avait aucun besoin de demander quand il lui suffisait de prendre. Elle pourrait jouer autant qu'elle le voulait avec moi, renforcer ma haine pour elle, en faire naître une autre pour moi, je ne céderais pas. Je ne voulais pas. Une ambiance vraiment malsaine commençait à s'installer...


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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Ven 28 Déc - 13:21

Il parlait sans savoir ! Sans connaître sa vie à elle. Non elle ne s'était pas laissé faire lorsque les Aurors avaient torturé son âme et son coprs. Mais ce n'était pas comparable ! Il n'était pas comme elle et elle n'était pas comme lui ! Bella se savait bien supérieur à ce traitre, ce vil personnage ! Lui, il n'était rien. Il n'avait rien pour tenir face à tant d'horreurs ! Elle, elle avait eu son maître, la pensée de le revoir, l'avait aidé à survivre à ne pas se laisser corrompre ! Le Seigneur des Ténèbres était la seule raison pour laquelle elle était capable d'endurer les pires souffrances ! Et elle avait tenu, parce qu'elle n'était pas comme Sanders, non, la mangemort était plus puissante plus résistante. La force de sa fidélité n'avait pas d'égal, même chez l'ordre du Phoenix ! Aucun membre de l'Ordre n'aurait pu souffrir autant qu'elle sans craquer et cela le jeune homme n'avait pas l'air de le comprendre. Lord Voldemort lui apporterait plus d'espoir que ses stupides amis ! C'était pour cela que Bellatrix n'avait pas cédé, qu'elle ne céderait jamais ! Et que lui, aussi téméraire soit-il, finirait par craquer ! Car il n'était pas comme elle ! Comment avait-il pu avoir l'idée de se comparer à Bella, non ils n'étaient pas comparables. Etre placé sur un pied d'égalité avec ce genre de vermine la dégoûtait ! Elle lui était supérieur tant qu'il ne changeait pas de camps et encore jamais il ne réussirait à atteindre son niveau de perfection... ou tout du moins proche de la perfection. La perfection était réservée au maître et elle n'avait pas la prétention de se prétendre égale au Seigneur des Ténèbres. Personne ne pouvait être aussi parfait que lui ! C'était d'ailleurs ce qu'elle aimait chez. Oui et le jeune homme était loin de le rattraper, surtout s'il s'obstinait à résister comme il l'avait fait jusqu'à présent. Bella ne comprenait pas ses motivations, elle lui offrait un avenir en or et lui il refusait ! C'était de l'idiotie ou au pire de l'inconscience ! C'était comme cracher dans une supe servie dans une assiette en argent ! Non, décidément, elle ne comprenait pas. Mais, la mangemort savait qu'elle touchait au but, après tout il était comme tout les autres, sensible à la douleur et humain. Elle savait qu'elle allait gagner, elle gagnait toujours !

Sanders l'avait suppliée... il l'avait fait ! Un hurlement était sorti de sa gorge. Sans doute n'avait-il pas voulu le faire ? Après tout cela le blessait dans sa fierté. Mais c'était cela les joies de la torture... Bellatrix finissait toujours par obtenir ce qu'elle voulait, toujours. Même si cela devait prendre des mois, des années, des décénies ! Elle n'était pas pressée. Il l'avait suppliée d'arrêter, tel un chien quémandant qu'on l'achève ! Misérable et Pathétique ! Peut-être pensait-il inconsciemment qu'elle allait avoir pitié de lui ? Qu'elle allait l'écouter et arrêter le suplice ? Non, la mangemort avait appris à ne pas avoir pitié, jamais. Aucune pitié, aucune compassion ! Elle espérait qu'il regrettait son insolence, sa résistance idiote ! Car elle ne comptait en aucun cas le prendre en pitié ! Il ne le méritait pas, elle l'avait prévenu... il savait que tout cela allait se terminer ainsi, qu'il allait finir par la supplier et c'était ce qu'il s'était produit ! Le jeune homme avait laisser transparaître sa faiblesse ! De toutes façons c'était ce qu'il était, un être faible et misérable, et Bella n'avait aucune pitié pour les gens de son espèce ! C'était ce qu'on lui avait enseigné, c'était ce qu'elle avait appris à être. Une femme insensible et cruelle, du moins avec ses ennemis ! Il était trop tard pour la changer, son âme était perdue, corrompue, avait glissé lentement mais sûrement dans le pur néant des Ténèbres ! Elle n'était que cela : Ténèbres ! Et puis d'ailleurs pourquoi voudrait-on la changer ? Le Maître était plus que satisfait d'elle. Et pourquoi elle ne changeait-elle pas ? Personne n'aurait aimé devenir ce qu'elle était devenue... Mais elle, si. Elle aimait tout cela, tout ce qui l'entourait : la peur, la magie noire, le Seigneur des Ténèbres. Elle avait changé pour lui, sa vie était ce qu'elle était grâce à lui ! Bellatrix devait tout à Lord Voldemort ! Et c'était pour cela qu'elle avait tout fait pour devenir une mangemort parfaite ! Une des plus redoutées ! Celle qui n'avait peur de mourir de souffrir pour Lui ! Celle qui torturait, qui avait renoncé à son humanité pour le servir... Oui c'était pour cela que jamais la pitié ne s'emparerait d'elle ! Il n'y avait plus un soupçon de sensibilité humaine chez Bella, ou bien elle était très bien dissimulée derrière un masque sombre de méchanceté et de sadisme ! Sanders l'avait-il compris ? En tout les cas il regrettait sûrement de l'avoir frappé !

La pièce sentait la chair brûlée à présent. La plaie fumait sur le torse du jeune homme. L'odeur emplissait l'endroit comme elle leur opressait l'odorat. Ce n'était pas agréable certes, mais nécéssaire ! Il devait comprendre que s'il n'y mettait pas du sien, il allait en payer le prix ! Et il en avait d'ailleurs payé le prix et à présent il sentait l'odeur de son erreur, la douleur de sa sotise ! Se rendait-il compte à présent ? Qu'il n'était qu'une loque humaine, mortelle et vulnérable comme ses stupides amis ? Si ce n'était le cas, Bella avait de quoi le lui rappeler. L'être humain n'était rien finalement, rien d'autre qu'un objet dans les mains du destin ou des Dieux, si Dieux il y avait. Personne n'échappait ni à la douleur ni à la mort ! La torture était une excellente méthode pour ramener un être humain devant la dure réalité de sa condition ! Sanders n'était rien d'autre qu'une victime et rien de plus. La mangemort tenait son destin, sa vie entre ses mains, il n'était plus seul, il n'était plus libre, il lui appartenait au moins pendant la durée de la séance, l'entaille en forme de serpent et la brûlure le prouvait. Bella l'avait fait sien et jamais il n'oublierait ! Elle espérait que chaque foi qu'il poserait son regard sur sa blessure il se rappelerait l'odeur nauséabonde de sa chaire carbonisée, la douleur d'un poignard sous la peau, l'horreur d'une brûlure ! Oui c'était bien le but de cette marque et de cette torture : le marquer à vie physiquement et aussi mentalement. Il était étrange de voir les réactions d'un être humain après une torture, ou même pendant. Bellatrix était surprise à chaque fois de voir que tous n'avaient pas la même façon de percevoir les choses. Certains étaient beaucoup plus résistants que d'autres, elle devait reconnaître que dans ce domaine Sanders se débrouillait plutôt pas trop mal ce qui allait en faire un mangemort utile, car de la résistance à la douleur il en fallait pour encaisser les doloris du maître ! Mais il avait déjà eu l'occasion d'expérimenté ses effets, le père des Dolohov n'avait jamais été tendre surtout avec le plus jeune, le plus rebel, le plus impur. Si cela avait été Bellatrix elle l'aurait tué dès le début ! Mais il était trop tard. A présent, le jeune homme était brisé, son visage refletait la douleur et le dégoût. Il se laissait pendre après ses chaînes, l'air abattu. Ah il ne s'attendait sûrement pas à endurer pareille douleur, oh il s'en doutait peut-être, amais tant qu'on ne l'avait pas vécu on ne pouvait pas savoir ce que cela était. Cela la mangemort le savait. Elle avait retiré ses lèvres de celles de Sanders afin de le laisser respiré après ce baiser empli de sang et de douleur.

-" Je croyais que... que je ne méritais... même pas... que tu me touches. Tu... tu as apprécié ?"

Apprécier ? Apprécier quoi ? La sensation de ses lèvres impures sur les siennes ? Non, cela elle avait détestée ! Ce qu'elle avait aimé par contre, c'était d'avoir senti le désespoir, la peur et la douleur dans ce hurlement qu'elle avait étouffé ! Comme un vampire buvant le sang de sa victime, elle avait aspiré la détresse du jeune homme ! C'était bon et en même si répugnant. Alors non, elle n'avait pas aimé l'embrasser lui ! Mais elle avait aimé embrasser ce qu'elle avait provoqué en lui, tel un artiste choyant son oeuvre ! Mais cela il ne pouvait pas comprendre, il ne comprendrait peut-être jamais ce qu'était l'art de la douleur ! La torture n'était pas toujours une belle chose, non mais l'art ce n'était pas que le "Beau" non, c'était aussi ce qui provoquait des sentiments, des sensations inouïes ! Et c'était en cela que Bellatrix considérait la torture et la douleur comme un art !
Se croyait-il donc aussi attirant que cela ?! Non ! Il n'étaitr pas désagréable à regarder certes mais il restait un traitre ! Ce n'était pas lui qu'elle avait embrassé, touché, mais l'essence de son âme meurtrie ! Bien sûr il ne comprendrait pas, personne n'avait jamais compris de toutes façons. La mangemort se fichait complétement de lui, un jeune homme traite à son sang ne l'interéssait pas ! Non, un seul l'intéressait en ce monde : Lord Voldemort. C'était le seul à pouvoir faire d'elle ce qu'il voulait, elle lui donnerait tout, sa vie même. Ce qu'elle avait fait d'ailleurs. Alors si Sanders pensait qu'elle avait été attiré par son charme irrésistible il se trompait ! Surtout qu'il n'avait rien d'irrésitible. Il ne méritait même pas qu'elle le touche en effet, il devait donc considérer cela comme un grand privilège ! De toutes façons elle se fichait complétement de son avis, il n'était pas ici pour le donner, et elle n'était pas ici pour l'entendre ! Il était ici pour subir, répondre aux questions et se laisser convaincre !

" Si j'ai apprécié ?"
Ricana t-elle ironnique " Laisse moi rire, je n'apprécie jamais les lèvres des sang de bourbes et des traitres à leur sang tels que toi ! Ce n'est pas toi que j'ai voulu embrassé mais ta douleur !"

Il était inutile de lui expliquer il ne comprendrait rien de toutes façons, il devait la prendre pour une folle, beaucoup le faisait. Mais elle s'en fichait. Folle ou pas, elle aimait sa vie comme elle était et elle l'a vivait comme elle l'entendait ! L'opinion des autres elle n'en avait que faire ! Et puis ce n'était que cela : des "opinions" des idées reçues sans aucun arguments réflechis sans aucune preuve concrète. Ils la disaient folle, mais que savaient-ils réellement de la mangemort ? Rien, car personne ne la connaissait vraiment. Personne à part Rodolphus, Rodolphus qu'elle avait aimé. Oui ils s'étaient aimé. Oh ! Elle n'avait pas aimé Rodolphus ne la même manière qu'elle aimait le mâitre, mais cela avait été aussi intense, mais différent il était vrai. Il éavait été la seule presonne à la connaître vraiment et il avait perdu la vie. Alors en effet, Sanders ne pourrait jamais comprendre ce qui animait réellement Bellatrix. Il était trop stupide et trop plein de candeur pour cela ! La preuve elle avait réussi à détruire ses barrières, pas toutes certes, il en restait sûrement à abattre, mais entre ses mains expertes il n'était rien d'autre qu'un objet d'amusement, un jouet, un animal de compagnie et encore Bella traitait mieux ses animaux de compagnie que lui. Le baiser l'avait perturbé hein ? Oui, cela se voyait dans ses yeux. Tant mieux, Bella aimait ainsi semer le doute et l'incompréhension dans l'esprit de ses victimes. La mangemort savait qu'en cet instant il la haïssait comme il haïssait Voldemort et ses idées. Mais même s'il ne les rejoignait pas de son plein grés, il viendrait de force.

-" Je ne dirais rien. Joue autant qu'il te plaira Bellatrix, joue avec moi, je ne céderais pas."

Elle éclata de rire. Il pensait vraiment qu'elle allait jouer avec son corps de cette façon là ? Il se trompait, ce n'était pas vraiment son truc les viols. De plus il était le frère d'Antonin, un gamin qu'elle avait cotoyé avant qu'il ne devienne son prisonnier. Et puis, elle ne le trouvait pas à son goût. Il ne la méritait même pas. Sanders ne céderait pas hein ? Il parlait trop vite, elle allait le détruire, physiquement, c'était presque fait et mentalement. Comment détruire une personne sur le plan psychologique ? Rien de plus simple. La légilimencie. Hélas Bellatrix n'était pas Légilimens, son maître lui avait enseigné mais elle restait meilleure en Occlumencie. Néanmoins il existait d'autres moyens tout aussi efficaces capables de faire revivre un souvenir douloureux. Les mots avaient autant de pouvors que les coups.

"Cela t'a tellement plu que tu voudrais que je recommence ?" Fit-elle un sourire amusé sur le visage. "Mais non je suis désolée pour toi mais tu n'es pas mon type. Je te trouve désagréable à regarder contrairement à ta chère et tendre."

Première blessure, juste une petite lui rappeler le nom de sa femme. Oh, Bella n'avait pas participé à son meurtre, ayant des choses plus interessantes à faire. Elle n'avait pas vu l'utilité d'ailleurs de tuer une personne qui ne représentait aucun danger pour le maître. Elle aurait bien voulu qu'ils la gardent en vie, ainsi il aurait été plus facile de convaincre Sanders. Il aurait accepté à contrecoeur de les aider, les pieds et poings liés par l'enlèvement de son amour. Mais non les autres avaient décidé de la tuer, tant pis.

"Si tu es tant en manque, tu pourras lui demander à ton retour. Ah non c'est vrai j'oubliais, elle est morte avant que tu ne puisses la sauver."

Au fond, Bellatrix savait ce qu'il ressentait. Elle même avait ressenti la même chose à la mort de Rodolphus, mort au combat pour le maître. C'était d'ailleurs Antonin qui était venu lui annoncer la nouvelle. Oui cela déchirait le coeur. Mais elle sentait que Sanders ne s'était pas remis du décès de sa femme. Cela le touchait encore beaucoup trop ! C'était une preuve de sa faiblesse. Le faire se sentir coupable le rendrait vulnérable ! Cela elle le savait pour l'avoir tester sur d'autres. Ils étaient tous pareils, ausssi stupides les uns que les autres.

"Oui c'est de ta faute si elle est morte Sanders" Poursuivit-elle "Si tu ne l'avais pas aimé, jamais tu n'aurais eu à regretter sa mort. Et encore pire, tu n'étais pas là pour la protéger, imagine tout ce qu'elle a pu endurer, t'appelant à l'aide mais sans te voir arriver. Elle est morte seule et par ta faute !"

Son ton s'était fait tendre et mélancolique, contrastant avec la dureté de ses paroles. Oui il souffrait encore de la perte de son épouse. la blessure était là encore ouverte, et Bella était en train d'en empêcher sa cicatrisation, elle l'ouvrait encore même l'appronfondissant la douleur et la peine. Le jeune homme pouvait certres resister à la torture mais il ne pouvait pas ignorer le fait qu'il avait abandonné sa femme enceinte aux mains des mangemorts. Car c'était vrai, il n'était qu'un lâche et un faible !


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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Dim 30 Déc - 13:41



« La prison, cette fleur noire de la société civilisée. »

Je redécouvrais mon corps, nerfs après nerfs. D'abord venait la chair consumée, brûlée, encore crépitante, rougie par l'afflux de sang et la chaleur. Dans cette zone pulsait une douleur discontinue et violente et une odeur désagréablement de chair se dégageait, flottant jusqu'à mon nez pour me rappeler son état. Ce n'était qu'un vaste champ de bataille constitué de bosses et de plaines, cloques et chair à vif, où commençait déjà à suinter un liquide étrange, se mêlant à la sueur. Un champ de bataille déserté par la guerre, détruit, fini. Il n'y avait plus de soldats, que des morts et des agonisants. Ensuite venait mon nez qui ne semblait avoir subis aucun dommage de la bataille passée. Intérieurement pourtant, une fêlure le brisait. Elle ne semblait pas être gênante ou perturbante de prime abord mais le moindre froncement me la rappelait à mon bon souvenir. Cette petite fissure semblait vouloir s'élargir pour former un ravin et tirait de chaque côté de mon nez, provoquant un fourmillant désagréable. On retrouvait aussi mes ongles. Oubliés, perdus au loin, rien ne paraissait pouvoir les placer au premier plan. Certes c'était une douleur sourde en arrière champ, mais elle pulsait avec les autres à l'unisson, créant une mélodie sourde qui ne cessait de me picoter.

Enfin je trouvais paradoxalement en premier plan ma fierté et mon coeur, blessé de ces attaques incessantes, heurté par un ennemi incompréhensible. Il battait fortement, essoufflé et déconcerté de ses blessures. Il se révulsait sous le fantôme du contact des lèvres de la sorcière. Je les sentais encore. Elles avaient laissé comme un goût amer dans la bouche, comme une sensation âcre et mordante sur les lèvres. Et mon coeur hurlait son horreur et son dégoût. Pourtant j'étais sûr qu'il était moindre par rapport au sien. Elle était pour moi un être humain qui m'avait embrassé. Qui étais-je pour elle ? Un traître à son sang, une erreur. Mon sang pur ne trouvait pas grâce à ses yeux. Pur, mais souillé. Pur, mais pollué. Bellatrix trouvait en ma personne un dégoût immense. Je n'étais cependant pas ce qui pouvait la dégoûter le plus. J'étais au moins un sorcier, un sorcier de sang pur, sale, mais pur d'origine. Qu'en était-il des sangs de bourbe ? Il devait lui sembler inhumain ne serait-ce que d'imaginer poser ses lèvres hautaines sur celles d'un né moldu. Je n'osais même pas imaginer ce qu'il en était pour un simple moldu.

Quant à moi, penser à cet amer dégoût ne faisait que renforcer mon envie de me battre. Je ne pouvais pas concevoir que des êtres dénués de pouvoir magique soient considérés comme inférieur voir même inhumain. Cela n'avait aucun fondement sinon l'envie de dominer et de se considérer comme supérieur pour satisfaire un ego surdimensionné. Je me battais contre ceux qui pensaient pouvoir séparer le genre humain pour une hiérarchie rabaissante au profit de quelques "sang pur". Je me battais contre ces êtres qui n'avaient que violence dans les actes pour garder le pouvoir et ne pensaient à régner que pour leur propre bien. La preuve en était : Bellatrix me violentait. Ce n'était que monnaie courante ces temps ci. Elle était dans son bon droit et le savait parfaitement. La torture semblait nécessaire pour évincer les rebelles au gouvernement. Je ne pouvais accepter que la violence soit le premier réflexe. Je ne pouvais accepter que l'horreur soit nécessaire. Je me serais battu également avant que Voldemort vienne au pouvoir car le régime en place n'avait rien de juste, mais cela n'avait plus le même sens à présent. A présent des enfants sont torturés et tués, des femmes enceintes assassinés, des familles entières décimées... L'ardeur n'est pas la même.

Se battre pour que la violence cesse, pour que jamais un enfant ne soit fouetté ou victime de l'endoloris à cause d'idées malsaines, pour que jamais une femme soit tuée avec son enfant en son sein parce qu'elle est une sang de bourbe, pour que des dizaines de personnes ne soient pas esclaves pour la pureté... Se battre. Ici, là, maintenant, ça n'avait pas plus d'importance que dehors, mais il me semblait que, au lieu d'être plus lointaine, la réalité du combat m'apparaissait comme plus proche. La contrepartie n'était autre que je n'en souffrais que plus. Je souffrais pour la cause, prenant l'allure déplaisante d'un martyr. Je refusais d'être un martyr. Je refusais de mourir. Il fallait que je gagne et rien de plus. Mourir n'était pas une option envisageable. Je n'avais pas le droit d'abandonner et la mort me semblait pareille à une fuite. Bellatrix essayait par la souffrance de me changer. Elle m'insufflait l'envie de trépasser mais je n'avais pas le droit d'y céder. Je me devais de résister et plus qu'un devoir cela me semblait la seule chose à faire. Je finirais peut être fou, seul dans ma prison, le temps rythmé par des spasmes douloureux, vieux réflexe des tortures subies, alors qu'on m'oublierais, qu'on me laissait pourrir. Peu enviable comme sort. Et ici, là, maintenant, malgré l'horrible souffrance qui parcourait mon corps, je réfléchissais à comment sortir de ce mauvais pas. Malheureusement rien ne venait.

-" Si j'ai apprécié ? Laisse moi rire, je n'apprécie jamais les lèvres des sangs de bourbes et des traîtres à leur sang tels que toi ! Ce n'est pas toi que j'ai voulu embrasser mais ta douleur !"

Le ricanement sombre qui avait soutenue ses paroles me fit froid dans le dos. Qui étais-tu Bellatrix pour oublier l'homme au profit de la souffrance ? Comment peut-on se défaire de la répulsion que l'on éprouve pour un être pour embrasser sa douleur ? Je comprenais parfaitement ce qu'elle voulait dire par là et cela ne faisait que renforcer le vice que je sentais en elle. Les sentiments qu'elle éprouvait s'imposaient de temps en temps à moi et ils me semblaient si différents des miens... Nous étions si différents. Une compassion immense vint élire domicile dans mon coeur. Je ne pouvais m'empêcher d'en ressentir pour elle bien qu'elle ne l'aurait pas accepté. Qu'avait-elle réellement vécu pour en arriver là ? Comment pouvais-je éprouver tant de compassion pour elle ? Elle qui me torture, elle qui en fait souffrir tant d'autre et qui se délecte de cela. Cette pitié était incompréhensible pour elle autant que l'était pour moi ses sentiments.

-" Qui de nous deux est réellement le plus pathétique ? Celui qui souffre ou celui qui a besoin que l'autre souffre pour se sentir vivant ?"

C'était une réelle question et pour moi la réponse était évidente. Elle avait besoin de l'horreur et de la douleur, de la souffrance et des cris d'un être pour provoquer du plaisir en elle. Quelle triste existence. Mais je jugeais avec mon opinion et la sienne différait du tout au tout. Qui avait vraiment raison ? J'osais espérer que c'était bien moi, sinon je n'avais plus de raison de me battre.

-" Cela t'as tellement plu que tu voudrais que je recommence ? Mais non je suis désolée pour toi mais tu n'es pas mon type. Je te trouve désagréable à regarder contrairement à ta chère et tendre."

Je ne réagis pas à l'ironie de sa phrase, seulement à la fin. Rose. Je détournais le regard. Il ne fallait pas qu'elle parle de Rose, surtout pas. Mais elle continua et sa voix s'insinua en moi comme un poison. Elle était morte. Oui. Je serrais les dents. La réalité n'était que trop dur certaines fois. Pourquoi elle ? Pourquoi... Tant de né moldu ne sont pas mort. Au fond de moi je savais pertinemment pourquoi.

-" Oui c'est de ta faute si elle est morte Sanders. "Si tu ne l'avais pas aimé, jamais tu n'aurais eu à regretter sa mort. Et encore pire, tu n'étais pas là pour la protéger, imagine tout ce qu'elle a pu endurer, t'appelant à l'aide mais sans te voir arriver. Elle est morte seule et par ta faute !"

J'eu un hoquet de douleur. Je ne voulais qu'une chose : qu'elle se taise. Je fermais les yeux, pensant ne plus l'entendre, mais c'était stupide ! On n'entend pas par les yeux. Je revoyais son visage, hurlant à l'agonie, son visage si doux pourtant. Je n'étais pas là quand ils l'ont trouvé, quand ils me l'ont volé. Oh Rose... La réponse à ma question était évidente. Pourquoi elle ? Tout simplement parce que je l'avais aimé, parce que je l'avais mise enceinte. Antonin l'aurait laissé tranquille autrement, l'aurait laissé devenir une travailleuse moldue. Elle n'aurait été qu'un nom sur une liste. Mais voilà, elle était ma Rose et cela l'a perdu. Lorsque je rouvris les yeux, une larme perla, nouvelle née dans ce monde de fureur, glissant sur ma joue comme une perle, brillante et mourante, s'élançant dans un dernier saut vers le sol.

-"Non..."

Pitoyable rétorque d'un être déjà persuadé du contraire. Si je ne l'avais pas aimé... Si j'avais été là... Le pire c'est que je ne me souviens même pas comment ça s'est passé. Je crois qu'elle était allé faire des courses sur le chemin de traverse. Elle devait se cacher, elle n'a pas dû le faire assez bien. Nous vivions caché depuis la monté au pouvoir de Voldemort, quelqu'un devait attendre sagement que nous sortions de notre cachette. Mais ce n'est pas moi qui l'ai tué. Ceux qui l'ont fait, ce sont des monstres. Je cherchais quelque chose à répondre mais rien ne me venais. Est-ce qu'elle souffrait comme moi, de savoir que Rodolphus n'était plus ?

-" Je n'ai pas pu être là pour Rose comme tu n'as pas pu être là pour Rodolphus."

Bien piètre défense qui de plus créait un lien insupportable entre nous. Elle pouvait attaquer avec Rose, elle était sûre de faire mouche, de me blesser, mais Rose est aussi une force alors elle ne fera que m'en redonner. La blessure ne guérirait peut être jamais je n'en savais rien, mais elle m'apportait du courage pour continuer à me battre.
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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Sam 2 Fév - 20:40

Bellatrix avait l'habitude d'avoir des membres du Phoenix sous la main. Bon cela faisait un petit moment qu'elle n'en avait pas eu et il était vrai qu'elle commençait à se lasser des prisonniers. Elle voyait pratiquement toujours les mêmes et cela devenait ennuyeux à la longue. Alors quand Antonin lui avait proposé de torturer Sanders, elle n'avait pas hésité. Peut-être avait-il cru que c'était parce qu'elle l'appréciait ? Non, Antonin savait que sa soif de torture était sans fond, c'était sans doute pour ça que, lorsqu'il y avait des personnes à torturer elle était une des premières à qui l'on s'adressait. Forcément, sinon elle le prenait plutôt mal. Elle avait été donc heureuse d'avoir Sanders sous la main. Bien sûr ce n'était qu'un passe temps pour elle, il n'était rien de plus qu'un objet, qu'un jouet... et encore il lui semblait qu'elle avait traité ses jouets un peu mieux que cela. Bella était quelqu'un de soigné et d'ordonné, malgré ce que certains pouvaient penser.

Il était vrai que ce côté ordonné contrastait un peu avec cette douce folie qui accompagnait chacun de ses mouvements. Folie ? La mangemort elle-même ne savait pas vraiment ce qui l'animait, non elle n'était pas vraiment folle, il s'agissait plutôt d'impulsivité. Oui elle cédait à chacune de ses passions sans contrôle. On ne pouvait pas l'appeller folle, car elle était saine d'esprit, intelligente... elle savait faire preuve de sérénité.... parfois. Ce n'était pas sa folie qui faisait de Bellatrix une folle, c'était sa tendance à céder à ses pulsions qui faisait qu'on la nommait ainsi. Mais, en réalité, Bella s'en fichait éperduement, l'avis des autres lui importait peu, seul celui de son maître comptait réellement pour elle. Le reste restait insignifiant. Ce que Sanders pouvait penser d'elle ne l'atteignait pas, car elle même n'avait pas une très haute opinion de lui... elle savait que c'était réciproque de toutes façons. Il n'était rien, plus la séance avançait et plus elle se rendait compte qu'il était encore trop faible pour devenir un mangemort en tous les cas. La mangemort ne désespérait pas encore de le voir avouer quelques informations capitales, mais pour ce qui était de le faire passer de leur côté, elle avait des doutes. Il n'était pas fait pour être mangemort, pas pour le moment du moins. Trop faible et manipulable, pas assez fidèle au crédo des sangs purs. Il n'était encore qu'une vermine. Si a la rigueur il acceptait de devenir mangemort, il deviendrait une vermine parmi les êtres supérieurs, ce qui serait déjà une nette amélioration de sa condition.

Mais, pour le moment son avenir était loin d'être tout tracé, en effet il se trouvait à Askaban, dans une cellule, entièrement soumis au moindre désir de la mangemort. Cela la faisait jubiler, elle aimait sentir ses victimes, perdues, oubliées de tous, à sa merci ! Elle se demandait parfois ce qu'elles pouvaient ressentir. Avaient-elle peur ? Oui, cela Bellatrix le sentait, la peur était l'un des sentiments les plus visibles sur le visage humain, il était étrange d'observer que chacunes des personnes qu'elle avait torturées ne laissaient pas leur peur transparaître de la même façon, pour certains c'était juste un frisson, un frémissement car il tentait de dissimuler cet état de faiblesse. Pour d'autres c'était plus flagrant, des tremblements, des pleurs hystériques... des cris parfois... non les cris c'était surtout pour la douleur qu'ils ressentaient. Ils devaient se sentir également abandonné par le monde exterieur, comme devait se sentir Sandres en ce moment même. Seul face à l'adversité, personne n'était venu le chercher, il était encore là. De toutes façons il fallait être fou pour croire qu'on pouvait s'évader aussi facilement d'Askaban. Sirius Black avait réussi certes, mais c'était l'époque où ces idiots du ministère avait fait surveiller la prison, un système de sécurité beaucoup moins efficace que celui qu'elle avait mis en place. Il n'y avait pas que des détraqueurs, mais également toutes sortes de créatures qui rôdaient dans les couloirs de la prison. Certaines dont Sanders ne connaisait sûrement pas la présence. Des créatures que Bellatrix se gardait bien d'approcher, il était dangereux de vexer un animal qui faisait trois mètres de plus que vous et elle ne comptait pas prendre ce risque. C'était à ses sbires de s'en occuper et non à elle.

En bref, il était quasiment impossible de s'évader seul d'Askaban. Et si ses amis de l'Ordre avaient compté venir le chercher, ils l'auraient déjà fait. Sanders devait se sentir abandonné... elle eut un sourire satisfait en y pensant. L'amitié tu parles ! Ce n'était qu'un sentiment faux. En réalité, le monde était peuplé d'être égoïste, on ne pouvait survivre si on ne l'était pas un minimum. Toujours penser aux autres, tout cela n'était que balivernes ! Trop bon trop con comme on disait. Oui, c'était ce qui avait tué Dumbledore, la confiance l'avait rendu aveugle et Potter était mort car il avait voulu se sacrifier pour ses amis. Cela avait été stupide, mais en même temps pas surprenant. Potter n'avait jamais été quelqu'un de très intelligent. Au fond, il n'avait été qu'un gosse bercer par les illusions de Dumbledore et rien de plus ! Le pauvre quelle déception cela avait dû être pour lui, lorsqu'il s'était rendu compte que sa quête était vaine, vouée à l'échec. Peut-être d'ailleurs ne s'en était-il jamais rendu compte... possible. De toutes façons il était mort à présent, c'était fini. On ne pouvait plus lui poser la question. Les membres de l'Ordre n'étaient rien au fond. La preuve, ils défendaient ce si grand pouvoir que Dumbledore nommait l'amour, mais ils ne venaient même pas en aide à l'un de leur camarade ! Sanders était fichu, condamner à mourir ici dans les pires souffrances, ou bien à rejoindre les rangs du Seigneur des Ténèbres. Il n'avait pas tellement le choix. Sans choix, il n'y avait pas de liberté... Ses amis le laissaient donc prisonnier de sa situation.

Situation guère agréable. Il n'avait cessé de résister jusqu'alors, la traitant même de Pathétique, elle n'avait pas réagit, elle se fichiat royalement de ce qu'il pouvait penser d'elle, après tou il n'était rien, personne pour se permettre de juger la mangemort et pour que son avis atteigne son amour propre. Bellatrix ne l'avait pas attendu pour vivre ! Non c'était lui qui restait pathétique, même s'il affirmait le contraire ! Il avait peut-être tenté de résister au début, mais à présent elle avait trouvé son point faible, elle avait vu son regard se remplir de tristesse lorsqu'elle avait mentionné sa femme. Oh! que cela avait été jubilatoire. Elle le voyait dépérir à chaque pensée qui pouvait traverser son esprit. Qu'imaginait-il ? Bella aurait aimé être légilimens, pour pouvoir voir ses peurs les plus secrètes, ses tristesses, ses peines et ses douleurs. Malheureusement elle n'avait jamais eut l'occasion d'apprendre la légilimencie, elle était déjà bon occlumens. Elle était obligé, si elle se faisait prendre par les ennemis du maître, ce qui n'arriverait jamais, elle en savait beaucoup trop, elle devait donc savoir fermer son esprit.... et la mangemort était douée pour cela. Mais hélas, elle n'était psa légilimens. Enfin, elle n'avait pas forcément besoin de l'être pour deviner les sentiments que le jeune homme pouvait ressentir à présent. Oui, elle avait semer le doute dans son esprit, il se sentait coupable au fond. Il fermait les yeux, souhaitant sûrement oublier ce qu'il venait d'entendre.

Mais il savait au fond que Bellatrix avait raison. Elle était morte pour le simple fait que Sanders l'avait aimé. Si le jeune homme s'était contenté d'obéïr aux principes des sangs purs et avait épousé une autre femme, sorcière.... elle ne serait sûrement pas morte. Bellatrix avait en effet touché un point sensible, mais parce que c'était vrai, elle avait raison ! De plus il n'avait même pas été présent lorsque tout cela était arrivé, il n'était rien, il n'était qu'un moins que rien incapable même de protéger sa famille.

-"Non..."

Ce fut la seule chose qu'il put lui rétorquer. Elle éclata de rire. Un rire froid moqueur, sans aucun sentiment ni compassion. Pourquoi d'ailleurs devait-elle en éprouver !? Il ne méritait pas qu'elle le dorlote, il était un ennemi, un membre de l'Ordre du Phénix.... Bella le haïssait ! Qu'il était drôle de le voir ainsi démuni... il n'avait même plus assez de vocabulaire pour exprimer sa fureur, c'était.... mignon. Elle sourit narquoise, Sanders était perdu, il ne ferait jamais un bon mangemort, jamais le maître n'accepterait jamais une telle vermine dans ses rangs... quoique... il avait bien accepté Pettigrow. Mais, peut-être que Sanders valait encore moins que ce rat ! Oui elle en était certaine ! Sanders ne valait rien à ses yeux et à ceux du seigneur des ténèbres encore moins ! Si le maître le gardait en vie, c'était uniquement pour pouvoir lui sous tirer des informations concernant l'Ordre du Phénix. D'ailleurs vu la répartie qu'il avait à présent il étair clair qu'il était presque prêt à lui donner toutes les informations que Bella désirait.

"Oh quelle réplique !" Ricana t-elle sur un ton chargé d'ironnie "Je me sens insultée mais à un point inimaginable. On peut dire que tu as le sens de la répartie"

Savait-il en ce moment qu'il était pathétiques ? Elle l'avait détruit, il était mort, il n'était plus qu'un corps fait de chair et de sang, sans âme. Bella savait qu'elle avait touché un point très sensible, la preuve il semblait tellement abattu que s'en était presque drôle. Souffir autant pour si peu, pffff l'amour n'était qu'une faiblesse. Enfin tout du moins cet amour là : tellement niais ! Non ce qu'elle préférait elle, c'était l'amour passionel, corporel même on pourait dire, celui qui faisait ressortir, la violence et la haine ! Celui là même qu'elle ressentait pour Rodolphus ou bien pour Lord Voldemort... Mais aimait-elle vraiment le Seigneur des Ténèbres ? Elle n'avait jamais réussi à définir les sentiments qui l'envahissaient lorsqu'elle se trouvait en sa présence, non, c'était indéfinissable : un mélange d'admiration maladive, de bonheur et d'envie de violence. Oui c'était cette violence intérieure qui donnait à Bellatrix sa force, force de se battre lorsqu'elle avait été enfermée à Askaban. L'amour n'en était pas une. Cela était faux, une idée que Dumbledore avait insufler à Potter, mais qui au final l'avait mené à la mort, les avait menés à la mort tout deux. Mais peut-être était-ce l'amour qui faisait relever la tête de Sanders, comme s'il reprenait contenance... dans ce cas il allait mourir sous peu, si on suivait la logique des choses. Elle eut envie de rire, mais se retint, attendant d'abord ce qu'il allait lui dire.

-" Je n'ai pas pu être là pour Rose comme tu n'as pas pu être là pour Rodolphus."

Ce n'était que des mots, de simples petites syllabes collées les unes aux autres et pourtant cela lui fit mal. De plus elle n'avait rien à se reprocher quant à la mort de son mari, après tout il était bien capable de se défendre tout seul. Mais le fait d'entendre cette phrase dans la bouche de Sanders la troubla énormément. Le regard de Bellatrix s'était assombri. Il ne savait pas de quoi il parlait ! Rodolphus était mort pour la gloire du maître rien de plus, il avait peri au combat, s'était battu vaillament ! Tout cela était vrai, alors pourquoi la déclaration du jeune homme la touchait-elle autant, cela la mettait en rage, elle serrait tellement les dents que celles-ci grinçaient. Alors ne pouvant la contenir, sa folie prit le dessus, consummant son être et sa raison en une fraction de seconde, son regard ne s'était jamais fait aussi fou, aussi sombre et aussi désespéré. Son bras se leva tout seul, elle semblait ne pouvoir le retenir, comme dans un rêve, elle sentit ses lèvres bouger pour crier le sortilège qu'elle connaissait maintenant par coeur. Son sortilège de prédilection celui qu'elle prononçait à chaque fois, dans ses mêmes situations où la folie, bête immonde cachée dans son âme, prenait possession de son corps, Bella se laissait faire, ou bien voulait se laisser faire, après tout Sanders le méritait. Le sortilège Doloris l'atteignit presque immédiatement, mais la mangemort avait l'impression que tout tournait au ralenti. Il se tortillait de douleur.

C'était iréel, comme si elle voyait tout cela dans les yeux de quelqu'un d'autre et elle ressentait pourtant un tel sentiment de bonheur qu'elle n'aurait stopper cela pour rien au monde. A ce moment là elle était prête à le rendre fou tout comme elle avait rendu fou Franck et Alice Longdubat. Mais la raison prit le dessus, si elle le faisait, il serait incapable de leur fournir la moindre information sur l'Ordre. Ce n'était pas l'envie qui manquait, mais elle ne voulait pas s'attirer les foudres du maître. A contrecoeur, et reprenant un peu de bon sens elle rompit le sortilège de torture. Elle avait mùanqué d'imagination, mais le sortilège doloris infligeait autant de douleur qu'une torture de moldus.
Bellatrix reprit son souffle, seul son regard, où brillait encore un peu un soupçon de folie, trahgissait son précédent moment d'égarement.

"J'espère que ça t'as plus" Fit-elle en chuchotant presque "Parce que, tu va devoir t'y habituer, je ne compte pas te laisser t'en tirer aussi facilement... et sache que Rodolphus est mort avec honneur et dignité contrairement à ta petite chérie qui, elle, est morte, humiliée et souillée !"
Bellatrix avait eu un moment de faiblesse, mais à présent, elle regardait Sanders avec un mépris et un dégoût évident, comment osait-il la comparer à lui, comparer Rodolphus à sa petite moldue, au sang impur ! Mais elle n'était plus furieuse, non à présent elle savait que quoiqu'il dise, elle serait toujours en position de force par rapport à lui.



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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix Mer 10 Avr - 8:45

I- Avertissement
Mais que vois-je juste ici? Un sujet délaissé et abandonné par ses créateurs... Oh mais quelle tristesse ! Peut-être est-il terminé? Si oui, ce n'est pas grave... Mais peut-être aussi a-t-il été oublié? La distraction cela arrive... Mais peut-être est-il abandonné et là ça devient vraiment triste ! Quoiqu'il en soit, nous laissons une semaine afin d'obtenir une réponse. Passé ce délai, le sujet sera malheureusement envoyer à la corbeille... Bien sûr, nous pouvons comprendre qu'une semaine pour répondre, ce soit court alors pas de panique, un simple mp au staff et un délai supplémentaire sera consenti. Mpotter alors directement Juliette ou Matthew, pas le compte de Beedle ;)


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MessageSujet: Re: « La torture interroge, et la douleur répond. » | Sanders & Bellatrix

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